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Le bilan
de Nicolas SARKOZY et de l'UMP- Le seuil des appels d'offre publics (commandes publiques) qui ne
nécessitent ni publication ni contrôle a été fortement relevé (il est passé de
45000 euros à 90 000 euros), ce qui facilite l'attribution des marchés entre
"amis".
- Sous l'alibi de difficultés rencontrées lors de la canicule de
l'été 2003, de larges subventions sont accordées en 2006 aux maisons de
retraites du privé (sans véritable contrôle des engagements) alors que beaucoup
de ces établissements sont très rentables (jusqu'à plus de 30% de bénéfice) et
pourraient investir eux mêmes dans la réfection de leurs établissements
- La baisse des impôts sur les successions avantage ceux qui possèdent un
gros patrimoine.
- Un crédit d'impôt sur les charges liées au personnel
de maison (intéressant pour ceux qui ont des domestiques).
- Un
élargissement du prêt à taux zéro aux revenus jusqu'à 7000 euros
mensuels.
- La réforme fiscale (sept. 2005) donne des avantages aux plus
riches (ISF, plafonnement des impôts sur le revenu, exonérations sur les
donations).
- Une large exonération de l'ISF (impôt sur les grandes
fortunes) sur les grosses ventes d'actions (oct. 2005). Une mesure pour les plus
riches (en particulier les PDG des grands groupes dont certains ont quittés
leurs entreprises avec des sommes incroyables).
Tout en demandant aux autres de se serrer la ceinture
:
- Suppression d'un jour férié : taxation
inégalitaire qui ne portent que sur les revenus salariés (et pas sur les revenus
financiers).
- En janvier 2004, la PAJE (prestation d'accueil du jeune
enfant) remplace différents anciens dispositifs, au passage c'est 1300 euros en
moins pour 40000 mères en situation de précarité.
- L'augmentation du
SMIC bien que promise a été reportée à plusieurs reprises.
- Diminution
des aides familiales
- Une diminution des rentes pour les veuves
(pensions de re-version).
- Une réduction des intérêts des
investissements populaires : Livret A, Codevi (juillet 2005)
- Une large
augmentation des tarifs des services dits « publics », en particulier du gaz
(plus de 20% sur une seule année)
- Le projet de loi sur le "Crédit
hypothécaire rechargeable". Sous l'apparence de donner plus de possibilité de
crédit, le gouvernement va fragiliser encore plus les ménages avec des bas
revenus qui vont, avec cette loi, se risquer à hypothéquer leur propre logement
(une loi faite pour les banques mais certainement pas pour les familles
précaires qui risquent de se sur-endetter et de perdre pour 3 fois rien leur
logement).
Le copinage en veux tu en voilà :
- La vente par privatisation, bradée pour 35 millions
d'euros, de la compagnie maritime SNCM (sept. 2005) dont l'actif est évalué à
450 millions d'euros, vente effectuée à Butler (à noter que Butler est le seul
PDG nommé au conseil d'analyse économique mis en place par le gouvernement). En
parallèle, l'Etat (c'est-à-dire tous les contribuables) prend à sa charge le
financement du plan social et verse 100 millions d'euros à l'entreprise. Le coût
social suite à cette décision de privatisation est payé par les contribuables
alors que Butler prévoit d'empocher un bon bénéfice.
- La privatisation
des autoroutes avec un appel offres restreint à certaines entreprises
sélectionnées par le gouvernement (août 2005).
- Amnistie de Guy Drut
(mai 2006) condamné pour recel d'abus de biens sociaux à 15 mois avec sursis)
sous le couvert d'une loi complétée en 2002 (critère "sportif" ajouté) pour
justifier la possibilité d'amnistier des personnes connues.
- Les députés
UMP se votent en catimini une augmentation plus que substantielle de 17% de
leurs indemnités parlementaires et s'octroient une garantie de cinq ans de leur
salaire à 100% s'ils ne sont pas réélus (avril 2007).
- La mariée « Gaz
de France » est habillée avec l'argent du contribuable (30% d'augmentation des
prix en quelques mois) en vue de l'offrir au groupe privé Suez.
