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Je reprend le fil de ma narration un peu au hazard, ne sachant plus trop où je l'avais abandonné, et je livre en tas mes souvenirs de route.
Ah ben tient, en parlant de route, faut se méfier des distance. Un chtit machin d'un cm sur une carte routière, c'est facilement quelques centaines de kilomètres, et quand l'amie québecoise vous dit que c'est à deux heure, faut en rajouter au moins une de plus pour faire bonne mesure. Surtout si vous n'osez pas trop braver les limitations de vitesse pour cause de neige abondante... Ainsi, Quebec et Ottawa, c'est pas exactement la porte à coté de Montreal. Et le paysage peut rapidement s'averer monotone tellement il est plat et uniformément pris sous la neige.
Les villages que l'on traverses semblent fait de maisons rasemblées en oubliant de se pourvoir d'un centre ville de petites constructions frileusement serrées les unes contre les autres, à l'ombre du clocher d'une mairie ou d'une église. Parfois, en traversant un bois de sapin qui semble à mille mille de tous lieux habités, on a la surprise d'y entrevoire une clairière puis une petite maison de planche, puis une autre plus loin... Rien à voir avec les petits pavillons soigneusement camouflés derrières les haies de leurs jardins, ou bien les villages fermiers de mes campagnes, où les fermes ont quelques fois des allures de forteresse.
Québec est peut-être la cité la moins déroutante du Québec, avec ses petites maisons de pierre, les rues en pentes et pavées, qui rappellent la Normandie. Il parait que la cité est batie comme celle de Saint Malo car ses architectes étaient des gens de là-bas, en terre étrangère.
Le Saint Laurent, à Québec, si large et englacé, des congères énormes qui hérissent le fleuve d'autant d'échardent tendues vers le ciel gris et froid... La neige qui tourbillonne inlassablement sur le ciel noir et dans les lumières de la ville.
Les musées de Quebec, Ottawa et Montréal, qui réussissent à présenter les collections d'une façon incroyablement instructives et captivantes. D'ailleurs il parait qu'une expo canadienne sur l'art médiéval tourne en ce moment quelque part en Europe, tellement elle est bien foutue et bien présentée.
Les longs retours vers Montreal sous la neige et dans le noir.
Et puis Noel...
Publié par Lledelwin à 17:00:05 dans Le petit monde de Lledelwin | Commentaires (0) | Permaliens
Faire couler l'eau chaude. Répendre le baim moussant et regarder gonfler l'écume. Fermer la porte et laisser la buée recouvrir les miroirs d'une taie aveugle. S'étendre dans l'eau chaude et ne laisser dépasser que les mains et la tête, dont on a noué les cheveux pour qu'ils dépassent de l'eau. Tourner les pages d'un livre en prenant soin de ne pas tremper les pages dans l'eau.
Buller.
Laisser filer les heures
Le bonheur.
Oui mais après il faut sortir. Faire attention à se frictionner les jambes avant de se relever. Se hisser hors de l'eau et être étonné d'avoir si peu de force dans les bras. Tirer le bouchon et frissoner dans l'air plus froid que l'eau, se laver des dépots de baim moussant, et faire attention à ne pas s'étourdir. Sentir ses pieds gonfler et devenir tout rouge et son coeur battre péniblement dans sa tête...
Désagréable... Mais buller dans l'eau est si délassant que cela vaut bien le désagrément de se relever après.
Publié par Lledelwin à 19:35:31 dans Le petit monde de Lledelwin | Commentaires (1) | Permaliens
Encore une fois, j'ai mal dormis.
Couchée vers minuit et quelques, épuisée mais sans envie de dormir, réveillée à midi avec le genre de petit mal de tête vicieux qui vous assaille lorsque vous dormez mal, j'ai eu l'occasion de tester les limites de mon petit coeur sensible en ce qui concerne les angoises et cauchemards.
