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cimade 63 - immigration

aider les migrants, promouvoir une politique d'immigration humaniste

Présentation

La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants. Nous organisons des permanences d'accueil pour accompagner les migrants dans leurs démarches administratives et juridiques. Témoins de leurs situations, des injustices et des inhumanités, nous intervenons dans la cité pour alerter, conscientiser et mobiliser. Nous aspirons à la socièté fraternelle du "Vivre Ensemble".

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groupe cimade 63
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Le Conseil européen est resté sourd aux appels des organisations de la société civile en adoptant le « Pacte européen sur l’immigration et l’asile » | 15 novembre 2008

Bruxelles, le 22 octobre 2008

Malgré les appels pressants de nombreuses organisations de la société civile le Conseil européen a adopté le 16 octobre 2008 le « Pacte européen sur l'immigration et l'asile ». Il a fait le choix d'une politique sécuritaire en matière d'immigration et d'asile.


Ce pacte, en adoptant une vision purement utilitariste des migrations, fait de la répression le mode privilégié de régulation de l'immigration. Au regard du droit international, il est porteur de régressions importantes pour les droits des migrants et des demandeurs d'asile.

 

            L'AEDH ne peut que dénoncer à nouveau :

 

-         une politique d'« immigration choisie », d'abord discriminatoire et dont les objectifs sont mal fondés ;

-         la référence à des moyens modernes de reconnaissance, en particulier biométriques, pour contrôler les entrées et sorties de l'Union européenne avec la mise en place d'interopérabilité des données recueillies ;

-         le refus sans condition des régularisations collectives, au mépris des droits des travailleurs migrants qui pourtant contribuent pour la plupart depuis plusieurs années par leur travail à la prospérité économique de l'Union ;

-         l'organisation de « vols conjoints » de retour pour l'éloignement des étrangers indésirables ;

-         le peu d'avancées concernant le droit d'asile, le maintien du système Dublin II dont les conséquences dramatiques se mesurent pourtant quotidiennement, les difficultés accrues pour les demandeurs d'asile d'atteindre les frontières des pays de l'Union pour y demander protection ;

-         la logique utilitariste du donnant-donnant : la délivrance d'une aide au développement, par ailleurs peu convaincante, en l'échange des migrants les plus qualifiés et le renforcement des contraintes pesant sur les pays d'émigration.

 

La légitimité de l'Union européenne à vouloir contrôler ses frontières ne peut se faire de façon sécuritaire, répressive et discriminatoire. En répondant de cette façon aux besoins de protection des demandeurs d'asile et à la réalité des migrations mondiales, le Conseil européen a pris une lourde responsabilité. L'AEDH appelle tous les citoyen(ne)s, résident(e)s et élu(e)s de l'Union européenne à la vigilance sur les conséquences de ce pacte qui n'est que la reprise solennelle des orientations politiques actuelles de l'Union et le reflet du processus législatif en cours en matière d'immigration légale et irrégulière.

 

L'Europe a besoin d'une politique d'immigration et d'asile, exemplaire vis-à-vis du reste du Monde, respectueuse des droits, fondée sur l'accueil, la non discrimination et l'égalité des droits. Le pacte ne répond pas à cet objectif.

 

 

 

 

Contact :

Pierre Barge, Président

AEDH, Association Européenne pour la défense des Droits de l'Homme

33, rue de la Caserne. B-1000 Bruxelles

Tél : +32(0)25112100  Fax : +32(0)25113200  Email : aedh@aedh.eu   

 

L'Association Européenne pour la Défense des Droits de l'Homme (AEDH) regroupe des ligues et associations de défense des droits de l'Homme des pays de l'Union Européenne. Elle est membre associé de la Fédération internationale pour la défense des droits de l'Homme (FIDH). Pour en savoir plus, consultez le site www.aedh.eu

 

Publié par groupe.cimade63 à 11:23:41 dans EUROPE | Commentaires (0) |

« Bâtir une Europe de l’asile » : à quel prix ? | 15 novembre 2008

CFDA (Coordination française pour le droit d'asile)

« Bâtir une Europe de l'asile » : à quel prix ?