- La
vente du parc immobilier avec des procédures d'appel d'offre qui permettent de
sélectionner les acheteurs (en général des amis). Une fois les locaux
privatisés, les acheteurs les louent à l'Etat (c'est-à-dire tous
les
contribuables) au prix fort.
- Des mesures clientélistes auprès de
différentes entreprises.
Une justice à 2 vitesses
:
- Une nouvelle loi propose aux accusés
s'ils "plaident coupable" d'être directement jugés par les procureurs sans
passer par un juge. Lorsqu'on sait que les procureurs sont nommés par le
gouvernement, les amis de ce dernier en peine avec leurs affaires vont pouvoir
se passer de juge. A l'inverse, ceux qui n'ont pas d'amis bien placés vont subir
la pression des procureurs et risquent d'avouer des faits qu'ils n'ont pas
commis. A noter qu'aux Etats Unis où une forme de « plaider coupable » est
appliquée, les droits de la défense sont beaucoup plus développés.
- Dans
cette même loi (dite « Perben 2), les "écoutes" sont facilitées sans véritable
contrôle et au détriment des libertés individuelles.
- Au passage, après
tout un battage qui a duré des mois, la commission qui s'est réunie après les
erreurs du procès d'Outreau n'a débouché sur rien.
Une réforme
des retraites :
- Pour ceux qui n'auraient pas bien lu les textes,
la loi sur les retraites est plus que dure. Il faut comptabiliser 160 trimestres
travaillés (40 ans) pour toucher pleinement sa retraite. En dessous, c'est 5% de
retraite en moins par année manquante. A noter que les années au chômage ne sont
pas comptabilisées. Aussi, si vous avez commencé à travailler à 25 ans (après
des études par exemple) et que vous avez été tout au long de votre vie 5 ans
sans emploi (ce qui est de moins en moins rare), vous toucherez pleinement votre
retraite à 70 ans. Mais comme vous n'en aurez sans doute pas la force et comme
les entreprises ne vous embaucheront plus à cet âge, vous partirez au mieux avec
une retraite à 50% à l'âge de 60 ans. Pour ceux qui ne trouveront pas de travail
après 50 ans, ils peuvent oublier leur retraite.
La santé au rabais :
- Suppression
de l'aide médicale de l'Etat (aide médicale gratuite) pour les plus
démunis.
- Augmentation de 20% des frais hospitaliers
journaliers.
- Augmentation des frais médicaux restant à la charge de
l'assuré (ticket modérateur).
La recherche est freinée
:
- En même temps que l'argent public est
dilapidé pour le distribuer à ces amis, le gouvernement a réduit les budgets de
la recherche de plus de 25% par an à partir de 2002, alors que la recherche est
un élément vitale pour notre avenir.
L'éducation publique est
malmenée :
- Les effectifs d'enseignants ont
été réduits en masse. Jusqu'à -30% dans les recrutements, ceci sans véritable
base de planification pluriannuelle.
- La suppression de plusieurs
filières universitaires, c'est le cas de l'anthropologie par exemple (avril
2005)
- La volonté de privatiser progressivement l'éducation nationale.
Il a été question notamment un moment de décaler l'âge d'entrée en maternelle au
profit des crèches privées. En perspective, une démarche en 2 temps
:
décentralisation puis privatisation. C'est le cas pour certains personnels
techniques. En test dans quelques départements, la privatisation des locaux des
lycées avec mise à disposition du personnel technique par l'opérateur
privé.
Le travail et l'emploi, tout pour les gros actionnaires
:
- De nombreuses mesures en faveur des
entreprises (politique dite del'"emploi") mais sans véritables contreparties
exigées par l'Etat. Les entreprises peuvent empocher l'argent puis externaliser
sans garantie d'embauche, ou délocaliser leurs activités. A noter que les choses
se passent en famille puisque le propre frère de Nicolas Sarkozy est
vice-président du MEDEF (le syndicat patronal).
- Un élargissement de la
capacité de licenciement pour les entreprises (oct.2004) en utilisant la
nouvelle notion de "risque vis à vis de la compétitivité".
