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cimade 63 - immigration

aider les migrants, promouvoir une politique d'immigration humaniste

La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants. Nous organisons des permanences d'accueil pour accompagner les migrants dans leurs démarches administratives et juridiques. Témoins de leurs situations, des injustices et des inhumanités, nous intervenons dans la cité pour alerter, conscientiser et mobiliser. Nous aspirons à la socièté fraternelle du "Vivre Ensemble".

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groupe cimade 63
permanence tous les mercredis matin
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chronique cimade du 3 octobre 2014 : 1 an après le grand naufrage | 16 octobre 2014

Un an après le naufrage de Lampedusa qui a coûté la vie à 366 personnes, rien n’a changé. À l’heure où la Commission européenne est en cours de renouvellement, ce sont les politiques migratoires qu’il faut réformer.

3000. C’est le nombre de migrants morts ou disparus en mer entre janvier et septembre 2014, soit près de 4 fois plus qu’en 2013. Et 500 disparus, le bilan du dernier naufrage du 12 septembre, encore plus lourd que celui du 3 octobre 2013.

Pourtant fin 2013, les chefs d’État et de gouvernement se sont engagés à agir pour que cela ne se reproduise pas. C’est donc que la réponse de l’Union européenne (UE) n’est pas adaptée. Une réponse principalement sécuritaire qui engendre des drames aux frontières. En prétendant agir pour réduire les naufrages et sauver des vies, l’UE et ses États membres verrouillent, avec l’aide de Frontex ou du système de surveillance Eurosur, l’accès à leur territoire, y compris à ceux qui ont besoin de demander l’asile.

Les personnes migrantes qui risquent leur vie en mer et débarquent à Lampedusa, en Italie, fuient des pays comme l’Érythrée, la Syrie, la Libye ou la Palestine ; des zones de conflit ou des pays où les droits de l’Homme sont bafoués. C’est l’asile que ces personnes viennent chercher. Et ce sont des portes closes qu’elles trouvent. Les États membres n’arrivent pas à se mettre d’accord sur une véritable politique commune basée sur la solidarité et l’accueil. Ils se renvoient la responsabilité et préfèrent la répression, comme en témoignent les échanges entre la France et l’Angleterre sur la situation à Calais.

Aux naufrages en Méditerranée s’ajoutent les drames à la frontière sud de l’UE, en particulier près des enclaves de Ceuta et Melilla. Le 14 août dernier, 6 jeunes maliens ont été retrouvés morts à Melilla, près de la barrière de barbelés qui marque la frontière entre l’Espagne et le Maroc. Des morts s’ajoutent à tant d’autres, aux mauvais traitements et expulsions illégales en série, dont sont responsables les autorités espagnoles et marocaines qui appliquent l’approche sécuritaire promue par l’UE.

Une approche que l’UE ne semble pas prête d’infléchir, comme en témoigne le portefeuille du nouveau commissaire européen à la migration, créé, selon la Commission européenne, « afin de fixer les priorités d'une nouvelle politique migratoire qui luttera efficacement contre l'immigration clandestine tout en faisant de l'Europe une destination attrayante pour les meilleurs talents ». Il est pourtant urgent de changer radicalement l’orientation des politiques d’asile et d’immigration de l’UE, en plaçant au centre les droits des personnes, l’accueil et la protection.

Communiqué de presse Cimade du 1er octobre 2014

http://www.lacimade.org/communiques

Publié par groupe.cimade63 à 12:21:21 dans CHRONIQUE CIMADE63 | Commentaires (0) |

Hébergement d'urgence : l'enquete citoyenne , Chronique Cimade du 19 septembre | 23 septembre 2014

Il y a un an 360 personnes avaient été mises à la rue à Clermont-Ferrand. Conséquence d’une négligence de gestion de la Préfecture qui laissait s’endetter l’association qui gère l’hébergement d’urgence. Jusqu’au moment où la banque dit « stop » et les dépenses doivent s’arrêter faute de versement des subventions étatiques.

Il s’en était suivi un mouvement. Mais avant celui-ci, des tractations ont eu lieu pour prévenir le Préfet, pour que les conséquences prévisibles ne se produisent pas. L’autorité préfectorale n’ayant pas changé sa position, 360 personnes ont dû alors quitter leur hébergement, une chambre d’hôtel. Et le bras de fer de salon s’est transformé en bras de fer de rue, c’est ce qui arrive quand l’autorité ne veut pas entendre la détresse sociale et tente le passage en force.

Que s’est-il passé ensuite ? Un premier immeuble a été ouvert pour augmenter les capacités d’hébergement de 80 places. Puis un deuxième, d’abord uniquement de nuit, en plein hivers les hébergés devaient quitter les lieux en journée, même quand il y avait des enfants… D’autres chambres d’hôtel ont été prises, mais des gens restent encore et toujours dehors, même après un an.

