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Lledelwin's inner world

Les archives du chaton taquin : bétises, fredaines et rêveries

aargh... | 25 janvier 2005

Je sens que ma recherche d'emploi se complexifie... 

Bosser dans un musée, en France, cela équivaut à bosser pour l'Etat, donc avoir un statut de fonctionnaire...  Nickel, me direz vous.

Sauf que pour être fonctionnaire, dans ce cas-ci, dans la Fonction Publique Territoriale, il faut passer des concours. Ce qui équivaut à une inscription, sous réserve que l'on remplisse les conditions d'inscription à ces concours. Et pour celui qui correspond au type de travail m'interressant... et bien, je peux pas. Je suis pas française, donc je ne peux pas.

Contrairement à ce que je pensais, influencée en cela par les renseignements précédements (et précieusement) collectés, cela s'avère un poil plus fermé que ce que je ne pensais - espérais... 

Quand à bosser sous statut contractuel, il faut pas trop y penser...

Me suis donc inscrite au concours du degrés inférieur, un peu à l'arrache, sans trop savoir à quoi m'attendre en terme de difficulté d'épreuve à passer... 

Inch'Allah...

Publié par Lledelwin à 19:05:16 dans Le petit monde de Lledelwin | Commentaires (3) |

Ambiance - after dead | 25 janvier 2005

Devant les néons de la boites, une silhouette emitouflée dans un manteau en mouton retourné faisait les cent pas, depuis un bon moment déjà. Malgrés l'heure tardive, il s'obstinait à garder sur le nez de gros carreau teinté façon polnareff. D'ailleurs, question look, ça aurait pu être Polnareff : outre le manteau, un petit chapeau de feutre enfoncé profondément sur son front, un pantalon moulant et patte d'eph' à la fois... L'ensemble pouvait faire rétro et vintage, il faisait surtout bizarre. Un je ne sais quoi qui détonnait, déreangeait, et qui attirait sur lui l'attention du videur.
Le scintillement des néons et le froid piquant n'arrivent pas à motiver l'homme à rentrer dans la chaleur de la boite. C'est qu'il la connait bien, malgrés ce qu'en pense les deux trois mecs qui discutent avec le videurs, tout en lui jetant quelques coups d'oeil. Il la connait bien, cette putain de boite. Sauf réfection majeure de l'architercture, il pourrait s'y balader les yeux fermé sans se planter. Mais là, il hésite, il ose pas trop... Les souvenirs qui affluent, la peur de sauter la pas, à nouveau... Il voulait juste passer une soirée cool, et c'est pas trop le tour que ça prend...

Salut mec, t'es perdu ? P'têtre que tu cherche quelque chose ?

Allons bon, voila autre chose. L'homme invisible se tourne lentement dans la direction de la voix, gogenarde, pour dévisager l'homme, la trentaine souriante et boby buldée, qui le toise. Il jauge vite l'individu, l'individu le jauge vite. le contraire l'aurait surpris. Tout comme ce qu'il devinne des pensées du beau gosse ne le surprend pas.

Alors, mec, tu as perdu ton dealer ? T'as un joint qu'a sauté, tu va prendre froid ici, qu'est-ce que tu fout loins de ta bouche de métro ?

Ah bon ? Alors comme ça il a l'air d'un clodo junkie qu'à perdu la boule ? Y a des choses dont on se doute mais qui font pas plaisir à entendre... Il aurait préféré entendre "un itinérant" ou "un nomade" comme certains appelle les SDF. Mais c'est quoi ce ton condescendant ? Bordel, ce morveau se touchait encore devant des photo de footballeur que lui, il tutoyait tout le monde dans la boite ! Ou presque. Le sosie de Polnareff est blessé, il se sent à la masse, en dehors du coup, de trop, plus dans son monde, et de surcroit un jeune con... bien gaulé ma fois... Un jeune con viens le lui mettre sous le nez !

- En fait... j'étais venu ici confronter la réalité à certains d'mes souv'nirs...

