La Cimade est une organisation non gouvernementale qui accueille, oriente et défend les demandeurs d'asile, les réfugiés et tous les migrants. Nous organisons des permanences d'accueil pour accompagner les migrants dans leurs démarches administratives et juridiques. Témoins de leurs situations, des injustices et des inhumanités, nous intervenons dans la cité pour alerter, conscientiser et mobiliser. Nous aspirons à la socièté fraternelle du "Vivre Ensemble".
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sur Nouvel Obs
Hortefeux : "mieux d'intégration" pour lutter contre les clandestins
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Favoriser l'aide au retour volontaire
Le CADA est "le symbole de l'intégration et de la volonté d'insertion d'étrangers dans notre communauté nationale" a déclaré le ministre. Ce dernier y a rencontré plusieurs étrangers ayant obtenu leur statut de réfugié, notamment une Bolivienne, médecin généraliste, et un universitaire tchétchène, professeur de philosophie.
Brice Hortefeux a rappelé que le nombre de places de CADA avait "considérablement augmenté entre 2002 et 2007, passant de 5.000 à environ 20.000". Il a toutefois dénoncé "les délais trop longs [des procédures], en moyenne plus de deux ans (contre) quelques mois dans d'autres pays d'Europe. Il faut que nous allions plus vite, qu'on se rapproche de la moyenne européenne, de six mois".
Parmi les actions qu'il souhaite entreprendre figure "la politique d'aide au retour volontaire, qui peut permettre de mieux redémarrer dans les pays d'origine".
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Le CADA est destiné aux demandeurs d'asile, c est a dire des gens qui ont potentiellement besoin d'etre proteges. Parler à leur sujet de "d'integration et d'insertion" les place dans une problematique qui ne les concernent pas et participe de l'amalgame et de la confusion entre immigré et demandeur d'asile. De ce fait, l'administration ne les aborde pas comme des gens nécessitant une protection mais comme des gens ayant des difficultés d'insertion et d'intégration ! De plus, une fois qu'un demandeur d'asile obtient le statut de réfugiés, il n'a plus vocation à rester en CADA mais au contraire à être autonome dans la société.
Contrairement à ce que dit M.HORTEFEUX, la procédure ne dure pas pres de deux ans ! mais de 3 à 6 mois entre le moment de la depose du dossier et la decision de l'OFPRA. Les lois successives et les actions antérieures de son Mentor, M.SARKOZY, ont multiplié les procédures prioritaires, élargi la notion de pays sûr, complexifié la demande d'asile pour faciliter les rejets, expédier les demandes et créer une politique de dissuasion au lieu d'une politique de dignite. Mr HORTEFEUX noircie le tableau volontairement pour légitimer les futures atteintes au droit d'asile déjà réduit à peau de chagrin !
Il parle de mettre en place le retour volontaire apres avoir parle des demandeurs d'asile... Ceci demontre soit son incompetence en matiere de droit d'asile car comment parler de retour volontaire a quelqu un qui craint pour son integrite et sa securite dans son pays ? soit la suspicion généralisée à l'endroit des étrangers et des demandeurs d asile en particulier.
Nous vous conseillons le livre "Droit d'asile : Au NON de quoi ?!"
le site et le rapport du CFDA
le site et le rapport de l'ANAFE
le site et le rapport de la CIMADE
le site de l'UNAFO
Publié par groupe.cimade63 à 18:08:18 dans REVUE de PRESSE | Commentaires (1) | Permaliens
Immigration et identité nationale : une association inacceptable
Depuis 2003 nous avons participé au projet de la Cité nationale de l'histoire de l'immigration (CNHI). Cette Cité, qui doit ouvrir ses portes en cette année 2007, a été voulue, comme un nouveau lieu de l'histoire de France, au lendemain des élections présidentielles de 2002, à l'occasion desquelles les Français avaient signifié leur refus de la tentation xénophobe.
Ce lieu entend changer le regard de nos contemporains sur leur société en rappelant comment, depuis deux siècles, les étrangers, venus par vagues successives, ont contribué à développer, transformer et à enrichir la France. Rendre compte de la diversité des histoires et des mémoires individuelles et collectives, en faire l'histoire de tous, avec ses moments glorieux et ses zones d'ombre, aider ainsi au dépassement des préjugés et des stéréotypes, tels sont les enjeux qui nous ont mobilisés autour de ce projet.
