Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Pourquoi pas ...

.. .. .. .. .. ... . . ..... dlaczego nie ...

Peinture

Rechercher

stat

<

Un fervex et au lit... | 30 novembre 2007

 

Ca faisait un moment que je n'avais plus eu de première fois polonaise, mais ça y est, depuis dimanche dernier je teste ma première vraie crève polonaise. J'avais bien eu l'hiver dernier quelques petites baisses de forme mais cette fois-ci, c'est un festival.

Je me suis couchée dimanche soir avec un bon petit mal de gorge qui a rapidement dégénéré en avalage de lame de rasoir qui réveille toutes les deux heures... Après une nuit en pointillé, j'ai quand même trouvé le courage de faire mes deux cours de la journée (soit 3 heures et demie) la tête dans la pâté... Couchage à 22h pour une bonne nuit réparatrice...

Mardi, par un heureux hasard, je n'avais pas de cours (tous annulés ou déplacés sur l'initiative des élèves) et dans un instant d'optimisme, j'accepte même une sortie au resto pour le soir même. Dans l'après-midi, en prononçant mes premiers mots de la journée, je découvre que je me transforme tout doucement en dark vador... ce qui me permettra tout de même d'échapper à la séance karaoké de clôture de soirée.

Mercredi, c'est l'arrivée de la toux qui ramène à sa suite, le mal de gorge et Dark: annulation de mes cours de la journée...

Jeudi, comme mardi, j'étais libre... de tousser à tout moment. Traditionnelle rencontre francophone en soirée. M'étant dopée au café avant de partir, je tiens le coup plus longtemps que mes poumons, qui apparemment ont décidé que je pouvais me passer d'eux. Je rentre chez moi en apnée, à moitié noyée et personne pour me proposer du bouche à bouche...

Aujourd'hui, j'ai compris que mon instinct féminin était plutôt efficace puisque j'ai commencé à utiliser les mouchoirs achetés samedi dernier...

Et demain... qu'est-ce qui va m'attendre demain ? 

 

Publié par gladje à 23:12:18 dans aventures | Commentaires (6) |

Y'en a qui doutent de rien... | 25 novembre 2007

 

En Pologne, les hommes français n'ont pas toujours une très bonne réputation auprès de la gente féminine, que ce soit les Polonaises ou les Françaises. Très souvent ils sont vus comme de cupides obsédés sexuels alcooliques puisque leurs motivations pour rester ici sont: les Polonaises, les bières pas chères et les salaires que leur versent leurs boîtes françaises. Tout ce qui change, c'est l'ordre de citation en fonction de leur âge, travail ou situation matrimoniale.

 

La semaine dernière, parlant à certaines de mes étudiantes de soirées francophones organisées à Varsovie, je précise qu'on y trouve toutes sortes de personnes, étudiants et jeunes actifs, hommes et femmes, Français et Polonais francophones. Et j'entends une de mes étudiantes répondre: "on y trouve surtout des Français qui cherchent des Polonaises". Sur le moment, ça nous a bien fait rire (car j'en connais (au moins) un dont c'est exactement l'objectif premier), mais dans les jours suivants, je suis tombée sur internet sur des preuves accablantes. D'abord le forum dont j'ai fait la capture d'écran ci-dessus (je dois préciser qu'il s'agit d'un forum franco-polonais) ( et oui pour le coup, je mets Français et francophone dans le même panier) et quelques jours plus tard, en réponse à une de mes annonces (pour donner des cours de français), j'ai reçu ce mail:

-----------------------------------------------------

Bonjour

je suis un amoureux de la Pologne....et de la vie.. mais je pense n avoir pas encore decouvert les plaisirs cachés de ce pays

J aimerais avoir votre aide pour l étude pratique d un texte de libertinage du XVIII eme siècle en la presence d une amie polonaise ' avez vous une telle amie ?? )

Vous savez certainement les polonaises et francaises jolies? imaginez s il vous plait une leçon très particulière?

je suis debutant en cette litterature et vous? êtes vous tentée?

avec respect

merci

pierre

--------------------------------------------------------------------------------------

 

J'hésite encore sur la façon de lui répondre...