- La
suppression des « emplois jeunes ». Les jeunes ont de plus en plus de mal à
trouver un travail rémunéré normalement. Les grandes entreprises qui ont pignon
sur rue leur proposent des stages sous-payés qui sont prolongés des mois alors
qu'ils les exploitent sans apporter de formation, puis les virent à la fin de
ces supposés stages. Certaines entreprises demandent même aux personnes de
s'inscrire à l'université pour pouvoir bénéficier des conventions de stages
alors qu'il s'agit d'emploi standard.
- Le CPE "contrat première
embauche" (février 2006) voté de force en utilisant l'article 49.3 et sans
consultation préalable des organisations syndicales, qui a été finalement retiré
après des mois de grèves dures des lycéens et étudiants malgré des tentatives de
manipulation et une répression sévère. Cette loi permettait notamment aux
entreprises de pouvoir licencier à tout moment sans justificatif pendant une
période de 2 ans.
- L'autorisation pour les entreprises de faire
travailler leur salarié le dimanche se développe. C'est le cas notamment pour
les centres d'appels (déc. 2004). Dur pour les employés, dur pour les
consommateurs qui peuvent s'attendre à recevoir des appels le dimanche.
-
La transformation du RMI en RMA : pas de véritable statut de salarié, calcul des
points de retraite au taux de 25%.
L'environnement, des actes à
l'opposé des beaux discours :
- La suppression au
cours de l'été 2004 de la loi sur l'environnement qui instaurait en particulier
le principe du pollueur/payeur (rééquilibrage de la charge entre grand public,
industriels et agriculteurs), et qui limitait les contrats entre les
collectivités et les entreprises de traitement d'eau à 12 ans maximum, etc. Ceci
remet en cause pour de nombreuses années les principes qui étaient porté par
cette loi. En gros, le gouvernement a préféré développer une industrie de la
dépollution financée par le grand public plutôt que de sanctionner les
pollueurs.
- Une baisse du budget de plus de 30% pour l'ADEME (Agence de
l'Environnement et de la Maîtrise de l'Energie) qui est la structure publique en
charge de l'environnement.
- L'autorisation de chasse des oiseaux dès le
mois d'août, alors que certaines espèces sont encore en période de migration et
de nidification (juin 2005).
- Un décret autorise l'épandage de fientes
de poulets et du lisier de porc (juin 2005).
- Une loi OGM votée en
urgence (1 seul passage dans les assemblées) sans véritable consultation (mars
2006), et qui offre très peu de garanties. Le gouvernement n'a pas appliqué les
directives européennes pour la traçabilité des cultures OGM, du coup on a aucune
maîtrise des cultures OGM en France, et les contribuables sont amenés à payer
les amendes en conséquence.
- Au niveau nucléaire, l'attribution dans la
précipitation des marchés pour les projets ITER et de l'EPR qui n'ont pas fait
l'objet d'études suffisamment approfondies.
- La révision de la loi sur
le littoral. L'objectif de cette révision est de laisser aux maires la décision
sur les développements urbanistiques en bord de mer ou au bord des lacs. Alors
qu'il y avait dans la loi initiale un contrôle coordonné au niveau national, là
on laisse le champ libre aux maires qui peuvent faire l'objet de pressions de la
part des opérateurs immobiliers. Un premier projet immobilier est d'ores et déjà
en débat au bord du lac d'Annecy.
Malaise dans la police, une
politique du tout répressif qui donne peu de résultats
:
- La suppression de la police de proximité.
Au lieu d'avoir des policiers qui connaissent bien le terrain, on envoi
uniquement le jour où il y a des problèmes des cars de CRS, ce qui alimente
encore plus les tensions et ne permet pas de résoudre les enquêtes.
- La
distribution des pistolets Tazer - pistolets avec décharge électrique - aux
policiers (déc 2004) sans cadre règlementaire, alors qu'on sait qu'il y a eu des
accidents et des débordements aux Etats Unis avec ce type d'arme
-
L'attribution de primes au mérite. Pour se faire bien voir, certains policiers
n'hésitent pas à multiplier les PV, en particulier aux automobilistes.
-
Nicolas SARKOSI envisage de mettre en place la "police civile
citoyenne"
(janv. 2006), des civils sans véritable formation qui se
transforment en policier. Le retour des milices ?