Les ONG comme la Cimade et la LDH et les réseaux comme RESF ont alors mené une enquête citoyenne de septembre 2013 à mars 2014 pour prendre la mesure du réel.

Que deviennent ces familles ?

Comment sont-elles traitées ?

L’enquête montre que les populations les plus mal traitées sont les déboutés du droit d’asile. Ils n’entrent dans aucun autre dispositif de droit commun. Ils sont les derniers servis de l’hébergement d’urgence, y restent bloqués et subissent des rotations qui les précarisent, perturbent la scolarisation des enfants, les empêchent de consacrer de l’énergie à la défense des maigres droits qui leur restent, car chaque jour le combat est de survivre, trouver une solution d’abri, une solution pour se laver, pour se nourrir, …

En moyenne, les familles changent 8 à 9 fois de lieu en 6 mois. Les périodes d’hébergement vont de 5 jours à 1 mois et peuvent être entrecoupées de passage à la rue. Les enfants représentent plus de la moitié de cette population.

 

Les structures d’accueil de l’hébergement d’urgence ne permettent pas encore un accueil inconditionnel, elles sont sous-dotées pour répondre aux besoins sociaux bien réels. Les chambres d’hôtel sont encore utilisées alors que c’est une solution onéreuse et que des solutions alternatives locales ont démontré leur efficacité en la matière tant économiquement que socialement.

Il est temps de rechercher l’efficacité sociale et humanitaire pour que personne ne reste dehors.

 

 

Emmanuel BOUHIER

Porte-Parole Cimade63

 

https://www.facebook.com/download/864746913537878/dossier%20presse%20final%20avec%20itineraire%20hebergement.pdf

Publié par groupe.cimade63 à 14:59:40 dans CHRONIQUE CIMADE63 | Commentaires (0) |

INQUIETUDES à CLERMONT-FD pour LES DEMANDEURS d'ASILE et DEBOUTES | 18 juin 2014

INQUIETUDES à CLERMONT-FD pour LES DEMANDEURS d'ASILE et DEBOUTES

Plusieurs associations RESF, la CIMADE, DEI et LDH s'unissent pour tirer la sonnette d'alarme. La situation de crise révélée fin 2013 avec "Jaude 1" où de nombreuses familles ont logé sous des tentes place de Jaude, cette situation ne s'est pas améliorée. Le réseau associatif a rédigé un dossier complet avec de nombreux chiffres et témoignages qui démontrent une situation très préoccupante pour les familles et les mineurs isolés.
Manifestation de soutien prévue ce mercredi à 18H place de Jaude.

Pour (ré)écouter l'interview:
http://www.radioarverne.com/magpodcast.html

Publié par groupe.cimade63 à 09:11:58 dans ACTU CIMADE 63 | Commentaires (0) |

Extrême droite et populistes au Parlement européen, les risques pour la politique migratoire Chronique du 6 juin 2014 | 11 juin 2014

Extrême droite et populistes au Parlement européen, les risques pour la politique migratoire

La Cimade s’alarme des résultats des élections européennes qui témoignent d’une montée inquiétante de la xénophobie et du repli sur soi dans les pays de l’Union européenne (UE), menaçant les valeurs de solidarité, de tolérance et de respect des droits sur lesquelles l’UE s’est construite. Dans ce contexte, un durcissement des politiques migratoires européennes est à craindre.

 

En France, les résultats de ces élections, après ceux des municipales, sonnent comme le désaveu de politiques migratoires qui ont cherché, en vain, à satisfaire une opinion supposée de plus en plus hostile aux étrangers. Ces politiques de fermeture, mues par l’obsession du contrôle et de la lutte contre l’immigration irrégulière, n’ont pas empêché le Front national de réunir les suffrages de 4,7 millions de citoyens. Elles ont, par contre, très certainement découragé une part significative des 25 millions d’électeurs qui se sont abstenus, manifestant ainsi leur déception des politiques actuellement mises en œuvre. Au vu des résultats des dernières élections, nous pouvons en déduire que les politiques d’immigration menées jusqu’à là ont certainement contribué à la lepenisation des esprits, les électeurs préférant toujours finalement l’original à la copie.

 

En fragilisant sans fin la situation des personnes étrangères toujours montrées du doigt, ces politiques nous éloignent des valeurs fondamentales de la démocratie et légitiment les discriminations. Elles ne permettent pas de mobiliser les citoyens, d’ouvrir la voie à la résolution des problèmes économiques et sociaux ou de lutter contre la xénophobie.

