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Présentation

Il est temps de changer ma présentation. (Pour ceux qui ne connaissaient pas la précédente c'est con ; elle était vraiment bien.)

C'est pas mal comme intro ça. Recyclable à l'infini. Et qui du coup me permet de me mettre dans la poche autant les écolos que les conservateurs. De plus ça laisse aux nouveaux venus un impalpable regret ; un douloureux sentiment, celui d'être né trop tard, ou pas vraiment au bon endroit, d'avoir manqué quelque chose ; et évidemment d'essentiel. Le truc qui fidélise son lecteur quoi : "J'ai loupé mon passé je réussirai mon avenir. Et c'est grace à cet homme que ça va se faire. Je le sens, je le sais."

Cela dit vous avez raison ! Je le pense en toute réciprocité.

Que serais-je sans vous ?


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C'est ça les amis... | 19 mars 2007

C'est quand un ami nous le dit qu'on prend conscience de toute l'étendue de son désarroi émotionnel. Soi-même on a beau se convaincre que vu les circonstances ça va plutôt bien, qu'on gère pas trop mal le boxon généralisé de sa propre existence... Mais quand un ami nous dit : "Ouais... et bien toi tu vas pas bien..." Et qu'on se le prend dans la gueule après faramineux efforts pour pas être trop plombant, pour participer à toutes les discussions. Pour être là quoi ! - Et c'est déjà pas mal quand d'une manière globale on ne sait plus où on tape. - Eh bien là, je peux vous dire que d'un coup d'un seul le maigre bouchon qu'on tentait de maintenir tant bien que mal à sa place prend l'eau de tous côtés. 

Eh ouais. Il a raison. Ils ont souvent raison les copains d'ailleurs. Le petit bourgeon printannier auquel je m'accroche de toute l'énergie que mon désespoir me permet ne cache pas vraiment les effets que cette récente tornade a laissés sur ma forêt intime, sur ce jardin cultivé tant bien que mal jusque là. La petite lumière d'un mieux espéré n'anéantit pas les murs froids, humides et sombres du tunnel de la débandade.

Je vais garder des femmes garde-côtes le personnage de Lidia, qui malheureuse en ménage (et si on généralise malheureuse tout court) rêve du "degré zéro". Ben ouais, c'est pas bon d'aller trop bien. Au bout d'un moment on s'emmerde. Elle rêve donc de ce degré zéro, de ce point d'où toute pente ne peut que remonter (encore faudrait-il qu'il y ait une pente dans les parages... Tiens ?! Vous avez vu comme on se victimise vite quand on commence ?). Mais cessons de nous égarer et continuons : un degré zéro ne vient pas tout seul, ça trimballe avec soi son lot de ruines qui a de quoi tempérer les désirs les plus brûlants et Lidia en est la preuve. Pourtant on dirait bien qu'on ne peut pas construire sans faire auparavant le ménage.

Personnellement je n'ai pas grand mérite là-dedans ; le degré zéro n'est qu'à 50% de mon ressort : Me serai contenté d'un degré 0,5. Et il en va sans doute ainsi de la majeure partie de l'humanité. Il est rare qu'on s'auto-gifle. Et dans cette majeure partie, il est beaucoup qui comme Lidia se satisfont d'une situation insatisfaisante, rêvant d'un meilleur possible mais incompatible avec la présente situation. Et qui n'entreprendront pourtant jamais rien pour que cela change. C'est d'ailleurs bien souvent le même beaucoup qui ne peut digérer la gifle/cadeau que la vie offre parfois en brisant cette situation piège (vous avez vu comme on se victimise vite quand on commence ?)

Conclusion : Vive le degré zéro ! Et encore davantage celui qu'on assume consciemment !

Mais nondidiou ça fait quand même mal ! Et ça déboussole un max.

Publié par libou à 00:56:00 dans cot-cot-idien | Commentaires (1) |