Au moment où les chefs d'État et de gouvernement de l'Union européenne, réunis à Paris les 15 et 16 octobre, viennent d'adopter le Pacte européen pour l'asile et l'immigration proposé par la présidence française, la CFDA (Coordination française pour le droit d'asile) rend publiques ses préoccupations à propos de l'évolution de la situation de l'asile en Europe dans une note intitulée « Bâtir une Europe de l'asile » : à quel prix ?.

Cette note, dans sa première partie, tire le bilan du dispositif normatif mis en place depuis le début des années 2000, et s'interroge sur les perspectives ouvertes par le futur Bureau d'appui européen, qui figure parmi les priorités du Pacte. La deuxième partie analyse les outils de la « dimension extérieure de la politique d'asile » et présente les risques que fait peser la politique de lutte contre l'immigration irrégulière sur le droit d'asile, par exemple avec les activités de l'agence européenne des frontières, FRONTEX, ou encore la banalisation de la détention des demandeurs d'asile.

Pour la CFDA, les instruments élaborés dans le cadre de cette « dimension extérieure » de l'asile sont à double facette : car derrière l'objectif affiché d'une meilleure protection des candidats à l'asile, ils peuvent en réalité constituer un obstacle supplémentaire à leur accès au territoire européen.

Le 17 octobre 2008

INTRODUCTION

I - REGIME D'ASILE EUROPEEN COMMUN

  1. Une nécessaire révision du règlement Dublin II
  2. Un régime commun
  3. Le Bureau d'Appui Européen
  4. La détention des demandeurs d'asile

II– DIMENSION EXTERIEURE

  1. Les principales composantes de la dimension extérieure de la politique d'asile
  2. La gestion concertée et la réadmission
  3. L'agence FRONTEX
  4. La directive « retour »
PDF - 212.9 ko
« Bâtir une Europe de l'asile » : à quel prix ?

Vous pouvez retrouver ce communiqué sur le site
cfda.rezo.net

Publié par groupe.cimade63 à 11:18:20 dans EUROPE | Commentaires (0) |

Détention d’étrangers : les premiers contrecoups de la directive retour | 15 novembre 2008


Migreurop

Détention d'étrangers : les premiers contrecoups de la directive retour
Pour un droit de regard dans les lieux d'enfermement pour étrangers

Moins de trois mois après l'adoption par le Parlement européen de la directive « retour », qui institutionnalise l'enfermement généralisé des étrangers, les mesures prises par les Etats européens s'inscrivent dans cette même logique d'enfermement et de criminalisation et des étrangers.

Ainsi en Italie, où depuis des années on décrète à chaque occasion l'« état d'urgence » au prétexte d'une menace d'invasion, le Conseil des ministres vient de décider de doubler le nombre de centres de détention où sont placés les étrangers qu'on veut expulser. Depuis le mois de juillet, les militaires ont rejoint la police et la gendarmerie dans ces CIE (centres d'identification et expulsion - ex CPT centres de permanence temporaire), où les associations n'ont qu'un accès très limité. Le Ministre de l'Intérieur Maroni a aussi exprimé l'intention du gouvernement de créer des centres fermés pour interner les demandeurs d'asile et de porter à 18 mois la durée de la détention, aujourd'hui limitée à 60 jours.

L'allongement des délais est également à l'ordre du jour en Espagne, où les témoignages dénonçant la violence policière sont récurrents, alors que les associations se voient refuser le droit d'accès aux centres fermés pour étrangers qu'elles réclament depuis longtemps.

En France, alors que les associations dénoncent les conséquences de la politique du chiffre menée par le gouvernement en matière d'éloignement, celui-ci veut mettre fin à la mission de défense des droits des étrangers et de témoignage assurée jusqu'ici par la Cimade dans les CRA. En réduisant cette mission à une mission d'information, en la transformant en un marché concurrentiel ouvert à des prestataires de services soumis à des obligations de neutralité et de confidentialité, il supprime de fait la possibilité de regard de la société civile sur ces lieux d'enfermement.

Les mises en garde des nombreuses voix qui se sont élevées contre la directive retour étaient fondées : au nom de la lutte contre l'immigration irrégulière, et au prétexte de répondre aux attentes de l'opinion publique, la détention est en train d'être érigée en système, dans le cadre d'une redoutable harmonisation européenne de l'enfermement des migrants. Si nous restons inactifs, l'allongement des délais, la déshumanisation et l'opacité seront la norme dans tous les lieux d'internement administratif pour étrangers.