Je suis très douée à ce petit jeux, d'ici peux je pourrais écrire une anthologie... Suffit que je me résolve à prendre la plume, en ce cas le clavier, et à coucher par écrit le récit de mes horreurs nocturnes. Ce qui n'est guère évident lorsqu'on a dormis 12 heures mais que, malgrés tout, on ne se sent pas le moins du monde reposée.
J'ai rêvé de camps de concentration cette nuit. Ce n'est pas la première fois que j'en rêve. Dernièrement, je vivais l'arrivée aux portes du camps, et me trouvait devant cette alternative qui n'en est pas une : Soit crever gazée directement, soit mourir lentement de faim les quelques années qui allaient suivre, pour finir à bout de fatigue de force et d'espoir par mourir tout de même.
Cette nuit, j'ai rêvée qu'enfermé dans un building, j'était finalement déporté en direction des caves, enfermé avec d'autres enfants, car curieusement au cours de la descente vers les profondeur du bâtiment je perdais une bonne douzaine d'année pour me retrouver au même âge que mes petits compagnons de galère. Nue, cheveux rasés, une petite fille aux cheveux roux m'accompagnait. Elle s'appelait Anne, et ensemble nous nous sommes évadé. Caché derrière des contener nous avons vu nos amis, ses amis, emmené hors des caves, enfermé dans des cagette de bois, et entassés dans des camions qui étaient autant de chambres à gaz, sous le regard de la presse étrangère, qui ne faisait rien. Une jeune femme qui eut un mouvement vers la cagette pour en connaitre le contenu s'est vu arretée dans son mouvement par une femme plus agée. "regarde ! si tu ne vois pas cela, qui pourra en témoigner ?" Les enfants sont partis, et Anne aussi, qui a filé rejoindre ses amis dans la mort, ne supportant pas l'imobilité et la survie seule. Je suis resté seul. Dans mon rêve j'avais les cheveux brun et je m'appellais Sebastien.
"Bien dormis ma chérie ? "
"Ouais, super... "
Je fais des rêves fantastiques... Et en rêgle générale, j'ai une très bonne mémoire de ces rêves qui arrivent quelque fois à me plonger dans un tel trouble qu'ils me pourrissent une ou deux journée à la suite.
Je me souviens ainsi assez précisément d'un cauchemard que j'ai du faire vers 5 ou 6 ans, dans lequel, au terme d'une promenade en forêt de Soignes, nous rentrions à la maison dans la quatre-L familialle blanche, la première voiture de la famille (depuis, le standar est heureusement un peu monté...) et nous traversions une forêt en feu, seule voiture à rouler au travers de deux murs de flammes oranges qui teintaient le ciel nuageux de leurs reflets. Curieux, les cauchemard que l'éclairage des autoroutes peut inspirer aux enfants endormis... Là où cela devient intéressant, c'est que, dans mon rêve, nous avions pu rammener à la maison les longues branches que tout enfant s'obstinne à rammaser en forêt... et qui, dépassant par la fenêtre, commençaient à s'enflammer. Lorsqu'enfin nous avions traversé le pont surplombant une rivière imaginaire séparant la forêt de la commune d'Auderghem où, toujours dans mon rêve et dans la réalité avant ma naissance, vivaient nos parent, ce fut pour constater que le cours d'eau chariait des iceberg eux-même transportant pinguoins et brasier...
Je fais des rêves fantastiques, vraiment...
Rêves ? Curieuse idée tout d'abbord que de nommer rêves les délires hallucinés qui hantaient mes nuits et dont les thématiques nauséeuses se répétaient de semaines en semaines. Au point que je n'aimaient plus me coucher ? oui, à ce point là. Quel plaisir trouver à se blottir sous sa couette, lorsque l'on sait qu'on y retrouvera toute l'angoisse et l'horreur que l'on combat éveillée.
Mes rêves ont ceci de particulier qu'ils comportent souvent une thématique, et que celle-ci se répette de nuit en nuit. Oh, certe, je ne prétend pas avoir fait toute les nuits le même cauchemard, mais assez souvent pour ne pas avoir oublié celui qui avait précédé.
