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<< 1er Août 44 | Ouille !!! | Mode frustation ON >>
Les Polonais de Varsovie m'ont l'air assez sportifs. J'ai près de chez moi des terrains de tennis où je vois des personnes jouer à toute heure du jour (sauf en cas de pluie, sont quand même pas si fous que ça) et il y a même souvent des joueurs sur la piste de pétanque voisine. Régulièrement des virées à vélo sont organisées à travers la ville, les pistes cyclables ne sont pas rares et cohabitent parfaitement avec les routes et les passages piétons (enfin, c'est ce qu'il me semble, je n'ai pas de vélo). Les salles de squash se multiplient au quatre coins de la ville. Les murs sont couverts d'affiches vantant les mérites de diverses écoles de danse ou de yoga. On trouve évidemment des piscines, des clubs de fitness, des patinoires, des murs d'escalade et même une piste de ski... Si, si, je vous assure... en pleine ville (je vous en reparlerai cet hiver).
Alors quand un Polonais me demande quel sport je fais, je suis toujours un peu honteuse de n'avoir rien à répondre. Evidemment avec un emploi du temps comme le mien très chargé et susceptible de changer à tout moment -, un compte en banque comme le mien je recommande ma situation à ceux qui aiment le suspense -, c'est assez difficile de prévoir un jour fixe pour faire quelque chose et ensuite être réellement motivée pour ça.
Mais maintenant, j'ai trouvé une réponse qui me permet de me défiler sans pour autant mentir ou donner l'impression de m'apitoyer sur mon sort : " oui, je prends les transports en commun... "
Il faut avoir déjà mis les pieds dans un bus varsovien pour comprendre. En toute objectivité, les chauffeurs ont une façon très particulière de conduire : tout en accélération et en freinage. Même si le feu est rouge à 100 mètres, c'est pas grave, ils accélèrent pour avoir le plaisir de piler ensuite ou alors il font durer le plaisir en faisant cinq petits pilages de suite. A croire que la pédale de frein n'existe pas ici et qu'elle a été remplacée par un bouton marche/arrêt. En fait, un ami franco-polonais m'a expliqué que c'était une façon de conduire russe, enseignée par les moniteurs d'auto-école soviétiques sous le communisme et qui s'est transmise jusqu'à nos jours puisque c'est la seule qui existe désormais en Pologne. Apparemment la plus grosse différence se trouve au niveau de la rétrogradation : ils ne connaissent pas, en ville ils passent directement de la troisième à l'arrêt... Tout de suite, je pense que vous comprenez mieux le problème.
Concrètement, quand vous prenez le bus, il est important d'avoir toujours trois points de contact avec le véhicule : deux pieds une main ou deux mains un pied. Attention, les fesses ne comptent pas double. Même confortablement assis, en cas de freinage brutal, il y a toujours un risque de vous retrouver sur les genoux de votre voisin d'en face. Et surtout, surtout, ne jamais relâcher sa vigilance, que le bus roule en ligne droite ou qu'il soit à l'arrêt. ça je l'ai redécouvert à mes dépends il y a quelques jours : j'ai lâché quelques secondes la barre pour farfouiller dans mon sac et c'est la barre voisine qui a arrêter ma progression horizontale vers l'avant du bus. Cinq jours après, le bleu est toujours visible (même si ça ne ressort pas trop sur la photo).
Mais le bon côté c'est qu'effectivement, ça fait travailler les muscles des bras, des cuisses et surtout l'équilibre. Quand je voudrai me mettre à la planche à voile, j'aurai déjà une longueur d'avance.
PS : voilà Gotferdom, tu l'as ta photo : comme autorisé, une photo " à la Jane "...
Publié par gladje à 22:37:39 dans aventures | Commentaires (5) | Permaliens
06-08-2007 10:25
De Godferdom
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hi hi Url: [Liens]
04-08-2007 12:11
De Godferdom
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Oui Url: [Liens]
04-08-2007 09:03
De gladje
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mais euh .... Url: [Liens]
03-08-2007 23:50
De Godferdom
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hi hi Url: [Liens]
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