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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)

C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."

Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.

Que serais-je sans vous ?


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Allez savoir | 27 mars 2007

Y a des fois où on se sent tout vide. Où qu'on n'est pas heureux ni malheureux comme qui dirait Arno. Où qu'on est là parce que ma foi on est vivant de corps et que par la force de l'être au monde il faut bien qu'on soit quelque part et qu'après tout c'est pas pire qu'ailleurs. C'est même mieux qu'on se dit. Puisque cet ailleurs on n'a même pas la force de s'l'imaginer. Puisque dans le ventre à l'intérieur on a faim que de ce qu'on ne peut avaler. Qu'on a putain de la chance caca crotte bique chier merde. Qu'on se dit.

Y a des fois où on se demande où que c'est passé tout ce qui fait qu'on est là. Et on regarde ses mains avec toutes ces lignes qui courent dans tous les sens et qui se croisent tout plein tout le temps. Et ça fait sourire une main avec ses doigts au bout. Ca bouge quand on veut comme on veut. Et on se redit que c'est trop dingue d'avoir une veine pareille. Tudieu. Des doigts des mains des lignes une veine. C'est trop de la balle. Qu'on se dit.

Y a des fois où on se dit qu'on a plein de demains et que c'est trop le délire d'avoir tant de demains. D'en avoir plein les poches à sortir comme ça dans un sourire une grimace un désir. De dire youhou la vie regarde-moi tous ces demains à ne plus savoir qu'enfer et de partir sur la route des happy end prêt à exploser de toutes ces larmes qui nous noient de l'intérieur. Avec un soleil couchant. Au bout. Et c'est beau. Qu'on se dit.

Et pourtant on reste. Debout.

Publié par libou à 00:42:12 dans cot-cot-idien | Commentaires (2) |