La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants. Nous organisons des permanences d'accueil pour accompagner les migrants dans leurs démarches administratives et juridiques. Témoins de leurs situations, des injustices et des inhumanités, nous intervenons dans la cité pour alerter, conscientiser et mobiliser. Nous aspirons à la socièté fraternelle du "Vivre Ensemble".
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Le tribunal administratif de Lyon s'est prononcé jeudi 14 août, contre la suspension de l'expulsion d'Ali. L'avocate de M. Raza, Catherine Robin, a décidé de saisir lundi 18 août le Conseil d'Etat. Elle dénonce "une erreur de droit" et déplore "l'énorme pression qui pèse sur la justice en matière de contentieux des étrangers".
D'un mariage à l'autre, Ali avait perdu son droit de séjour. Après avoir déclaré sa rupture de vie commune avec son ex-femme, en août 2007, il avait logiquement reçu une obligation de quitter le territoire en février. Depuis, il s'est marié avec Fabienne, qui partage sa vie depuis plus d'un an. Dans la foulée, il a fait une demande de titre de séjour, auquel il peut prétendre, selon l'article 211-2 1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en tant que conjoint de Français entré régulièrement en France.
Ce sont ces nouveaux éléments qui sont à l'origine de la demande de suspension de l'expulsion. Une circulaire édictée le 19 mars 2007 par le ministère de l'intérieur précise que les conjoints de Français, "après six mois de vie commune en France, quelle que soit la date du mariage", sont dispensés de retourner dans leur pays pour obtenir un visa de long séjour.
Mais sa demande de titre de séjour n'a pas été instruite par la préfecture du Rhône. "Jusqu'à aujourd'hui, nos dossiers avaient toujours été instruits", s'étonne Claire Déverine du collectif Amoureux au ban public de Lyon. Le tribunal administratif a pris en compte les six mois de vie commune du couple, mais en revanche a ignoré la précision "quelle que soit la date du mariage" contenue dans la circulaire, en faisant valoir que l'union ne remontait qu'au 5 juillet 2008.
DOUTE
A l'audience, la préfecture a dénoncé une "union militante" et a rappelé la grande différence d'âge - vingt ans - entre les deux époux. Une façon de laisser planer le doute sur les motivations du mariage.
Le fait que la première femme d'Ali se soit mariée "trois fois avec des étrangers", que Fabienne ait eu un premier mari d'origine chilienne les rendent suspects de mariage de complaisance aux yeux de l'administration "Me marier pour des papiers ! C'est pas vraiment mon truc," dit simplement Mme Raza. Fabienne s'était mariée au Chili avec un ex-réfugié politique naturalisé français.
La préfecture du Rhône semble déterminée "au vu de la situation" à exécuter l'obligation de quitter le territoire signifiée à Ali.
Jeudi soir, ce dernier regrettait un peu d'avoir posé pour le collectif des Amoureux : "Ca nous a affiché comme militants. Maintenant, on croise les doigts pour que d'ici lundi, il n'y ait pas de place d'avion pour le Pakistan."
Publié par groupe.cimade63 à 22:59:29 dans ACTIONS de SOUTIEN | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par groupe.cimade63 à 22:46:46 dans ACTIONS de SOUTIEN | Commentaires (0) | Permaliens
Mohamed, étudiant marocain en licence physique et ingénierie de l'Université Blaise Pascal, risque d'être expulsé suite à une Obligation de quitter le territoire français.
Mohamed, né en 1985 à Casablanca, est arrivé en France en septembre 2003 pour pouvoir continuer ses études en 1ère année DEUG STPI. Comme de nombreux étudiants étrangers ou français, il a dû travailler pour financer ses études, et a rencontré les difficultés d'adaptation que chacun connaît en changeant de pays, de méthodes, et en découvrant un nouveau cursus. Malgré son sérieux et ses progrès dont attestent ses professeurs, la Préfecture refuse aujourd'hui de lui délivrer un titre de séjour, alors qu'il est régulièrement inscrit à l'Université.
Nous demandons la régularisation de Mohamed
Petition a signer :
http://resf.rusf63.free.fr/spip.php?article25
Publié par groupe.cimade63 à 00:04:57 dans ACTIONS de SOUTIEN | Commentaires (0) | Permaliens
Quand la politique du chiffre
amène la police à
faire n'importe quoi!!
Un avis de la CNDS concernant les contrôles d'identités devant la CIMADE à Montpellier
Le 15 mai 2007, des contrôles de police avaient lieux devant la CIMADE. La presse locale avait rendu compte de ce qui était dénoncé par la CIMADE et par d'autres associations et collectifs de défense des étrangers sans-papiers comme un « piège ».
Dans une lettre circonstancié
'Soyez assurée que je veille personnellement, de même que l'ensemble des chefs de service de police et de gendarmerie, au strict respect de la législation et de la réglementation en matière de droit au séjour et de reconduite à la frontière, ainsi qu'au respect des libertés individuelles de tous les citoyens présents sur notre territoire, sous le contrôle permanent des juges judiciaire et administratif. Au demeurant, je ne crois pas que l'on puisse taxer la préfecture pas plus que les services de police et de gendarmerie d'utiliser des procédés qui s'apparenteraient de quelque manière que ce soit à des subterfuges voire à des « pièges ». De telles pratiques seraient d'ailleurs invalidées par le juge ».
Malgré cette réponse, la CIMADE, fortement indignée par la pratique, avait saisi la Commission Nationale de Déontologie de Sécurité par le biais du député François LIBERTI.
Un an après les faits, la commission vient de rendre son avis :
« Les
contrôles d'identité effectués dans ces deux voies et à proximité d'un
organisme dont la mission est justement d'accompagner les étrangers
tout au long de leurs démarches de régularisation et de reconnaissance
de leur statut de réfugié, ont donc été pratiqués hors des limites
géographiques imposées par les réquisitions du procureur de la
République, en l'absence de tout indice de commission préalable d'une
infraction ou de risque d'atteinte à l'ordre public, et donc en
violation flagrante des dispositions de l'article 78-2 du Code de
procédure pénale ».
(..)
« le contrôle d'identité de M. X. effectué le mardi 15 mai 2007, à l'angle de la rue Baumes et de la rue Saint-Louis à Montpellier, était irrégulier ».
« La Commission constate qu'en alléguant que M. X. se serait spontanément adressé à elle, Mme K.C. a donné une présentation des faits manifestement fallacieuse. La Commission demande en conséquence au ministre de l'intérieur d'engager des poursuites disciplinaires à l'encontre de ce brigadier de police, chef de patrouille ».
Dont acte.
Mais pour la CIMADE, c'est la culture du chiffre en matière d'immigration qui amène la police, mais aussi l'administration en général, à commettre de tel excès et manquements au droit... Il est manifeste que l'objectif de ces opérations basées sur des réquisitions pénales n'est autre que l'interpellation des étrangers sans-papiers. Ces méthodes font voler en éclat les règles protectrices qui encadrent le contrôle d'identité, et permettent le contrôle au faciès en toute impunité.... Il n'y a pas d'autre mot que rafle pour les qualifier.
Publié par groupe.cimade63 à 00:09:31 dans ACTIONS de SOUTIEN | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par groupe.cimade63 à 00:07:55 dans ACTIONS de SOUTIEN | Commentaires (0) | Permaliens
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