 

 

Edit: petite précision pour monsieur Godferdom (qui s'est senti visé), le forum que vous voyez ci-dessus est un forum linguistique qui permet au gens d'échanger autour de la langue française, de passer des annonces de cours ou de trouver des correspondants...

 

 

Publié par gladje à 19:41:05 dans Choc des cultures | Commentaires (2) |

Kesa co 9 | 20 novembre 2007

 

Encore une fois ce n'est pas un vrai kesako (ce serait un peu trop facile vu le billet précédent) (même si ce n'est pas la serrure qui correspond aux clés incriminées mais une des deux autres... oui monsieur, j'ai trois serrures à ma porte si je veux d'abord...), la question serait plutôt: "mais quelle est la spécificité typiquement polonaise de cette serrure?". Faites travailler vos imaginations et vos esprits tordus...

Je rajoute une deuxième question sur le même thème: Quel est donc l'intérêt d'une serrure avec fermetures intérieure et extérieure indépendantes?

Pomoc 1: Paranoïa

Pomoc 2: "Je suis une célébrité, sortez-moi de là" (Arsène)

 

Béla 3

Godferdom: 2

Nikoo: 1

Jane: 1 

 

PS: toutes les personnes ayant déjà mis un pied chez moi sont officiellement privées de "Kesa co" pour cette fois... désolée...

 

 

EXPLICATION: donc pour résumer, cette serrure a la particularité d'avoir deux verrous totalement indépendants. Celui du dessus est manipulable uniquement de l'intérieur, celui du dessous de l'extérieur (à l'aide d'une clef dont le double ne fonctionne pas du tout lui non plus). L'intérêt de la chose est de pouvoir, en partant, enfermer tout ce qui se trouve à l'intérieur de l'appart de sorte que si un cambrioleur réussit à rentrer par la fenêtre, il doit utiliser le même chemin pour ressortir, ce qui est plutôt difficile à faire avec une télé 16/9 dans les bras.... surtout quand on habite au quatrième étage comme moi...

Publié par gladje à 19:51:47 dans Choc des cultures | Commentaires (21) |

Poprosze klucz | 20 novembre 2007

 

C'est sans doute une des phrases que j'ai le plus l'occasion d'utiliser en polonais, ça se prononce "poprochin cloutch" et ça signifie simplement "s'il vous plaît, (je voudrais) la clé". D'ailleurs je l'ai encore utilisée ce matin pour demander la clé d'une salle où je donne un cours à la bibliothèque universitaire (mais non, je ne me vante pas) et le stupide gardien, pour la deuxième fois de suite, me fait noter mon nom dans le mauvais registre, celui des rendez-vous au lieu de celui des clés (tout ça parce qu'il devrait lever son popotin de sa chaise pour pouvoir me donner le bon cahier), alors même que j'essaie de lui préciser que ce n'est pas le bon... Et c'est à moi d'expliquer une heure plus tard à son collègue pourquoi il n'est pas écrit à l'endroit idoine que j'ai pris la clé... Screugneugneu...

 

Enfin, ce n'est pas de ça dont j'avais l'intention de parler, mais plutôt des trois clés ci-dessus. Elles sont toutes les trois censées ouvrir la même serrure de ma porte pourtant il y aurait presque de quoi faire un jeu des sept différences...

La clé du milieu est celle d'origine, celle posant le moins de problèmes dans la mesure où elle fonctionne parfaitement tant qu'elle est la seule à actionner le mécanisme. C'est aussi la plus pratique puisqu'elle est sur le même trousseau que mes autres clés (je suis quelqu'un de très pragmatique quand je veux).

La clé de gauche est le double officiel, celui fourni par ma proprio (quatre mois après mon emménagement). Il a en fait les mêmes caractéristiques que sa copine n°1 (si ce n'est les voisines de trousseau). En conclusion, jusqu'ici pas de problème tant que je suis la seule à avoir besoin de (dé-)verrouiller ma porte.

Cependant, début octobre, la copine que j'hébergeais le temps qu'elle se trouve son propre appart (avec ses propres problèmes de clés) a passé dix minutes à essayer d'ouvrir la porte que j'avais fermée en partant, tout ça sous le regard suspicieux de mon voisin... Et ces dernier temps, c'est plutôt moi qui dois faire tout un tas de salamalecs à ma serrure pour qu'elle daigne accepter ma clé.

