Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)
C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."
Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.
Que serais-je sans vous ?
Depuis le 08-03-2007 :
119156 visiteurs
Depuis le début du mois :
6338 visiteurs
Billets :
185 billets
<< Pffff | Face sud | Face nord >>
Vendredi. Errance dans les allées aux murs de papier du salon du livre de Genève. Auteurs, titres, volumes, quatrièmes de couverture... jusqu'à la nausée.
Gens en piquets de slalom. Gosses en slalomeurs fous.
Vendredi. Jambes déjà en bâtons de ski, yeux au brouillard quand le bleu glace de l'enfant bleu de Bauchau m'attire dans la béance de sa crevasse. Je le regarde sans le toucher ce dernier livre reçu en guise d'épitaphe amoureuse. L'inévitable visage le l'être aimé dans les brumes de la mémoire et les boyaux stalagmites. "Eh bien c'est pas demain la veille que pourrai lire ce bouquin..." Que me dis. M'extrais tant bien que mal à coups de piolets d'une hypothermie annoncée, quand de derrière cette étagère aux prises rares, et comme sorti du livre lui-même : le visage de l'être aimé. En vrai, l'haleine chaude des oasis au bout du sourire et le petit tonneau des remonte-coeurs autour du cou.
Hallucination réelle. Stupeur de l'archéologue qui aurait découvert Otzi. Articulations en flocons de neige. Et en même temps l'espoir de ces sommets enneigés loin de tout. Loin surtout de cet endroit aux métaphores alpines mais sans eau.
Vendredi. Avalanche de poudreuse de plein fouet jusqu'au fond des narines. Jusqu'au cerveau. Jusqu'aux ventricules.
Mains qui se serrent. Yeux-yeux. Proche-loin au dedans. Puis au dehors ces sentiers qu'il faut continuer d'arpenter mais séparés désormais.
Vendredi. Rendu à moi-même. Le coeur trop gros pour ma poitrine... et Richard Desjardins en amplitude.
Publié par libou à 13:20:10 dans cot-cot-idien | Commentaires (12) | Permaliens
09-05-2007 16:22
De libou
Sujet:
bleu clair Url: [Liens]
09-05-2007 01:10
De libou
Sujet:
Ben... Url: [Liens]
Commentaires