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Grenoble, j'ai mal à mon musée | 04 décembre 2007

Mais comment peut ont en arriver la ?
J'ai toujours été fier de mon musée, le plus beau des musées de province disait-on...
En son temps Andry-Farcy bousculait les conventions, avec lui pénétrait en ce lieu provincial
l'art contemporain de son temps, au désespoir des (crétins) bourgeois Grenoblois.

Contre tous.
Andry-Farcy insista, constitua une collection à faire pâlir la capitale,
Grenoble et son musée devenait le lieu incontournable pour toutes personnes curieuses et cultivées. Après lui d'autre conservateurs continuèrent en ce sens, Maurice Besset surtout, puis Marie-Claude Beaud , Thierry Raspail, Christine Breton et Pierre Gaudibert (premier incident de parcours) à cette époque l'entrée était gratuite et j'y flânais souvent, puis Serge Lemoine arriva et qui avant de rejoindre Orsay aurait pu sans problème revendiquer ou assumer cette exposition. Votre musée, ce beau musée à faire pâlir de jalousie tous nos visiteurs extérieurs, hélas plus pour longtemps.

Au secours les crétins sont de retour.
Avec sa collection unique en province, comment peut ont en arriver la, exposer les impressionnistes. Mais c'est nier l'histoire de ce musée, revenir à l'avent d'Andry-Farcy.
Monsieur Guy Tossato, vous êtes une catastrophe, vous faites du révisionnisme culturel,
dommage que cela ne soit pas sanctionné par la loi.

Moi j'ai mal à mon musée, pas vous ?

Roland Orépük 04 12 2007

Publié par orepuk à 21:05:13 dans Ecrits, citations et anecdotes | Commentaires (0) |

SURPLUS le Manifeste | 01 décembre 2007

Je ne résiste pas à la tentation, de vous faire lire le manifeste Surplus
bien qu'il soit critique à mon égard et au “Réductivisme“ en général.

Manifeste Surplus 

“Nous mettons fin à l'ère cynique du 'moi' de ces dernières trente années ; l'individualisme
débridé et le nivellement culturel de notre société pervertie.


Le nombrilisme doit être arrêté.
Finissons-en avec l'écriture hystérique et la psychologisation.
Nous gardons nos émois privés.

Il nous faut joindre nos forces pour parvenir à l'excellence ; grimpons l'un l'autre
sur nos épaules afin de hausser notre tête au-dessus du champ à moissonner,
de rassembler la connaissance et le savoir.
De cette façon l'art avance.

Le modernisme a mené au réductionnisme, au minimalisme et au rien.
Après les temps sombres et défaitistes qui ont suivi il est temps de faire résonner
à nouveau les mérites de jadis, qui furent gaspillés, avec un regard dirigé vers le futur.

A notre époque manipulative et mensongère nous sommes obligés de produire
un art vraisemblable et concret.
L'imitation n'a pour nous aucun sens.
Nous produisons sans embellissement superflu.

Dans la réalité complexe nous devons chercher des solutions simples et pragmatiques.

L'art est le surplus. La plus-value est le déchet de l'existence“.

Jasper van der Graaf, Jan Maarten Voskuil et Thomas Wildner
Bruxelles, 10 jun 2006

Publié par orepuk à 11:42:27 dans Ecrits, citations et anecdotes | Commentaires (0) |

Malevitch et le monochrome, vrai ou faux | 15 mars 2007

Kazimir Malevitch
Suprématisme jaune - 1917

En 1957, Yves Klein exposait à Londres, et là il eu l'occasion de rencontrer et de parler longuement du cas Malévitch avec un attaché de l'ambassade soviétique. Qui lui raconta comment quelques temps après la révolution d'octobre, Malévitch et quelques uns de ses élèves ou suiveurs organisèrent une grande exposition à Moscou ; certains de ses disciples exposaient même paraît-il des surfaces rectangulaires ou carrées complètement unies, blanches, noires ou colorées, mais dans l'intention de réduction aux phénomènes formes, et non couleurs. Par un manifeste qui est paraît-il, épuisé et perdu, Malévitch et ses compagnons ont déclaré à cette occasion qu'ils considéraient avoir atteint les limites de la peinture, et que, par conséquent, ils retourneraient à présent à la collectivité. Ils se seraient, en effet, tous séparés pour aller travailler en usine, ou aux champs dans les kolkhoses dès la clôture de l'exposition. Cette histoire, vraie ou fausse, est bouleversante car elle montre où des hommes honnêtes peuvent être conduits par l'obscurantisme que produit l'académisme, c'est à dire la peur...

Cité par Yves Klein
Dans "La monochromie"

Publié par orepuk à 20:41:17 dans Ecrits, citations et anecdotes | Commentaires (0) |

Ad Reinhardt et le Monochrome, vrai | 15 mars 2007

Ad Reinhardt,
Ultimate Painting n° 6, 1960 "Dernière peinture n°6"
Huile sur toile, 153 x 153 cm


Au début des années 50, Ad Reinhardt radicalise sa peinture, il réduit sa palette à une seule couleur par toile, puis, dès 1953, n'utilise plus qu'une peinture sombre, proche du noir.
Dans les dernières années de sa vie, Ad Reinhardt réalise inlassablement des peintures presque sans motifs ni couleurs, presque entièrement noires avec, au centre, une structure cruciforme à peine discernable. Ultimate Painting n°6 fait partie de ces œuvres qui proposent d'expérimenter les limites de la visibilité.
Jusqu'à sa mort, il peindra les Ultimate Paintings, des toiles de même format, aux valeurs très proches, presque ton sur ton, qui laissent à peine entrevoir un motif cruciforme. Ce sont, selon lui "les dernières peintures que l'on peut peindre", des peintures qui frôlent sans cesse l'extrême limite au-delà de laquelle l'œuvre n'existe plus.

Publié par orepuk à 19:51:53 dans Ecrits, citations et anecdotes | Commentaires (0) |

Ou en suis-je ? | 13 février 2007

Une peinture non objective.

Dans la continuité des différents mouvements qui se sont succédés au cours du XXème siècle depuis la révolution «Suprématiste» de Malévitch. Influencé par (le grand Maître de ce XXème siècle) et son concept «Réductiviste» mon travail évolue peu à peu vers "la couleur seule" pour échapper à certaines pratiques esthétisantes de "l'Art constructif" qui sous l'influence des "Constructivistes, des Productivistes et du Bahaus etc." uniformise l'Art concret» dans un concept design, où seule compte l'harmonie des formes et des couleurs.

Mais pour en faire quoi ?

La peinture peut-elle se contenter d'harmonie de formes et de couleurs ? Il ne doit y avoir chez l'artiste aucune restriction ni provocation. L'intérêt de la peinture se situe autant dans sa mise en espace que dans sa réalisation, où, chez moi domine l'économie de moyens.

Pour être vue la peinture doit être montrée.
Ce que je veux démontrer passe par la mise en scène de la peinture. Un ensemble indissociable, mur blanc / toile blanche / peinture jaune. Ici le jaune est comme scénographié. Il est un monochrome "inscrit" en un lieu donné. Ma trace en jaune. Une trace qui ne se cache pas où le geste de peindre reste montré.
C'est seulement là que ma peinture trouve tout son sens. Elle devient autre chose qu'un accrochage de toiles (l'exposition). C'est une symphonie en jaune, marquant le lieu de ma présence, elle existe, elle dialogue avec le spectateur, l'interroge.

Puisse-t-elle le convaincre ?

R.O.

Publié par orepuk à 19:45:36 dans Ecrits, citations et anecdotes | Commentaires (2) |

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