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La Nostalgie de ce qui aurait pu être | 04 mars 2007

La Nostalgie de ce qui aurait pu Etre

 

Ce soir, emporté par une mystérieuse fantaisie,

J'ai la nostalgie de ce qui aurait pu être.

 

Je reviens sur les voies parcourues,

Sous les feuilles mortes, recouvrant la route des Hêtres,

Je retrouve L'Embranchement.

L'indication, autrefois calligraphiée « vie »,

Arbore un flou, je devine « mythologie »,

J'emprunte un chemin bordé d'étranges ornements,

Progresse au milieu d'alternatives d'autres vécus,

Et..., là, précédant le tournant,

Devant moi, ton spectre, nos spectres.

 

Je te revois, chanteuse de génie,

Sur la scène de mes élans,

J'admirais ta grâce, ton talent,

Tes doux regards égarant mes envies.

 

Mes souvenirs se dérobent..., je les sens disparaître,

Je me rappelle : je sors, je fuis,

La timidité s'impose en maître,

Tu m'invites, je t'évite,

Tout est anéantit.

 

Mais..., non, qu'est-ce... !?

Tu m'invites, je lévite ;

Autour de ton sourire, je gravite ;

Un flot silencieux de sentiments,

Foudroie nos cœurs aimants.

 

Tu m'éconduis,

Je t'induis en romance.

Ensemble, isolés par la nuit,

Submergés par une insatiable attirance,

Je nous aperçois, déversant dans le silence,

La passion prisonnière des simples cris.

 

Nous vivons un amour infini,

Où chaque seconde nous offre la jouissance,

D'un clin d'œil, d'un baiser, ou d'une étreinte ravie.

 

D'amants nous devenons parents,

Nos enfants illuminent de scintillements,

Nés d'une étincelle d'une folie,

Qui, malgré les ans, nous lie,

Avec le même émerveillement.

 

Près d'un feu de cheminée,

Le visage ridé par les flammes de nos émotions,

Les yeux chargés de chaleur rassérénée,

Notre cœur encore nourrisson,

Nous nous aimons...

 

...les images s'estompent,

Mes sens me trompent,

Où es-tu ?!

Je suis perdu, dépourvu...

 

Ah oui...

Le lit, la maladie, l'hospice...

Célibataire,

Grabataire du sourire de tes lèvres.

 

Chère illusion, chère déraison,

Emporte-moi, abrège ce terrible supplice,

Sois mon absolution,

Car, ce soir, j'ai la nostalgie de ce qu'il aurait pu naître,

De la rencontre de nos êtres.

 

 

 Cyrco (fev 2007)

Publié par CyrilleCorde à 16:19:48 dans Poèmes (amour) | Commentaires (0) |

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