<
<< Au top | 63è | Les petits fours dans les grands >>
Hier, le monde commémorait le 63è anniversaire de la libération du camp d'Auschwitz-Birkenau par l'armée rouge. Je ne vais pas vous faire l'affront de vous faire un cours d'histoire à ce sujet mais je vais profiter de l'occasion pour rappeler les deux affaires qui ont beaucoup fait parler les journaux polonais à ce sujet depuis l'année dernière.
En avril dernier, il y eut d'abord un énorme scandale autour du pavillon russe. Il faut savoir que dans le camp d'Auschwitz, plusieurs bâtiments ont été attribués à différents pays, l'organisation de l'exposition et son contenu y étant ainsi laissés à leur appréciation.
Suite aux cérémonies d'il y a trois ans, le Conseil international d'Auschwitz qui supervise le musée a décidé d'harmoniser les données présentées par les différents pays. A cette occasion, ils ont remarqué des divergences, notamment à propos des habitants de l'Ukraine et de la Biélorussie occidentales qui sont considérés tantôt comme des citoyens soviétiques, tantôt comme des citoyens polonais. La Russie s'est ainsi retrouvée accusée de vouloir s'accaparer des victimes polonaises...
L'autre affaire est purement nominative: en juin 2007, la Pologne a enfin obtenu que le camp change de nom. Désormais son titre officiel est "Auschwitz-Birkenau" avec le sous-titre "camp allemand nazi de concentration et d'extermination (1940-1945)". C'est vrai que les Polonais avec lesquels j'en ai parlé à l'époque se disaient toujours choqués par l'utilisation de l'expression "camp polonais". Pour eux, cela ne signifiait pas une précision géographique mais une implication gouvernementale.
Pour ma part, j'ai eu l'occasion de visiter le musée, en tout cas le camp d'Auschwitz.
Comme tout le monde, j'ai pris en photo la porte d'entrée avec son inscription "Arbeit macht frei" et les barbelés... C'est tout... ensuite l'appareil photo me semblait indécent.
Comme tout le monde, j'ai regardé avec émotion les piles de lunettes, cheveux, chaussures et valises.
Comme tout le monde, j'ai imaginé la vie sur place et des scènes de torture dans les bâtiments consacrés.
Mais contrairement à beaucoup de monde, j'en suis ressortie déçue (et un peu honteuse de l'être). Ayant baigné depuis très jeune dans les livres parlant du sujet, racontant mille anecdotes et montrant toutes sortes de photos, les bâtiments d'Auschwitz I, en brique et sur deux étages (à droite sur la photo), ne correspondaient pas du tout à l'image mentale que je m'étais construite de tout ça. En sortant (n'ayant pas eu le temps de voir Auschwitz II), je n'avais pas l'impression d'avoir visité ce lieu dont j'avais tant entendu parler... Ce qui me rassure (et me console un peu), c'est que depuis j'ai parlé avec d'autres personnes qui ont ressenti la même chose, pour les mêmes raisons...
Publié par gladje à 23:52:07 dans confiture | Commentaires (3) | Permaliens
29-01-2008 23:03
De gladje
Sujet:
tout à fait d'accord Url: [Liens]
29-01-2008 20:13
De Zeb Sujet:
Autre explication peut-être
28-01-2008 00:01
De Papyves
Sujet:
Décallage Url: [Liens]
Depuis le 10-02-2007 :
296544 visiteurs
Depuis le début du mois :
1919 visiteurs
Billets :
231 billets
couverture