La plus ancienne thématique est celle de la violence physique. Une course éperdue dans des couloirs où bien des lieux grands ouverts, pour fuir des agresseurs supérieurs en nombre et en force, qui parfois sont mes camarades d'école. Une fuite éperdue que j'hésite à qualifier de course, tellement le sol me colle au pied, tellement mes jambes sont lourdes et tellement je semble lente, malgré les efforts que je déploie pour avancer. Il m'arrive même d'en être réduite à ramper, plantant mes ongles dans les murs, mes doigts entre les intertices des dalles pour me hisser péniblement vers l'issue salvatrice, la porte que je pourrais clore derrière moi, l'abris d'où on ne saura m'extirper. Mais le temps ralenti sans cesse au fur et à mesure que je me rapproche de l'abris que je n'atteind jamais... je me suis toujours réveillée dans ce moment de suspens, mais celui ci n'avait rien d'exaltant.
Passons sur les éternels thématiques de la nudité en plein milieu d'un groupe de personne, amphithéatre, couloirs d'écoles... Ou pire : vétue d'une veste mais pas de pantalon, d'un pantie mais de rien d'autre, etc...
Les scènes détestables où tout le monde vous explique en détail combien vous êtes mauvais en tout sont un autre grand moment de cauchemard... Tellement banal, mais bien désagréable tout de même.
Rien qui ne vaille la thématique de la violence sexuelle : il m'arrive de me retrouver dans les bras d'une créature repoussante, baveuse, suintant la libido pourrie et la concupiscence malsaine, et qui me maltraite, tort mes chairs, me palpe en tout sens. Et je ne puis m'en dépétrer, je ne sais m'arracher à se contact qui me révulse, je puis tout juste maintenir le monstrueux agresseur à quelque distance de moi... Toute mon âme hurle d'horreur et se cabre à l'idée de ce contact qu'on cherche à m'imposer et auquel je ne sais me soustraire... Et là, mes muscles douloureux à force de résister, l'idée, odieuse, d'abandonner la lutte me vient à l'esprit. Subir le contact, m'y complaire bestialement, en jouir peut-être, et cesser de me débattre et de lutter. Un instant seulement, qui suffit à l'aggresseur pour rafermie sa prise, me serrer plus étroitement, apliquer sa bouche, son ventre moi, son sexe tout contre mon corps et ma peau. Et je me hais de cet instant de faiblesse qui rend ma position encore plus intenable... Et je me réveille en sueur, m'arrachant précipitament de mes draps pour fuir le sommeil et l'immonde monstre qui m'y attend... Et que je connais. Je peux presque toujours mettre un noms sur l'agresseur. Il s'agit de mon grand père, ou plutot du cadavre de celui-ci arraché à sa tombe mais ayant perdu son humanité pour n'être plus qu'une brute de chair mortes et flasque animée d'instinct hideux. Il s'agit d'un ami mais dont le comportement ne rescèlle plus la moindre bride d'amabilité, il s'agit d'un inconnu rencontré une fois au cours d'une soirée... Et toujours, au cours de toutes ces agressions oniriques, se retrouve l'éternelle dualité : la jouissance animal, sans conscience, des sensations physiques de mon corps devenu un jouet entre les mains de bêtes humaine où humanoïdes, opposé à ma conscience, qui exige le respect de son intégrité et de son libre choix de refuser un contact non désiré.
Combien de fois ne me suis-je pas réveillée en sueur suite à ces épisodes onirique cauchemardesque, qui me collait au ventre une impression de rance et de peur ?
Quoi d'autre ?
A coté de ces chef-d'oeuvres de cauchemard rancis, j'en arrive presque à me réjouir de simple bon vieux rêve avec fantômes, mort, fuite et monstres, même lorsque ceux-ci se dinstingue par le désespoir froid qui s'en détache. Je me souvient ainsi d'un rêve très détaillé où les morts se succédaient dans un paysage de montagnes et de rocher désolé, où se mélangeaient des personnes rencontrée à différentes époques de ma vie, un kangourou malade et Gandalf. Oui, oui, Gandalf, le seigneur des Anneaux, tout ça. A un moment de ce rêve, je me suis à moitié réveillée en me disant "oulah, j'ai pas bien compris ce passage, faudrait que je relise le bouquin... Ah mais merde, c'est pas le bouquin, c'est mon rêve... bon, tant pis, je comprendrais jamais ce passage"
Les périodes où je ne me souvient pas des rêves que je fais sont les plus agréables de ma vie.
