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<< Amour gloire et cellulite. | la compagnie des loups | téléphone et bain. >>
Dans la série des films dernièrement vu, il y a ce monument d'onirisme que constitue "la compagnie des loups" film s'inspirant d'un ouvrage de
Rosaleen en est à l'âge des boulversements. Elle a foncé s'enfermer dans sa chambre pour ne plus subir les insultes serpentines de sa soeur et y rêver ton son saoul... Des jouets monstrueux apparaissent dans une forêt enchantée pour y livrer l'insuportable soeur à la horde affamée des loups gris, qui s'empresseront de débarrasser enfin l'imaginaire de la jeune fille de cette soeur belle et parfaite et déjà trop adulte.
S'ensuit une longue suite de morceau d'un grand tableau, les funérailles de la jeune fille sous les yeux de sa soeur, et toutes les histoires que lui conte sa grand mère et qui toute ont rapport aux loups, métaphore de l'homme, méchant, brutal, sournois, sauvage enfin. Si elle ne veut pas trop y croire, la jeune fille ne peut s'empécher d'y accorder foi et d'accumuler des morceaux de sagesse. La sagesse frustrante et conventionnelle des vieux : se méfié des hommes aux sourcils qui se touchent, ne jamais sortir du chemin, ne pas croquer la pomme tombée à terre, être méfiante enfin...
Cependant le destin des loups ne peut que fasciner l'enfant-femme qui demande toujours et plus d'histoire, passionée et pure, refusant d'accepter le cynisme de sa grand mère lui contant l'histoire de l'enfant du prêtre séduit par le diable, méfiante envers les baisers d'adultes...
Et si elle aime sa grand mère, elle acceptera sa mort sans trop de larme. Il lui faut aussi affronter le loup pour ne pas périr comme sa soeur, égorgée dans un hurlement de peur, car elle n'avait personne pour la défendre. Elle, elle se défendra seule et affrontera sans baisser le regard le beau marquis dont elle ne s'est pas méfiée à dessein, sachant bien qu'il ne pouvait être l'élégant gentilhomme qu'il y paraissait mais trop heureuse d'enfin trouver un homme plus plaisant que les paysans de son village. Et ce n'est qu'une fois affronté le loup, brulé à la paume, qu'elle osera s'assoire à coté de lui pour lui conter une histoire de louve, celle que sa grand mère ne lui a jamais conté : l'histoire d'une louve revenue de la foret et qui, blessée par un homme, allant se réfugier près du prêtre compatissant avant de retourner dans la forêt. Car elle n'avait pas oublié ce que la forêt et la compagnie des loup lui avait apris, et ne l'oublierais pas, cette animalité qui est en chacun de nous... Hommes et femmes, mais que l'on refuse aux femmes transformant leurs hommes en loup féroce. Et lorsque les chasseurs défonceront la porte de la maison de Grand mère, c'est deux loups qu'ils verront fuir à travers bois, sur les accents oniriques du violon.
Ceci pour l'histoire de ce film merveilleux et baroque, qu'en est-il du style maintenant ? Sans vouloir être aussi exaustive que de nombreux site, je voudrais signaler deux choses :
Tout d'abbord les effets spéciaux, qui certes ont un peu vieilli, le film a bien 20 ans, mais qui conservent une fraicheur et une force d'interpellation toute vive. Ensuite, et la photo l'illustre, l'usage que fait Neil Jordan des yeux jaunes de ses personnages afin de signaler le changement d'humeur et de nature. Le premier est un extrait de la compagnie des loups, quant au second est-il nécéssaire de citer Louis "d'Entretient..." ?
Publié par Lledelwin à 19:50:07 dans Le petit monde de Lledelwin | Commentaires (3) | Permaliens
14-05-2005 10:43
De Lledelwin Sujet:
Neil Jordan...
14-05-2005 02:24
De wolfy Sujet:
amateur aussi... Url: [Liens]
14-05-2005 02:15
De brigitte Sujet:
merci à vous! Un chaton, un hobbit curieux, inquiet, boudeur, rieur, aimant la bière...
Comment me définir autrement ? Que dire de plus sur ma personne ?
Promis, j'enquète sur moi, (en quête de moi) et je reviens.
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