Les camps d'étrangers sont l'épicentre de multiples atteintes aux droits fondamentaux. Ne laissons pas tirer sur eux un rideau de silence. Les associations et la société civile ont le droit de savoir ce qui s'y passe.

A l'heure où l'Europe renforce ses dispositifs de contrôle et de détention les associations rassemblées dans le réseau Migreurop lancent une campagne pour exiger un droit de regard sur ces lieux de détention des étrangers en vue :

  • de faire connaître la réalité et les conditions de l'enfermement des étrangers dans ces centres,
  • de jouer un rôle d'alerte et de défense des étrangers détenus,
  • de témoigner sur les conséquences de cet enfermement et sur les situations conduisant aux violations des droits des migrants.
14 octobre 2008

Voir aussi l'Appel de Migreurop pour un droit de regard dans les lieux d'enfermement


Publié par groupe.cimade63 à 11:12:40 dans EUROPE | Commentaires (0) |

Les syndicats suédois avec les sans-papiers | 26 septembre 2008

http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/354238.FR.php Entre 10 000 et 50 000 sans-papiers vivent en Suède. Les statistiques sont approximatives. Ils pourraient être 100 000. Aucun n'a le droit de travailler. Pourtant, un agent d'entretien sur dix dans le pays n'a pas de papiers, à en croire le syndicat Fastighetsanställdas Förbund. Ils sont nombreux aussi dans les secteurs du bâtiment et de la restauration. En situation irrégulière, ces travailleurs de l'ombre sont souvent à la merci d'employeurs peu scrupuleux. Pressés d'intervenir par les associations qui leur viennent en aide, les syndicats ont enfin décidé de se mobiliser, en ouvrant début septembre un centre d'accueil et d'information à Stockholm. «Nous ne demandons pas d'amnistie, ni de réforme de la loi sur l'immigration, mais l'application du droit du travail et des accords collectifs», explique Samuel Engblom, juriste auprès de la confédération des employés, Tjänstemännens Centralorganisation (TCO). Le problème, précise-t-il, «c'est que l'Etat dit à ces gens qu'ils ne peuvent pas rester en Suède et qu'ils n'ont pas le droit de travailler, mais on ne les expulse pas et on ne leur verse aucune aide pour vivre». Reste alors le travail au noir : un secteur où les sans-papiers n'ont souvent aucun droit, même s'ils paient leurs impôts. Ce centre devrait «leur redonner un peu de dignité», espère Yacine Asmani, coordinateur du mouvement des sans-papiers à Stockholm. Les locaux sont offerts par le Syndicat des ouvriers du bâtiment. Engblom assure que ceux qui y viendront ne risqueront pas de se faire arrêter. Les sans-papiers trouveront des informations sur le droit du travail en Suède et pourront obtenir le soutien des syndicats en cas de conflit avec leurs employeurs. Cet été, un restaurant de la capitale en a fait les frais. Son patron, qui n'avait pas signé d'accord collectif avec les syndicats, refusait de payer le salaire en vigueur dans la branche à ses salariés en situation irrégulière. L'établissement a fait l'objet d'un blocus. L'objectif, résume Samuel Engblom, est «d'envoyer un message fort aux patrons, en modifiant le rapport de force». Dans un pays où le taux de syndicalisation avoisine les 80 %, la mobilisation des syndicats est essentielle, observe Yacine Asmani. Désormais, assure-t-il, les sans-papiers ne sont plus seuls. ANNE-FRANÇOISE HIVERT QUOTIDIEN : jeudi 25 septembre 2008

