Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Soi-disant qu'enfant le monde n'est que pour toi. Les arbres, les oiseaux, les voitures, les gens sont créés par et pour toi. Tout ce qui existe autour de soi n'est conçu que pour intervenir dans ta vie. Tout est à ton service. Hors de ta présence, tout s'arrête. Attendant l'instant béni où tel le magicien tu rendrais à leur existence, d'un coup de baguette, le décor et les personnages de ton existence.
Géniale intuition tout droit emportée de l'au-delà ? Naïveté égocentrique ?
Il paraîtrait que nous ne soyons conscients que d'une goutte de l'océan de stimulants dans lequel nous baignons. Dans ce sens il serait bien vrai que nous sommes les créateurs de nos vies. Non en en animant les ingrédients mais selon ceux sur lesquels se fixe notre attention.
Quoi qu'il en soit il doit me rester des vestiges de cette lointaine époque. La vie réelle peut encore à l'âge adulte laisser planer dans les arcanes de notre inconscient l'illusion d'être maître de tous les destins. Les rencontres physiques s'inscrivent dans le présent et s'y développent de la rencontre à la séparation. Bien sûr on se raconte nos vies et nos expériences mais elles ne sont pas réelles. Elles peuvent presque entrer dans la fable de notre imaginaire.
Tandis que ma réinscription dans l'espace virtuel est, elle, sans appel. Car si la lecture des blogs amis est soumise au présent, leurs écrits ne lui appartiennent pas. Ils sont issus de l'obscur étranger indépendant. Ils sont le tangible de la continuité des existences.
La jalousie serait-elle la difficile acceptation de ce délicat constat ? De même que la xénophobie ? Le xénophobe est-il jaloux ?
N'étant ni l'un ni l'autre je serais en peine de répondre. Mais si je ne suis pas jaloux n'est-ce pas parce que je me convaincs de penser qu'hors de ma présence l'existence de l'être aimé se confine dans l'attente de mon retour ? Où de ma baguette magique...
Publié par libou à 15:10:39 dans cot-cot-idien | Commentaires (6) | Permaliens
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