 

Et c'est comme ça qu'est arrivée la clé n°3 (celle de droite), celle qui devait résoudre tous les problèmes... Et bien c'est raté. Voulant faire son originale, elle accepte de fermer ma porte mais refuse complètement de l'ouvrir, quelque soit la clé qui l'a précédemment fermée... Est-ce que les rainures y sont pour quelque chose? Un mystère polonais de plus pour mon petit cerveau...

Une grande question maintenant: Est-ce que ça vaut la peine que je retourne chez le serrurier que ma pratique du polonais fait doucement (sou)rire, qui a un petit air de Joaquin Phoenix (mais pas trop) et qui n'a pas d'alliance (on chope de mauvaises habitudes en Pologne) ? Bon, d'accord, c'est plus une question rhétorique qu'autre chose....

 

Publié par gladje à 13:35:29 dans aventures | Commentaires (1) |

ça tourne | 16 novembre 2007

 

Photo de Jaroslaw Taran, nov.62, "femme menant une vache sur l'allée Jerozolimskie"

 

Parfois on a beau mettre plus de mille kilomètres entre ses habitudes et soi-même, on retrouve les mêmes clichés. Aujourd'hui en me rendant à mon cours chez Pangas (note pour plus tard: prévoir un repas plus léger ou à base de nems le vendredi soir), je croise un camion de pompiers avec la grande échelle et toutes les lumières qui clignotent. Bon, croiser n'est pas vraiment le juste mot puisqu'ils étaient arrêtés en bord de route et que moi je tournais juste avant, mais vous aurez compris l'idée.

Tout de suite me viennent à l'esprit les pires scénarios-catastrophes dignes des plus grands scénaristes hollywoodiens (quand ils ne font pas grève): fuite de gaz (ça aurait pu me faire un thème pour la semaine), tremblement de terre (que je n'aurais pas senti à cause du chauffeur fou de mon bus), monstre nucléaire à quatre têtes...

Mais j'ai rapidement compris que si les pompiers n'avaient pas l'air plus stressé que ça et que si les passants que je croisais (pour de vrai cette fois) avaient le sourire, c'est qu'il ne devait rien y avoir de bien grave. Alors j'ai imité ces passants, j'ai levé la tête et moi aussi j'ai attrapé ce petit sourire: dans l'arbre devant lequel s'était garé le camion, à 3 ou 4 mètres de hauteur, il y avait un chat...

Voilà... tout simplement... En Pologne, on n'hésite pas à sortir la grande échelle pour aller chercher un chat dans un arbre...

 

Bon, pour le film fin-du-monde, c'était râpé. Faut dire que je fais plutôt dans le film surréaliste en ce moment. Un exemple, je vous plante le décor:

 

3448. CROISEMENT SWIETOKRZYSKA-MARSZALKOWSKA / EXT. JOUR

Pluie apocalyptique, flaques de 10 cm de profondeur et 2 mètres de diamètre, feu piéton au rouge.

Gladje, sortant du bus et se dirigeant vers l'arrêt du tram, parapluie à la main, évite allègrement les flaques. Arrivée au passage piéton, elle s'arrête derrière un Polonais, jeune (trop), grand (très) et mouillé. Celui-ci, voulant faire un pas en arrière pour on ne sait quel raison, prend conscience simultanément de l'obstacle humain et de la présence d'un parapluie à 10 cm de sa tête. Et dans un élan de culot éhonté, il affiche son plus grand sourire C*****E (sponsor officiel du film), fait ce pas qu'il s'apprêtait à faire juste avant et profite de l'abri provisoire. Echange de sourires polis et rigolards.

                         Lui

                    dziekuje bardzo ! (merci beaucoup)

                         Elle

                    prosze bardzo... (de rien du tout)

Le feu piéton passe au vert, il disparaît en courant dans la nuit (ah non, mince j'ai dit que c'était le jour...) dans la foule...

Gladje, un sourire aux lèvres, reprit son chemin. Ses élèves l'attendaient, après tout...

Publié par gladje à 23:42:07 dans aventures | Commentaires (5) |

1| 2| >>