Publié par Lledelwin à 15:23:43 dans Le petit monde de Lledelwin | Commentaires (5) | Permaliens
Au grés des articles postés et des commentaires qui en découle, je me retrouve sur des blogg dont je ne connais absolument pas les auteurs. Je ne suis pas arrivée là par le biais d'une chaine de liens, par le blogg d'un ami d'un ami de blogg... Souvent ce que j'y lit me touche, j'y laisse un message, je reppart, et j'oublie le nom du blogg ou celui de la personne qui y postait.
Ou pas, mais alors ce n'est pas bien grave d'avoir oublié, puisque je ne comptais pas y revenir. Si d'aventure j'ai laissé un petit mot sur votre blogg et que je ne suis plus jamais repassé, ne pensez pas que ce mot n'était qu'hypocrisie et empathie à deux sous le quintal. Simplement, j'ai perdu le souvenir des mots clés par lesquels vous retrouver.
Publié par Lledelwin à 17:52:54 dans Le petit monde de Lledelwin | Commentaires (5) | Permaliens
Revu ce matin sur le cable Donnie Darko.
Pas le temps ni l'envie de développer beaucoup, mais à mon sens c'est un des meilleurs film que je connaisse. En tout cas un de ceux que je trouve les plus riche de sens et les plus touchant... Je n'ai jamais vu un film qui traite du mal-être adolescent et de l'angoisse et la folie de manière aussi juste. De la schizophrénie pour être exact. Et qui propose en même temps différent degrés de lecture, car il navigue entre un univers réel, mais vu à travers le héros, souffrant mentalement, et entre le fantastique pur et la possibilité du voyage dans le temps... Cela parce que la narration ne prend pas délibérément partis pour l'un ou l'autre des intervenants, à travers les yeux duquel le monde est percu. Ou la narration s'attache au pas de Donnie, et tout comme lui refuse de percevoir le monde et les autres de façon linéaire selon ce qu'on lui demande de voir et de croire.
Quelque soit la grille de lecture à laquelle on choisit d'adhérer, il n'en demeure pas moins que les émotions humaines qui sont abordées sont traitées avec une pudeur et une justesse rare, et c'est vraiment digne d'être noté. Que ce soit le chagrin immense de ceux qui perdent un proche, un frère, un ami, un camarade de classe, un élèvre, l'amour adolescent, le mal-être brute de ces élèves emprisonné dans un lycée et aux mains de prof cinglé comme chaque lycée en compte au moins un, le mal-être de ces profs qui se retrouve coincés entre la direction, les élèves, les collègues et parents, et leurs propres convictions... Tout ces gens qui se retrouvent débordés et emplis de chagrin et d'espérances. Tout cela servit par une bande son admirable (depuis ce matin, je ne cesse de fredonner "Mad World" la chanson du générique de fin, admirable).
Donnie Darko, c'est un film à l'image de cette image (Frank, l'ami imaginaire de Donnie) : en théorie propret et gentil (quoi de moins flipant qu'un lapin ?) et puis en pratique, c'est tout autre chose...
Edit :
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Plus j'écris, je modifie mes paroles et tente d'apporter des éclaircissement, plus je réfléchis à ce film, la mise en scène, la trame narrative, et plus j'y découvre de subtilités . C'est merveilleux.
Publié par Lledelwin à 00:28:22 dans Le petit monde de Lledelwin | Commentaires (10) | Permaliens
Un chaton, un hobbit curieux, inquiet, boudeur, rieur, aimant la bière...
Comment me définir autrement ? Que dire de plus sur ma personne ?
Promis, j'enquète sur moi, (en quête de moi) et je reviens.
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Quant à mes motivations profondes, c'est ici
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