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cimade 63 - immigration

aider les migrants, promouvoir une politique d'immigration humaniste

Présentation

La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants. Nous organisons des permanences d'accueil pour accompagner les migrants dans leurs démarches administratives et juridiques. Témoins de leurs situations, des injustices et des inhumanités, nous intervenons dans la cité pour alerter, conscientiser et mobiliser. Nous aspirons à la socièté fraternelle du "Vivre Ensemble".

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groupe cimade 63
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Rétention : le ministre ment | 04 octobre 2008

[Gisti-info] « Rétention : le ministre ment » - Édito du Plein Droit n° 78

Rétention : le ministre ment

ÉDITO

Le 8 septembre dernier, au petit matin, Brice Hortefeux était l'invité de France-Inter. A la question du journaliste sur la mise à l'écart de la Cimade des centres de rétention, du moins à la fin de son « monopole », le ministre de l'immigration répond avec aplomb : « Aujourd'hui, la Cimade elle-même a indiqué qu'elle avait du mal à faire face parce que c'est une charge de travail, une pression peut-être aussi [...]. Elle a elle-même considéré que c'était trop important [...]. Je l'ai évoqué avec les responsables de la Cimade, que je connais bien et avec lesquels je travaille, et ils m'ont donné leur accord [...]. J'ai vu qu'ils n'étaient pas tout à fait satisfaits d'éléments techniques, c'est-à- dire l'attribution de lots et le devoir de neutralité et de confidentialité [...]. Ça, c'est le code des marchés publics ». Cette dernière précision est présentée par le ministre comme un détail.

M. Hortefeux ment de façon tranquille, avec suffisamment de calme et d'assurance pour convaincre une bonne partie des auditeurs qu'il dit la vérité. Après tout, la Cimade se « plaint » des conditions de rétention et évoque souvent ses difficultés à réaliser correctement les missions qui lui sont confiées, alors pourquoi ne pas croire ce qui est dit. Les propos du ministre sont d'autant plus convaincants que, certes, rien ne justifie qu'une seule organisation intervienne. Rien ne justifie davantage, appel d'offres et marché public obligent, que ce soit forcément la Cimade qui soit choisie. Tout cela est revêtu de cette logique implacable qu'on appelle le « bon sens » dont le présent gouvernement use et abuse.

En vérité, le ministre n'aime pas qu'on le contrarie et qu'on re mette en question ni même qu'on s'interroge sur la politique qu'il entend afficher et mener. Et la Cimade, avec ses rapports d'activité critiques sur les lieux de rétention et ses prises de position dénonçant les pratiques et l'évolution de la réglementation dans le domaine du droit des étrangers est devenue à ses yeux un élève bien trop remuant. Le ministre y était déjà allé de son petit mensonge avant l'été : faisant croire à la Cimade que peu de choses changeraient et qu'elle pouvait déjà rassurer ses salariés. Or il s'avère que le décret du 22 août 2008 sur la rétention et le nouvel appel d'offres rendu public début septembre sont en contradiction complète avec les « promesses » de M. Hortefeux.

(...)

> La suite de l'article est à l'adresse
http://www.gisti.org/spip.php?article1239

Publié par groupe.cimade63 à 15:51:06 dans La REALITE | Commentaires (0) |

La loi « des Jungles » | 03 octobre 2008

http://www.cimade.org/nouvelles/1132-La-loi----des-Jungles---

 

En 2002, la fermeture du centre de Sangatte devait, selon le ministère de l'Intérieur de l'époque, mettre fin « à un symbole d'appel d'air de l'immigration clandestine dans le monde ». Pourtant, dans la plus grande indifférence politique, les migrants ont continué à affluer le long du littoral de la Manche et de la Mer du Nord.

De mai à juillet, la Coordination française pour le droit d'Asile (CFDA) a mené dans cette région, une mission d'enquête et d'information dans cette région. Après plusieurs mois d'observations et de rencontres avec les acteurs concernés (associations locales, militants, migrants et autorités locales), la CFDA a rendu public un rapport mettant en évidence la situation préoccupante de ces étrangers en errance et un certain nombre de recommandations visant à mettre un terme aux violations des droits d'un grand nombre de migrants.

Au nombre de 19, ces recommandations concernent principalement le respect du droit d'asile, les conditions d'accueil, la protection des personnes vulnérables, le harcèlement et les brutalités policières et les droits des personnes retenues dans les centres de rétention.

 

Publié par groupe.cimade63 à 17:02:58 dans La REALITE | Commentaires (0) |

80 universitaires et chercheurs soutiennent la saisine de la Halde par les Amoureux au ban public | 03 octobre 2008

 http://amoureuxauban.net/index.php?option=com_content&view=article&id=622:80-universitaires-et-chercheurs-soutiennent-la-saisine-de-la-halde-par-les-amoureux-au-ban-public&catid=46:communiques&Itemid=87

 

En notre qualité d'enseignant-chercheur ou chercheur nous soutenons la saisine de la HALDE, dans le cadre du collectif « les Amoureux au ban public », par des couples franco-étrangers pour faire reconnaître leur droit de vivre en famille dans les mêmes conditions que les autres couples.