Ces politiques, faut-il le rappeler, en fermant les frontières, en rendant dangereuses les routes migratoires, sont responsables des morts sur ces routes. 20 000 personnes depuis 1988. Frontex, présentée comme un service de sauvetage, est en fait une mutualisation de moyens militaires pour renvoyer les candidats. Cette agence a englouti 94 millions d’euros en 2013…

 

C’est pourquoi, La Cimade appelle les acteurs politiques à une autre approche qui garantisse véritablement la dignité des personnes et le respect des droits humains, en étant porteuse d’une vision ouverte de l’autre.

 

Les nouvelles orientations politiques européennes à venir, ainsi que les projets de loi concernant le droit d’asile et le séjour des étrangers en France, doivent être ainsi l’occasion de mettre en œuvre d’autres principes pour d’autres projets, pour en finir avec l’impasse et la fuite en avant des politiques migratoires actuelles.

 

Emmanuel BOUHIER

Porte Parole Cimade 63

http://www.lacimade.org/minisites/elections-europeennes

http://www.lacimade.org/communiques/4966-Extr-me-droite-et-populistes-au-Parlement-europ-en--les-risques-pour-la-politique-migratoire

Publié par groupe.cimade63 à 09:33:09 dans CHRONIQUE CIMADE63 | Commentaires (0) |

chronique cimade 23 mai : Pour une citoyenneté universelle | 26 mai 2014

L'Humanité est une et indivisible. Ce qui unit tous les humains, c'est qu'ils partagent tous la même condition humaine : ils éprouvent de la même façon joies, peines et toute la large gamme des sensations et des émotions ; ils ont conscience d'eux-même, des autres et de l'environnement ; ils peuvent penser, anticiper, rêver, imaginer, organiser, choisir. Tous, parce que ce sont des humains, quelque soit la culture, le lieu de naissance, les conditions sociales, politiques, économiques dans lesquelles ils sont au monde. La Nature les a doté des mêmes capacités. Ce sont ensuite les conditions sociales qui limitent le degré de liberté de ces capacités et facultés. Encore au delà de ces considérations, ils partagent avec les autres espèces vivantes le même véhicule dans l'Univers : la Terre. La Terre où se déroule probablement le seul miracle de l'Univers : la Vie. Par conséquent, conscients de cela nous sommes responsables du maintien de ce miracle unique.

 

Partant de ce constat, les frontières paraissent ridicules, les extrémismes de tout poil, une erreur manifeste et la fraternité, une évidence.

 

C'est dans cet esprit que l'Organisation Pour une Citoyenneté Universelle (OCU) œuvre pour faire reconnaître, dans une sorte d'état civil, l'appartenance de chaque individu à un ensemble supranational, par l'élaboration d'un passeport de Citoyenneté Universelle, matérialisant la position philosophique du "Citoyen du Monde".

L'OCU prend sa source dans la lutte pour les droits humains et notamment des migrants, lutte menée par les 3 associations fondatrices : le Mouvement Emmaüs International, France Liberté et le mouvement Utopia.

L'OCU veut promouvoir la liberté mondiale de circulation et d'installation des personnes. Elle appelle à la tenue d'une conférence internationale sous l'égide des Nations Unies sur la liberté de circulation.

Les Etats qui reconnaîtront la validité de ce passeport permettront à leurs détenteurs de s'installer librement sur leur territoire, sans visa et de bénéficier des mêmes droits sociaux et économiques qu'un citoyen national.

Cette position peut paraître angélique ou dangereuse en période de crise mais attachons nous à l'introduction de cette chronique : tous les humains partagent la même condition humaine, ils habitent la même Terre, en ce sens l'intérêt de l'humanité doit être considéré comme supérieur à celui des Etats. Les plus pauvres doivent-ils être condamnés à l'assignation à résidence pour ne pas gêner le confort superficiel des plus riches ? La libre circulation ou l'égalité du droit de mobilité ne nous imposerait elle pas de facto à régler avec plus d'efficacité et de persévérance la question fondamentale et centrale de la distribution équitable des richesses produites ou extraites ?

Notre mode de développement crée de multiples désordres sociaux, économiques, politiques, environnementaux et nous ne voudrions pas les voir ? Comme des enfants capricieux qui veulent tout sans en connaître le prix ? Il n'est plus question d'attendre d'autres milliers de morts sur les routes migratoires, il faut la libre circulation et l'égalité des droits de suite !

 

Emmanuel BOUHIER

Porte-parole Cimade 63

 

http://www.o-c-u.org/fr/

http://www.lacimade.org/minisites/elections-europeennes/rubriques/245-Sensibilisation?page_id=4922

Publié par groupe.cimade63 à 14:59:18 dans CHRONIQUE CIMADE63 | Commentaires (0) |

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