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Je reprendrai mon blog, de loin en loin, dans quelque temps. J'ai terminé l'écriture de mon nouveau recueil, "Multitudes minérales". Certains lecteurs privilégiés ont souligné la parenté avec Ramuz ! Bel honneur ! Des revues pourraient publier des extraits. J'attends désormais des nouvelles de mon éditeur.
A bientôt
P.R
Publié par ROSSET à 09:44:42 dans Amis poètes... | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par ROSSET à 11:10:02 dans Amis poètes... | Commentaires (0) | Permaliens
J'apprécie, quand elle est à la fois esthétique et universelle, la poésie engagée. Souvent, la poésie militante perd de sa force avec les années, devenant une simple poésie de circonstance, limitée et vite désuète, aux limites de la propagande lorsqu'elle est instrumentalisée. Mais si Victor Hugo ne faisait pas l'unanimité au moment où Les Châtiments circulaient en France, sous le manteau, son oeuvre fut reprise et lue par les Résistants, tout comme Hugo lisait les vers magnifiques d'Agrippa d'Aubigné, montrant par là que le combat pour la tolérance, la liberté et la fraternité n'a pas d'âge.
La grande poésie militante, engagée et généreuse, parfois dans sa force de suggestion dramatique, résonne encore aujourd'hui pour nous mettre en garde contre les tentations autoritaires plus ou moins assumées.
Oui, Hugo. Pour ce Verbe aussi fort que l'Epée.
Oui, Hugo, pour espérer des jours meilleurs.
Oui, Hugo, pour rappeler les valeurs humanistes et républicaines essentielles, quels que soient les époques et les pays.
Ultima verba (Victor HUGO, Les Châtiments)
Publié par ROSSET à 11:51:53 dans Amis poètes... | Commentaires (0) | Permaliens
On peut aimer ou détester les prix Goncourt. Mais j'ai bien aimé la réponse du dernier Goncourt. A une époque où l'on aime tout expliquer, par tyrannie de la transparence, il se refuse, comme je me refuse, à livrer des "clés" d'interprétation sur son oeuvre. La posture anti-explicative peut être aussi perçue comme une posture médiatique (un anti-Nothomb ?), mais on touche là à un vrai problème...
Sage attitude... Concevrait-on Baudelaire critiquant la critique, éditant un fascicule d'explication de ses "Phares" ? Verrait-on Rimbaud écrire depuis l'Afrique des lettres commentant son oeuvre, expliquant ses "Illuminations", corrigeant les interprétations des critiques ?
On me pose parfois la question des "clés" autobiographiques de mon écriture... Le poncif n'est pas loin. On ne pourrait écrire qu'à partir de sa vie et de ses "choses vues". Peut-être. Ou peut-être pas. Que Lamartine ait en effet demandé "ô Temps suspends ton vol" ou que ce soit une figure de Poète extérieure, que Rimbaud ait évoqué Londres ou Florence dans ses "Ponts", tout cela ne n'intéresse pas. Un écrivain n'a pas à s'expliquer sur ses écrits. Il les laisse. C'est à travers les lecteurs que le sens prend forme. L'auteur n'a pas à faire de dessins. Il écrit. Parfois dépossédé par son écriture, alors l'auteur naît. Je vous laisse lire donc la fin de la réponse de J. Littell qui dit ce que je dis :
"C'est vrai, au cours de la rédaction des Bienveillantes,
certaines choses m'ont dépassé, elles m'ont échappé, mais je n'ai rien
à répondre là-dessus. Je me refuse à expliciter. La littérature,
justement, c'est ça.
Publié par ROSSET à 17:03:00 dans Trahisons du crépuscule | Commentaires (0) | Permaliens
Publié par ROSSET à 23:29:20 dans Amis poètes... | Commentaires (0) | Permaliens
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