L'instauration d'un « ministère de l'immigration et de l'identité nationale », remet en cause ces objectifs. Les mots sont pour le politique des symboles et des armes. Or il n'est pas dans le rôle d'un Etat démocratique de définir l'identité. Associer « immigration » et « identité nationale » dans un ministère n'a jamais eu de précédent dans notre République : c'est, par un acte fondateur de cette présidence, inscrire l'immigration comme « problème » pour la France et les Français dans leur être même.
Ce rapprochement s'inscrit dans la trame d'un discours stigmatisant l'immigration et dans la tradition d'un nationalisme fondé sur la méfiance et l'hostilité aux étrangers, dans les moments de crise. Là où le pari de la CNHI était celui du rassemblement tourné vers l'avenir, autour d'une histoire commune que tous étaient susceptibles de s'approprier, ce ministère menace au contraire d'installer la division et une polarisation dont l'histoire a montré les ravages.
Voilà pourquoi nous démissionnons à compter de ce jour de nos fonctions officielles à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration. Nous tenons cependant à saluer le remarquable travail effectué depuis plus de trois ans par Jacques Toubon et toute son équipe. Nous avons pu y être associés dans un esprit de liberté intellectuelle et d'indépendance. Nous continuerons de soutenir ce projet tant que son esprit perdurera.
Marie-Claude Blanc-Chaléard, historienne (Paris1) Geneviève Dreyfus-Armand, historienne (BDIC) Nancy L. Green, historienne (EHESS) Gérard Noiriel, historien (EHESS) Patrick Simon, démographe (INED) Vincent Viet, historien (IDHE) Marie-Christine Volovitch-Tavarès, historienne Patrick Weil, historien (CNRS-Paris1)
Publié par groupe.cimade63 à 00:25:13 dans ALERTE : La République dégénère ! | Commentaires (3) | Permaliens
Que peut bien venir faire l'« Identité nationale » dans les grands domaines d'action et de gestion de l'Etat ? L'appellation des ministères dessine, en effet, les principaux champs de compétences et de pouvoir du gouvernement de cet Etat. « Développement durable », « Travail et relations sociales », « Economie et Emploi », « Défense », etc. y trouvent naturellement leur place. Et pourquoi pas l'« Immigration », dans le contexte utilitariste explicitement assumé par la réforme de 2006 de la réglementation relative aux étrangers, selon laquelle le migrant est plus que jamais assimilé à une ressource parmi d'autres ?
Au nom de l'égalité des êtres humains et de
l'universalité des droits essentiels dont ils doivent tous bénéficier,
l'UCIJ a condamné cette réforme et rejette les notions
d'« immigration choisie » et d'« immigration subie ».
L'UCIJ condamne solennellement cette dérive. Elle invite la société civile à prendre garde aux risques majeurs qu'elle fait courir au principe d'égalité des êtres humains.
Publié par groupe.cimade63 à 00:13:36 dans ALERTE : La République dégénère ! | Commentaires (0) | Permaliens
sur CAUCAZ
Par Renaud FRANCOIS, d'après Messenger.com.ge
Tbilissi, 18 mai 2007 -
La délégation du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés
(UNHCR) en Géorgie se déclare dans l'incapacité de trouver une solution
durable au problème des réfugiés tchétchènes.
D'après ses
officiels, l'installation durable des réfugiés dans un pays d'accueil
constitue une solution limitée qui ne peut s'appliquer que sous
certaines conditions. Il faut, d'une part, que ces réfugiés
correspondent aux critères déterminés pour l'obtention du statut de
réfugié individuel et que, d'autre part, ils remplissent les conditions
édictées par les pays d'accueil eux-mêmes.
Publié par groupe.cimade63 à 00:10:20 dans REVUE de PRESSE | Commentaires (0) | Permaliens
sur MILLES BABORDS
Sur le site de Terra http://terra.rezo.net/article572.html
Je me suis entretenue aujourd'hui avec la famille de Elanchelvan, réfugiée en France, au sujet de votre demande. Ils sont tout à fait d'accord pour que vous publiez sur TERRA les documents ayant trait aux différentes démarches que Elanchelvan avait faites lorsqu'il était en France dans la mesure où, comme vous, ils ont voulu rendre son assassinat public afin d'éviter que d'autres personnes comme lui ne soient renvoyées à la mort. Avec leurs mots, c'est "Lui, il est perdu, on ne peut plus rien faire pour lui, mais il ne faut plus que ça arrive à d'autres, y compris ceux qui viennent d'ailleurs que du Sri-Lanka".
Publié par groupe.cimade63 à 00:07:59 dans ACTIONS de SOUTIEN | Commentaires (0) | Permaliens
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