- Comment ? putain, mais faut se calmer sur la clope, hein, d'ici deux paquet, on te comprendra plus du tout, p'tit père...

- "petit père" hein ?

"Polnareff" voulait retrouver les lieux qu'ils fréquentait jadis, et voir si éventuellement, il pouvait encore oser y remettre les pieds, moyennant un bon cache-nez... Mais un jeune blanc-bec l'avait dissuadé de poursuivre plus loin ses reveries. Il fallait se rendre à l'évidence, faudrait prendre son plaisir autrement qu'en mattant les minets dans les bars enfumés de la communauté et en draguant le mec de passage tout en se foutant de l'hétéro égaré là par hazard ou curiosité malsaine... Dommage pour ce mec qu'il ait pas compris plus vite que parfois, vallait mieux pas ouvrir sa grande gueule... Maintenant, il aurait du mal à la fermer...

D'une main maigre, polnareff hôte ses lunettes et cligne des yeux dans la neige froide qui cingle le ciel de Montreal, et les jette dans une poubelle. Elles étaient ridicules, ces lunettes, il les avait choisi parce qu'elle étaient les plus couvrante possible, et ça lui a bien servit... pour ménager l'effet de surprise au minet... Finalement, il était pas si balaise, surtout qu'il savait pas gérer ses émotions. Enfin, Kioudé va pas lui jeter la pierre, vu que lui non plus, il a jamais trop aimé contrôller ses émotions. Quand on se bride, on sait plus prendre son pied à rien...


Ici radio Montréal, en direct de St Paul Est, où nous retrouvons notre correspondante...

C'est vers 5 h 30 que la gardienne de l'immeuble a découvert sous l'escalier le corps sans vie d'un jeune homme de race blanche, agée d'envirron 25 ou 30 ans.... La police se refuse à tout commentaire à l'heure actuelle, et l'identité...

D'un geste rapide, Kioudé coupe la radio et soupire. Il savait qu'il aurait du jeter le corps dans le Saint Laurent, on l'aurait retrouvé au dégel, et il n'en aurait plus jamais entendu parlé. Maintenant, on ne parlera que de cela jusqu'au prochain accident affreux qui occupera la conscience des badeaux... Il regrette pas vraiment son geste, Kioudé, mais bon, il est pas non plus fier d'avoir tabasser un chum jusqu'à ce qu'il crève. Tant qu'à faire, il aurait préféré passer un petit peu de bon temps d'abbord, mais le cheum avait pas l'air partant... Faudrait vraiment trouver quelque chose pour arriver à tirer un coup de sang aux mome sans les tuer de peur d'abord...  

Et aussi arranger un peu son physique, parce que vraiment, c'est plus possible, cette gueule immonde, cette peau plus parcourues de taches et de pustules que celle d'un crapeau où d'une vieille en fin de vie. Faut trouver quelque chose pour s'améliorer un peu, parce que, merde, c'est pas parce qu'il est mort maintenant qu'il va accepter de ressembler au bâtard d'un figurant de la momie et d'un des zombies de dawn of the dead.... 

Publié par Lledelwin à 14:55:35 dans Poésie et (sans) sonnets | Commentaires (3) |

Leben tag nach tag... | 24 janvier 2005

La salle est comble ce soir. Les sièges ont été réservé de longues nuits à l'avance, et même les derniers rangs des balcons sont occupés. Si on compte les angelos de stucs et les muses pâmées, le public triple ou quadruple. Mais alors que ceux-ci sont mi-nu, pudiquement recouvert d'un heureux drapé doré, ceux-là sont soigneusement, élégament, emitouflés de chaud atours, et le rouge et le bleu ne suffisent pas à donner aux joues les couleurs de la vie. Il fait froid, et les respirations d'une salle comble ne suffisent à réchauffer l'atmosphère.

