Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
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Comment faire pour ne pas péter un câble grave quand après tournicotage de phrases, embriquage multiple de formules plus ou moins heureuse, tout le résultat d'un travail à deux doigts de la gratification se trouve balancé dans les oubliettes de mes circuits imprimés ? Un petit coup de touche traîtresse et plus rien que le rien.
On a beau rechercher ces formules plus ou moins heureuses, elles n'ont plus la couleur de l'instantané. Elles n'ont que la brûlure de la rage qu'on maîtrise tant bien que mal, la sueur au front sous des extérieurs calmes. Comment faire ? Se dire que l'écriture prévaut sur la diffusion. Que si les mots ne deviennent pas partage ils furent découverte. Ou que même cette si violente frustration est aussi découverte de soi. Et peut-être davantage que l'amphigourique des mots.
Alors quelle est cette découverte ? Cette petite avancée vers son centre ? Cette rencontre avec ce petit enfant qui n'a pas eu sa sucette tout de suite et qui de dépit se roulerait bien par terre au milieu de ses propres larmes ? Cette rencontre avec ce morveux qui n'a pas reçu l'encouragement qu'il attendait de sa maman, de son prof, de sa nana, de ce n'importe quel autre à l'extérieur ? Cette rencontre avec ce gamin qui au sommet de sa crise remarque que tout autour le monde n'a pas changé pour autant ? Cette rencontre avec ce grand con qui du coup regarde autour de lui en respirant un grand coup : "Tant pis pour le temps puisque finalement jusqu'à là il était quand même chouette. Tant pis pour les mots, ce ne sont pas les pièces d'un trésor et portent par cet incident la preuve de leur volatilité. Tant pis pour ce monde qui n'aura pas changé pour autant. Tant mieux pour l'air que tu vas prendre. Tant mieux pour ce texte que tu recommenceras plus tard. Ce soir. Un autre jour."
Publié par libou à 17:01:43 dans cot-cot-idien | Commentaires (12) | Permaliens
17-05-2007 16:50
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13-05-2007 22:46
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