- La multiplication des
rafles dans plusieurs grandes villes. A Paris, sur la place de la République,
une rafle est même organisée lors de la distribution des repas par les Restos du
coeur (fév. 2007).
- La politique quasi-uniquement répressive, malgré un
recrutement massif de policiers, donne de mauvais résultats avec le constat
d'une forte augmentation des violences aux personnes.
- Le malaise chez
les policiers. C'est une des premières fois qu'un syndicat de gauche (UNSA
Police) opposé au gouvernement SARKOSI / UMP sort majoritaire des élections
syndicales dans la police.
Logement, attention à l'arnaque
:
- L'offre "des maisons à 100000 euros avec
terrain compris" est une véritable arnaque : le terrain n'appartient pas en fait
à la personne acheteuse ! il reste propriété de la mairie. Impossible de
revendre la maison dans ces conditions. En plus, le prix reste cher en province
pour un bâti (hors terrain) de 70m2.
- Fin janvier 2007, le gouvernement
à le culot d'envisager d'appeler "loi Abbé Pierre" la future loi sur le logement
opposable alors que le même gouvernement a augmenté largement la précarité. Au
passage 2 personnes d'Emmaüs sont restées en garde à vue pendant 24h car elles
avaient hébergé une personne sans lui avoir demandé ses papiers. La Fondation
Abbé Pierre a refusé que la loi porte son nom.
- La location de pièce
unique de moins de10m2 est autorisée (mai 2005).
Vivre dans une pièce de 7
m2, c'est quand même pas très agréable.
- Le projet de loi sur le "Crédit
hypothécaire rechargeable" où comment récupérer à faible coût les logements des
familles endettées.
Economie, dilapidation de l'argent et
mauvaise gestion :
- L'Etat vend tous ses
actifs (l'or de la banque de France, des milliers de
m2 à Paris et dans
d'autres grandes villes, ses participations dans les anciennes entreprises
publiques, etc.). Et dans certains cas, l'Etat est ensuite amené à louer au prix
fort ce qu'il a vendu.
- Le budget de l'Elysée a été multiplié par 9
!
- Un déficit public de 3,7% du PIB en 2004 après 4,2% en 2003
-
Une dette publique de 65,6% du PIB en 2004, après 63,9% en 2003, selon les
chiffres de l'Insee.
- Le 30 mai 2006 Philippe Seguin président de la
cour des comptes (pourtant proche du parti au pouvoir) fait état d'une
manipulation budgétaire : le déficit de l'Etat pour 2005 serait de plus de 49
milliards (certains analystes de la cour des comptes parlent de plus de 53
milliards !) au lieu des 43,5 milliards annoncés par le
gouvernement.
Et après tout cela, on se demande pourquoi la précarité
augmente (les personnes dites SDF - sans domicile fixe - sont de plus en plus
nombreuses), pourquoi le pouvoir d'achat des français a diminué
...
Nicolas SARKOZY qui a été Ministre d'Etat, ministre des
finances et ministre de l'intérieur de ce gouvernement, ainsi que président de
l'UMP parti majoritaire à l'assemblée nationale (et qui a voté toutes ces lois)
peut parfois convaincre avec ces beaux discours à l'approche de ces élections,
mais qu'en est-il de ces actes ?
Il se présente comme le «
sauveur », le chantre de la « rupture » mais il est pleinement co-responsable de
la situation. Et si on regarde certains des projets de sa candidature, on y voit
une accélération encore plus importante des discriminations économiques et
sociales, de la désintégration de notre société, et tout cela au profit des plus
riches.
Publié par jola à 09:13:07 dans en colere | Commentaires (4) | Permaliens
29-04-2007 10:32
De jola
Sujet:
et bien vas y Url: [Liens]
28-04-2007 19:27
De roms1978
Sujet:
Objectivement Url: [Liens]
26-04-2007 19:27
De jola Sujet:
je pense que tu as tout faux Avec de la musique en permanence dans la tete, la nuit, le jour, toujours un air qui trotte. Mon chat qui rale lorsque je joue de la guitare et je chante. Ma cherie qui, elle, trouve que je ne le fais pas assez souvent.
Mes raleries, ma mauvaise foi et un amour demesuré pour le rock.
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