Publié par groupe.cimade63 à 10:09:20 dans EUROPE | Commentaires (3) |

Le pacte sur l'immigration validé | 26 septembre 2008

http://www.rfi.fr/actufr/articles/105/article_72788.asp par Maud Czaja Article publié le 25/09/2008 Dernière mise à jour le 25/09/2008 à 21:05 TU Après de difficiles négociations, le pacte européen sur l'immigration, pièce maîtresse de la présidence française de l'Union européenne, a été validé le 25 septembre à Bruxelles par les ministres de la Justice et de l'Intérieur européens. Le pacte européen sur l'immigration est l'une des priorités de la présidence française de l'Union européenne. Initialement présenté comme « fondateur », ce pacte est le fruit de dures négociations entre les 27. Les ministres européens chargés de l'immigration sont finalement tombés d'accord lors d'une réunion informelle à Cannes le 7 juillet dernier. La version finale a été adoptée ce mercredi à Bruxelles par les ministres de la Justice et de l'Intérieur de l'UE. Les chefs d'Etat doivent l'entériner officiellement lors du sommet de l'UE du 15 et 16 octobre prochains. Ce pacte reprend pour partie le concept « d'immigration choisie » du président français Nicolas Sarkozy et comprend cinq grandes règles. Une « carte bleue » inspirée de la « green card » américaine pour attirer les « cerveaux » Le pacte privilégie l'immigration du travail, en encourageant l'arrivée de main d'œuvre dite qualifiée. Les ministres présents à Bruxelles ont donné leur accord préalable au système de « carte bleue » européenne, inspiré de la « green card » américaine. Elle sera délivrée aux « cerveaux » pour leur permettre d'accéder aux emplois hautement qualifiés. Comment définir ces métiers? La directive « carte bleue», qui devrait être finalisée cette année et venir compléter le dispositif prévu par le pacte, prévoit de retenir le critère du salaire. Ainsi, un ingénieur ou un médecin à la recherche d'un emploi en Europe devrait gagner au moins 1,5 fois le salaire moyen de leur pays d'accueil pour être considéré comme des immigrants qualifiés. Des dérogations sont prévues pour les secteurs souffrant de pénurie de main d'œuvre. Le pacte européen renforce également la lutte contre les clandestins et le contrôle aux frontières. Le visa biométrique sera obligatoire d'ici 2012. La régularisation des sans-papiers ne sera plus massive mais se fera au cas par cas. La directive « retour » adoptée en juin à une très courte majorité par les eurodéputés et qualifiée par certains de « directive de la honte », a déjà tracé les grandes lignes de la politique de l'UE en matière de reconduite à la frontière. Elle encourage les départs volontaires, autorise l'expulsion des mineurs et permet une détention des ressortissants pendant 18 mois au maximum. Durcissement des conditions du regroupement familial Autre mesure du pacte : un durcissement des conditions du regroupement familial. Depuis une vingtaine d'années, le regroupement familial constitue l'une des principales sources d'immigration. L'UE souhaite davantage le réguler en prenant en compte par exemple la connaissance de la langue du pays d'accueil. Enfin, ce pacte tend vers une harmonisation du traitement des demandes d'asile au niveau européen. En fonction du pays d'accueil, un réfugié obéit actuellement à des règles différentes. Il est aussi plus facile d'entrer dans certains pays tels que la Grande-Bretagne ou la Suède qu'en Grèce. Un demandeur irakien, par exemple, a 85% de chances d'être accepté en Allemagne contre 0% en Slovénie. Le ministre français de l'Immigration, Brice Hortefeux a annoncé la mise en place d'un régime commun de l'asile pour 2010.Un bureau européen d'appui sur l'asile pour faciliter l'information va être mis en place au premier trimestre 2009. Le comité européen pour les réfugiés et les exilés, qui regroupe plus de 60 ONG, s'est inquiété du « mur » dressé par l'UE. D'autres associations européennes de défense des travailleurs critiquent également l'aspect utilitariste de l'immigration choisie. L'eurodéputé belge Gérard Deprez, président de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures du Parlement européen, est au contraire satisfait de ce pacte qui va permettre « pour la première fois à l'UE d'organiser des flux migratoires positifs en fonction de ses besoins ». Le pacte prévoit également de créer un partenariat plus global avec les pays d'immigration afin de favoriser leur développement et de décourager les candidats au départ. L'UE se dote donc de règles communes plus strictes en matière d'immigration tout en sachant que compte tenu de la démographie européenne actuelle, les 27 auront besoin, selon certains experts, de 40 millions d'immigrants au cours des quatre prochaines décennies.

Publié par groupe.cimade63 à 10:04:49 dans EUROPE | Commentaires (0) |

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