Dmitry Vilenski
©image, Sarah Sabourin
Publié par Societe-Anonyme à 14:00:50 dans - Actvités de Chto Delat? | Commentaires (0) | Permaliens
Nouvel accrochage de l'espace WHW au Plateau, à partir des recherches engagées autour du groupe Exat 51 et de l'exposition de quelques-uns de ses membres à la galerie Denise René en 1959. Différents rendez-vous ont lieu entre les membres de WHW et des acteurs artistiques de l'époque de l'exposition : Denise René, galeriste ; Raoul-Jean Moulin, critique d'art ; Carlos Cruz-Diez, artiste.
©image, Sarah Sabourin
Publié par Societe-Anonyme à 16:04:46 dans - Actvités de What, How and for Whom? (WHW) | Commentaires (0) | Permaliens
La deuxième table ronde s'intitulait « Auto Organisation : collectifs, structures, la taille importe-t-elle?».
Un débat animé par Yoann Gourmel, critique d'art et commissaire d'exposition, Paris.
Avec Mélanie Bouteloup (Bétonsalon, Paris), Thomas Boutoux, Stéphane Robert, Benoît Musereau, Laura Solari (Dasein, Paris), Anne Langlois (40mcube, Rennes), Tatiana Lebedev (Paris), Nicolas Siepen (b_books, Berlin), Tim Stüttgen (Berlin), Fabien Vallos (Collectif Mix, Paris).
Tout d'abord il faudrait savoir que désigne exactement cette expression Auto Organisation ? Société Anonyme qui traite avant tout de méthodes de travail en a justement invité un parfait exemple : il s'agit du collectif B_BOOKS, librairie et lieu de rencontre artistique fondé en 1996 et structure de production de films depuis 2003, il s'auto finance exclusivement avec la vente de livres. Il s'agit donc avant tout d'un choix, d'une volonté et d'un projet. Si l'auto organisation représente également une contrainte de travail, dans le choix de l'auto organisation, il y a la décision de travailler avec ces contraintes.
La discussion tente ensuite de définir l'accroissement d'une structure et ce qu'il implique, ce qu'il modifie pour être exact. Le développement d'une structure l'intervenant rappelle qu'une structure est une entreprise l'implique-t-elle dans un devenir commercial ? L'augmentation de taille repose-t-elle uniquement sur le développement financier ? Le terme de développement ne peut-il pas également se définir par une multiplication des expériences de travail, des contacts et des échanges, autrement - dit la par la constitution d'un réseau, d'une plate-forme? Pour ma part je crois qu'il n'y a de définition au terme d'accroissement, tout comme il n'y a de réponse à la question La taille importe-t-elle? qu'en rapport à une structure ou un collectif donnés, dans leurs singularités.
Il y a aura eu également cette question La taille définit-elle une esthétique? La taille implique très certainement un type de production et au-delà, à travers cette question apparaît tout ce que le titre même de cette table ronde englobe : orientation d'un projet et intentions, moyens de production et type de production, moyens de diffusion et choix d'un type de diffusion, contexte d'une pratique, positionnement face à l'Institution artistique et face au marché de l'art. Dans ce foisonnement de questions se dessine la notion globale d'intention et de posture. La thématique de cette table ronde nécessite que l'on distingue différentes démarches de travail.
La petite taille d'une structure peut être liée à son existence récente et l'absence de financements extérieurs correspondrait non plus à un principe inhérent d'auto organisation mais à une certaine précarité. La précarité, comme l'a souligné l'un des intervenants, peut constituer un choix de mode de travail déterminant un type de production. Lorsqu'elle n'est pas un enjeu de départ mais une contrainte de travail, une conjoncture, la notion d'accroissement répond alors au désir d'une production spécifique, de réalisation d'un projet qui nécessite une augmentation de moyens financiers. Une telle démarche se traduit par le choix d'une économie de travail dépendante de subventions extérieures. Mais je considère que cette structure n'en sera pas plus commerciale le mot résonne la plupart du temps comme une crécelle qu'un collectif comme B_BOOKS qui vend les livres qu'il édite. Elle sera seulement partie prenante d'un marché spécifique qu'est celui de l'art. Comme la première table ronde l'a déjà traité, au sein même d'un contexte institutionnalisé peut s'établir une pratique de détournement et s'affirmer une posture critique.
L'idée d'un développement peut aussi recouvrir la volonté de la part d'une structure ou d'un collectif d'incruster l'Institution artistique, en tant que moyen et contexte de diffusion. Il peut s'agir d'une stratégie. Le développement d'une telle structure sera un facteur de modification, d'influence sur la production tant dans sa forme que dans son contenu : une pratique subventionnée, commercialisée par une galerie ou un centre d'art est soumise du même coup à une attente, à des critères. Cette inscription peut être un choix de diffusion et une volonté d'opérer au sein d'un contexte institutionnel.