La situation juridique des couples mixtes n'a cessé de se détériorer ces dernières années. Des milliers de couples franco-étrangers sont aujourd'hui privés du droit de mener une vie familiale normale en raison du durcissement constant des lois sur l'immigration et des pratiques administratives. Difficultés pour se marier, mariages célébrés à l'étranger non reconnus et refus de visas d'entrée en France provoquant des séparations forcées, multiplication des obstacles pour l'obtention d'un titre de séjour entraînant des situations de précarité et d'irrégularité, familles déchirées par des mesures d'éloignement forcé, intrusion dans l'intimité des couples par des enquêtes de police abusives sont quelques unes des injustices vécues.

Le droit de vivre en famille des couples franco-étrangers dans les mêmes conditions que les couples de Français a pourtant toujours été garanti et même encouragé par le droit français. Dès la Révolution, la nationalité française est automatiquement octroyée aux conjoints de Français (décret « Target » des 30 avril - 2 mai 1790, Constitution de 1791 et de 1793, article 12 du Code civil de 1804). Par la suite, le législateur républicain ne fera que favoriser la naturalisation des conjoints de Français (lois de 1889, de 1927, ordonnance de 1945, loi du 9 janvier 1973) ou l'obtention de plein droit des titres de séjour, particulièrement de la carte de résident (loi de 1984).

Le nombre important de mariages mixtes est un des meilleurs marqueurs de la vitalité du « creuset français ». En 2006, 39 126 couples mixtes se sont unis en France sur 268 100 mariages soit 15% des mariages contre 8 512 mariages entre étrangers. Peu de pays au monde peuvent se targuer d'autant d'unions exogames. Et encore, en 2003, avant que les lois Sarkozy de 2003 et 2006 et Clément de 2006, viennent développer les obstacles administratifs à ces unions, ils étaient 48 600 couples mixtes à s'unir sur 275 963 mariages, soit 17%. Le nombre important de Pacs conclus par des couples mixtes de même sexe ou de sexes différents témoigne aussi de ce phénomène.

Comme l'a rappelé dans son rapport la commission « Mazeaud », aussi bien la Constitution française que les engagements internationaux de la France (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, principes généraux du droit communautaire) s'opposent à toute limitation abusive du droit de vivre en famille. Le droit de vivre en famille résulte aussi bien de la jurisprudence du Conseil constitutionnel (décision du 13 août 1993) que de celle de la Cour de Strasbourg ainsi que celle de Luxembourg.

Et pourtant aujourd'hui il est plus difficile à un conjoint de Français de vivre en famille en France qu'à un conjoint d'un étranger titulaire d'une carte de séjour « scientifique » ou « compétences et talents ».

De même le statut de conjoint de ressortissants de l'Union européenne est nettement plus favorable et protecteur que celui de conjoint de Français. Dans une récente décision, la Cour de justice des communautés européennes a estimé que le droit communautaire s'oppose à ce qu'un Etat membre exige d'un conjoint d'un citoyen de l'Union européenne d'avoir au préalable séjourné légalement dans un autre État membre pour bénéficier d'un droit au séjour. Le droit de vivre en famille en France est ainsi garanti quels que soient le lieu et la date de leur mariage ainsi que la manière dont le ressortissant d'un pays tiers est entré (CJCE 25 juillet 2008, Metock).

Ainsi, n'importe quel citoyen de l'Union européenne peut mener en France avec son conjoint étranger une vie familiale normale en toute quiétude et sans aucune restriction possible quant à la date de mariage ou d'entrée, le type de visa ou le caractère régulier ou irrégulier de son entrée sur le territoire.

N'importe quel ressortissant français pourra faire de même dans n'importe quel autre Etat membre de l'Union européenne dans lequel il exercerait sa liberté de circulation, sauf... dans son pays. Les Etats eux-mêmes ont dénoncé devant la Cour ces « discriminations à rebours injustifiée » pour les ressortissants de l'Etat membre d'accueil qui n'ont jamais exercé leur droit de libre circulation.

Dans certains cas, la situation des couples étrangers est même plus favorable que celle de couples mixtes en France. Ainsi, comme l'a illustré récemment l'affaire d'Elisabeth Guérin, lorsque son conjoint décède le veuf ou la veuve d'un ressortissant français ne bénéficie pas d'un renouvellement de plein droit de son titre de séjour « vie privée et familiale » contrairement au veuf ou à la veuf d'un résident étranger.

Dans sa recommandation sur la loi Hortefeux du 20 novembre 2007, la Halde a d'ores et déjà estimé discriminatoire un certain nombre de dispositions du Code des étrangers (CESEDA), en particulier la possibilité d'identification par empreinte génétiques d'enfants sollicitant un rapprochement familial (recommandation n°2007-370 du 17 décembre 2007 « Gisti et LDH »).

Il est temps de mettre fin à l'ensemble de ces différences de traitement discriminatoires à l'encontre des couples mixtes, contraires au droit communautaire, à la Convention européenne des droits de l'homme (article 8 et 14) et à la Constitution française mais aussi au droit de mener une vie familiale normale comme n'importe quel autre couple.

Nous soutenons la campagne du mouvement des “Amoureux au ban public” et la saisine de la Halde pour faire reconnaître le caractère discriminatoire de la situation des couples mixtes en France.

Publié par groupe.cimade63 à 16:55:14 dans ACTIONS de SOUTIEN | Commentaires (0) |

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