Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Qui pleura amèrement sur les décombres d'un amour (qui ?) comme d'autres s'extasient sur les débris d'un homard sur une assiette ?
Un peu de terre et d'eau de pluie suffirait-il à entretenir ce souffle de vie en nos entrailles mises à nu pour la circonstance ?
Ruisselet d'or sous des paupières
embrasement chimérique oh
fusion de nos vies de nos corps !
Quels sont ces liens ? ces liens...
Décrire ce chat (ses rêves son poil) sur le rebord de la fenêtre
et crever d'un coup de sang ou de blues à l'intérieur d'une citerne à mazout qui suinte comme un anus de femme après les toutes premières contractions.
Mais toute cette emphase finit par donner la nausée !
Décrire ce dénuement secret (à peine pressenti)
ce dédoublement de tout l'être au fond d'un puits ou sur une pente escarpée (et sans doute aussi ce panier de cerises...)
Décrire ces liens... ces liens...
Mais qui hurla sur la colline quand le train des oiseaux siffla dans la brume à midi moins le quart (oh qui
donna à boire à la Samaritaine) ?
Décrire aussi ces lieux (ces riens) ces saisons
ces pierres entre lesquelles tressaute la baguette du sourcier
ces constellations intérieures (au diable tous vos téléscopes !)
et brûler ses dernières cartouches en dansant sur le ventre des vivants et des morts
(des morts surtout)
Et des vivants.
Ainsi soit-il.
Vital Bender
Publié par libou à 18:03:03 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) | Permaliens
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