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Publié par ROSSET à 20:30:58 dans Des mots et des jours, chroniques poétiques | Commentaires (0) | Permaliens
Un peu de publicité, quand même : les éditions Alidades, fondées par Emmanuel Malherbet.
Publié par ROSSET à 23:56:25 dans Amis poètes... | Commentaires (0) | Permaliens
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AUJOURD'HUI POEME N°77 janvier 2007_____________________________ Mais Emmanuel Malherbet nous a aussi communiqué le livre de Philippe Rosset intitulé trahisons du crépuscule publié aux éditions Alidades, échafaudage dont la teneur est plus grave :Dorés par le soleil, corps pressé de mûrir; ils s'élançaient sur les pavés, sans trébucher. Sûrs de leurs visages, ils connaissaient tout des forêts, des pierres, des voûtes. La connaissance du sentiment peut manquer. À deux, munis d'épis et de faucilles, ils savent encore apprendre et osent enfin aimer. C'est leur issue. C'est leur antidote contre les ravages de la poussière. |
Publié par ROSSET à 23:51:15 dans Trahisons du crépuscule | Commentaires (0) | Permaliens
La lecture d'un poème laisse parfois le sentiment tenace d'une gratuité verbale sinon verbeuse qu'une seconde lecture vient à peine dissiper... Le poème ne dit rien, ne parle pas, ne réveille pas ! Il est là, on n'y peut rien. Ecriture automatique ? Inspiration ? Travail flaubertien lettre après lettre ? Le mystère de l'éclosion est là et la trahison est toujours garantie : sans cesse le mot qui naît sur la page excède l'intention. Et le poème est là. Alors les esprits étroits de l'immédiate rentabilité du sens - il en est en économie comme en littérature - viendront toujours dire, comme la "mère Rimbe" à sa géniale progéniture "qu'est-ce que ça veut dire ?" . Le jeune voleur de feu disait alors : "ce que ça veut dire, littéralement et dans tous les sens". Mais on sait aussi qu'il existe des "limites de l'interprétation", selon Umberto Eco.
La question du sens se pose dès lors qu'on aborde des poèmes qui semblent se refuser à nous, soit par paresse, soit par torpeur, soit parce que nos âmes n'ont pas trouvé la "fréquence" du poème, comme une radio dont on percevrait les bruits sans en comprendre le sens. Alors le mieux est de laisser résonner le poème, de ne pas vouloir le brusquer, de refuser précisément ce qui nous agace parfois dans ce monde : le "tout cuit", le prédigéré, l'immédiatement dicible.
Alors j'aimerais que les lecteurs du poème inaugural des "Trahisons" puissent me dire ce que le poème peut dire, sans avoir peur de me trahir !
Publié par ROSSET à 23:39:55 dans Trahisons du crépuscule | Commentaires (0) | Permaliens
FEUILLES
De l'or nacré miroitait au couchant. Glissades feutrées
et déchirées des nervures. Roc vert de solidité et de
mollesse. Croix taillée dans le frêne et l'ormeau... La main
effleura le souffle du pied. La goutte dorée ternissait le
chemin. La flaque bleutée saigna de l'amour. Un filet de
diamant coulait dans le lit des rivières. - L'ascension
s'abîma dans la rigole.
Publié par ROSSET à 23:29:10 dans Trahisons du crépuscule | Commentaires (0) | Permaliens
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