Sur scène, une cantatrice exale les roucoulades d'un air de Mozart, interpreté de façon extrêmement classique, sans prendre le moindre risque... Le public est content. Chacun songe en son for intérieur au jeune jomme qui écrivit ses notes éblouissantes et qui mourrut dans un tel dénuement... On est bien peu de chose, mais tout de même, quelle triste fin pour un si brillant génie, et quel domage que ses contemporains ne lui aient pas offert un peu plus... S'il avait vécu à notre époque... L'orchestre reprend l'air, cuivres rutilant, vent, violon, un moment hors du temps pour un public endormis.

Dans les locaux administratifs, le directeur peine, la peur au ventre, devant l'écran froid et tremblotant de son PC un fichier déjà bien remplis. Il faut rentabiliser, rentabiliser, les crédits sont si maigres, si maigres, déjà ils ont du rogner sur le chauffage de la salle, la note était trop élevée. les gens se plaignent un peu, bien sur, mais comment faire autrement? Les crédits sont si maigres et si peu d'argent rentre dans les caisses... Et le directeur, qui a congédié son comptable de longues heures plus tot, n'en fini plus de retourner ses comptes dans tout les sens. Peut importe, il n'arrive pas à rentrer dans ses frais, il n'arrive pas à rentabiliser son établissement, il n'y arrive tout simplement pas.

Sous le ciel gris, s'éloigne un jeune homme, à peine un adulte. Sous son bras, il serre des partitions, qu'il aurait tant voulu entendre jouer dans une salle digne de ce nom... Il n'est pourtant pas un inconnu, il s'est déjà fait un nom dans le milieu des amateurs de musique classique... Seulement, il n'y a plus de crédit, et on ne peut plus prendre de risque. A peine un adulte, et déjà tellement d'amertume et d'illusions brisées. Mozart vit toujours à notre époque, et il s'éloigne sous la pluie...

Ce texte est une fiction de mon invention. Toute similitude avec des personnes réelles relève de la pure coincidence. Na.

Publié par Lledelwin à 17:09:50 dans Poésie et (sans) sonnets | Commentaires (1) |

Ah merde... | 22 janvier 2005

C'est con ça, c'est quand on a de nouveau accès aux blogg et qu'on peut posté, que, subitement, on a plus aucune inspiration... 

Dans la catégorie merde, je constate qu'une seconde personne qui me veut du bien et que du bien a fait son apparition. J'ai virer le post, il n'en reste pas moins que la démarche me laisse un peu perplexe. Qu'est-ce qui peut pousser une personne à suggérer à une autre personne qui lui est parfaitement inconnue de se faire euthanasier ?

Déjà sans doute une grosse lacune de vocabulaire : l'euthanasie, procédure toujours pas légalisée en France et dans la majorité des pays d'Europe, consiste à mettre fin aux jours d'une personne mourrante, lorsqu'il devient évident que les traitements n'ont aucun effet sur l'agravation de sa maladie. C'est un suicide par personne interposée, en quelque sorte, mais l'intervention d'une tierce personne ne se justifie que par l'état d'impotence du malade. Pour me faire euthanasier, il faudra d'abord attendre que je sois gravement malade et assez désilusionée pour recourir à cet expédient.

Ce n'est pas encore ma situation.

Publié par Lledelwin à 23:20:56 dans Le petit monde de Lledelwin | Commentaires (18) |

Absences | 18 janvier 2005

Ah ben oui, je suis moins présente, ces derniers temps...  Je suis en atelier de recherche emploi, occupée toute la journée, et un peu trop loin pour que je revienne sur le temps de midi vous raconter mes exploits de la matinée. Et le soir, je suis un poil fatiguée, alors... 

Mais je suis ravie, mes démarches avancent : au moins moi je sais ce que je veux faire, et je me trouve cohérente

Publié par Lledelwin à 17:27:30 dans Le petit monde de Lledelwin | Commentaires (6) |

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L'autrice

Un chaton, un hobbit curieux, inquiet, boudeur, rieur, aimant la bière...

Comment me définir autrement ? Que dire de plus sur ma personne ? 
Promis, j'enquète sur moi, (en quête de moi) et je reviens.

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Quant à mes motivations profondes, c'est ici

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