Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Un ciel doué de raison
à l'intérieur de nos ventres qui chantaient comme des gargouilles.
Il pleut dans mon estomac et mon foie foule le feu des mers du sud.
Chant de nos corps bateaux corsaires dérivant sur des dunes de crêpe et de mousse à raser.
L'haleine des morts gonfle nos voiles.
Ce peu de souffle qu'il nous reste - à demain ! - mais nous sommes encore en rade.
Voici l'heure des croissants chauds et des champignons apprêtés pour un festin sans pareil
et des poissons frits dans de la graisse de femme - vierge de préférence - mais nous n'avons pas encore levé l'ancre !
Un ciel rouge comme tes glaires mon amour - ou comme du blanc d'oeuf - et transpirant dans la toute première stimulation de ton cri quand tu rebondissais comme une balle folle de ton lit de mort au plafond (repeint pour la circonstance.)
Oh ce ciel insolent qui dansait
cette toile trouée d'une simple secousse nerveuse !
Et la révélation de tout un chaos d'os stagnants et de mandibules dressées !!!
Vital Bender
Publié par libou à 13:45:20 dans Demain avant de naître | Commentaires (0) | Permaliens
Si j'étais un homme d'église je dirais : Apprendre à lâcher prise mon cher René... apprendre à lâcher prise.
Mais les hommes d'église sont des cons
A force de dire ce genre de conneries
Eux qui n'ont jamais baisé une fille
Alors je ne le dis pas.
Si j'étais un psy je dirais : Vous souffrez d'un crise post-trentaine typique, l'envie de purifier vos rapports relationnels, votre vie, votre rapport au bien-être. Les signes d'un vieillissement que vous commencez à sentir et qui vous devient difficile.
Mais les psys sont des cons
Eux qui n'ont jamais baisé une fille... sans y penser
Alors je ne le dis pas.
Et enfin, si j'étais un ami je dirais : Mais René-Claude mon ami, ne te fais pas de bile, des filles pour nous, il y en a plein, on finit quand même par tout oublier tu sais... Et puis elle ne devait pas te convenir, sinon ça se serait passé autrement... Arrête de chialer maintenant et viens, je te paie une bière au bord du lac...
Mais les amis sont des bons
Eux qui n'ont jamais baisé un homme
Alors je le dis.
Publié par libou à 23:52:55 dans cot-cot-idien | Commentaires (2) | Permaliens
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