A l'opposé, une structure peut s'être fixée l'autonomie économique comme projet et intention de départ. Cette volonté correspond à une démarche différente. Elle conditionne une certaine méthode de production. Le choix de diffusion peut lui aussi être voulu autonome de tout contexte institutionnel. Il s'agirait là de s'inscrire certes dans la scène artistique mais de se tenir en dehors de la sphère institutionnelle.
Peut-on dire alors de cette structure qu'elle se constitue dans un champ alternatif ? Peut-on dire qu'il y aurait entre les deux démarches celle qui s'inscrit dans le champ institutionnel et celle qui s'en écarte une différence fondamentale et de fait, quant à leur nature oui ou non alternative?
Le développement d'une structure atteint-il à sa nature alternative, activiste, subversive... ?
On peut tout à fait imaginer qu'un collectif basé sur l'autonomie et l'indépendance financière décide de modifier son type de production pour un projet temporaire avec une galerie, de s'inscrire dans une exposition de groupe dans un musée, sans remettre en question pour autant toute sa démarche de travail. Vouloir à moment donné faire une incursion au sein de l'Institution artistique peut tout à fait faire partie de le même démarche sans revers de position. Il s'agit simplement à moment donné d'un désir d'une publicité autre, c'est-à-dire d'un contexte de visibilité et de réception différentes, cela sous le signe de l'expérience de travail.
D'autre part on peut aussi penser à un collectif auto géré dont la pratique ne serait absolument pas alternative. D'ailleurs lors de la discussion Auto Organisation et mode de production alternatif n'ont à aucun moment été synonymes. C'est une question qui s'est posée à moi au fil de l'écriture de ce compte-rendu.
Si l'idée d'un développement implique une modification dans les formes produites, le contenu lui ne se laisse pas influencé par les fluctuations comptables.
Enfin, il est important d'ajouter que le terme d'accroissement ne relève pas uniquement de l'expansion économique. Il peut s'agir comme dit plus haut d'accumulation d'expériences et de rencontres. Il peut recouvrir la notion de durée de vie d'une activité, encore plus peut-être pour une structure auto organisée, le souci d'une pérennité.
Sarah Sabourin,
étudiante à l'Ecole des Beaux-Arts de Bordeaux,
Assistante des commissaires de Société Anonyme
Publié par Societe-Anonyme à 15:28:53 dans - Compte-rendus des "Problems of the week" | Commentaires (0) | Permaliens
Marie Baloup et Peter Verwimp de Building Transmissions préparent le dîner du samedi 7 avril.
©image, Natacha Détré
Publié par Societe-Anonyme à 18:08:33 dans - Actvités de Nico Dockx | Commentaires (1) | Permaliens
Erick Beltrán et Eduardo Barrera expliquent aux participants les notions développés dans leur workshop "Traduction sans fin / Endless Translation".
©image, Natacha Détré
Publié par Societe-Anonyme à 16:13:55 dans - Actvités d'Erick Beltran | Commentaires (0) | Permaliens
Société Anonyme
14 mars-13 mai 2007
Le Plateau, Paris
Conception : Thomas Boutoux, Natasa Petresin, et François Piron
Avec : 16Beaver / Un groupe comme les autres (New York), b_books (Berlin), Erick Beltrán (Mexico), Chto delat? / What is to be done? (Saint Petersbourg / Moscou), Curating the Library / Moritz Küng (Anvers), Nico Dockx & friends (Anvers), Tere Recarens (Barcelone / Berlin), tranzit.cz / Vítek Havránek (Prague), tv-tv (Copenhague), WHW / What, How & for Whom (Zagreb)
Société Anonyme rassemble des artistes, des collectifs et des structures, implantés dans différentes villes du monde (Anvers, Berlin, New York, Zagreb, Barcelone, Mexico, Copenhague, Moscou et Saint-Pétersbourg), qui ont été invités à délocaliser leur activité à Paris pendant un temps donné pour y imaginer de nouveaux projets en lien avec le contexte français et en collaboration avec des artistes, chercheurs, ou intellectuels d'ici. Chaque structure et collectif invité présente dans l'espace du Plateau quelques-uns de ses projets déjà réalisés sous la forme d'archives ou d'installations légères et dans le même temps dévoilent les recherches et productions qu'elles sont en train de mener à Paris, à travers un programme d'événements publics (sous la forme de conférences, projections, actions, performances, séminaires, workshops, dîners, concerts, fêtes, etc.).
©Image Laurent Fétis
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