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En général, quand on est bloggeur, on lit aussi les blogs des autres. Bien sûr je n'échappe pas à la règle mais j'ai mes petites préférences dans ce domaine. Là encore rien de bien original, je me tourne vers des histoires, des personnes auxquelles je peux m'identifier : des expatriés, des VI (volontaire international), des Erasmus...
Les décors, eux, sont plus variés : le pays où je vis, où j'aurais pu vivre, où je ne vivrai jamais, où je rêverais de vivre...
Leurs textes me renvoient un peu mon image, celle que j'aurais pu avoir à mon arrivée (dans un monde parallèle), celle que j'aurais pu donner si j'avais commencé à écrire dés le début comme je voulais le faire.
En lisant leurs aventures, je retrouve les miennes.
Et à chaque fois on perçoit au fil des notes qu'une importante modification se fait chez l'auteur. Tout doucement, il s'intègre ; ce pays si étranger au début, si inconnu, si différent, devient la norme, la référence...
Oh bien sûr, la plupart ne l'exprime pas directement mais on peut le percevoir par divers indices. On est sur le bon chemin quand on commence à :
Pour moi, il y a un peu de tout ça, mais finalement j'ai commencé à réfléchir à ce sujet, quand je me suis rendu compte que je trimballais mon appareil photo presque tous les jours, mais que je ne prenais presque plus de photos. Ce que je vois est devenu habituel, normal. Les rares fois où quelque chose m'étonne assez pour que j'ai envie d'en garder une trace, je suis mal à l'aise à l'idée de sortir mon appareil, de faire la touriste...
Et vous qui me lisez, si vous avez vécu une expatriation, à partir de quel moment vous vous êtes senti chez vous ?
Publié par gladje à 20:24:35 dans Pourquoi pas ... | Commentaires (3) | Permaliens
En ce moment, mon grand problème c'est de savoir si je reste ou pas en Pologne l'année scolaire prochaine. En décembre, j'aurais donné n'importe quoi pour quitter ce pays mais je me suis finalement contentée de quitter mon travail... Il y a deux mois, en pleines manipulations administratives, je me disais " c'est le dernier début de semestre que je fais ici... ".
Actuellement la vie pourrait presque être très agréable pour moi : le printemps réussi plutôt bien à Varsovie, j'ai fini par apprivoiser la ville et je peux l'apprécier, je commence à avoir une vie sociale digne de son nom, j'ai le temps de profiter de tout ça en dehors de mon travail...
Mais voilà, justement parce que j'ai le temps, je n'ai pas l'argent... Le grand problème quand on est payé à l'heure, c'est qu'on est très dépendant de ces élèves. Par exemple pour la semaine prochaine, ils ont presque tous décidé de prendre des vacances. Il faut dire que le 1er et le 3 mai étant fériés, c'est très tentant de faire un super pont (appelé ici "grand week-end" !) sur toute la semaine. Le résultat pour moi : je perds presque un quart de mon salaire mensuel... qui n'est déjà pas mirobolant en temps normal...
Tout ça pour dire que j'en suis maintenant à me demander si ça vaut la peine financièrement de rester en Pologne dans le futur...
En fait, je devrais pas trop m'inquiéter car je vais sûrement succomber à la canicule prévue pour cet été. On nous annonce que cette année sera la plus chaude depuis le début de la météo...Cet hiver l'a confirmé et les températures de ces jours-ci vont dans le même sens : Je ne sais pas exactement combien il a fait aujourd'hui, mais mon thermomètre, à moitié au soleil (en matinée), est monté à 31°... (Bon, j'arrive pas à mettre de vidéos, alors je fais un lien vers ici. Et si quelqu'un se sent l'âme d'un bon samaritain, pour m'expliquer comment faire...)
Edit: je fais un nouvel essai pour la vidéo:
Publié par gladje à 22:04:05 dans no futur | Commentaires (3) | Permaliens
Photos trouvées sur internet... Désolée, je ne me souviens plus où...
Les jours passent et je continue à parler des élections.
Aujourd'hui par exemple, pendant mon cours de polonais. Evidemment la prof (polonaise) me demande des nouvelles, des résultats et quelles seront les conséquences pour la France avec chaque candidat.
Et là, j'ai craqué : ras-le-bol de l'objectivité ! ! pourtant j'étais bien partie sur mes rails habituels (social, économie, ...), et soudain je me suis vue en train de parler de super policier (je sais pas si flic a un équivalent en polonais), de mini dictateur, d'agressivité et de scientologie... euh de rumeur de scientologie. Ça, ça les a bien fait réagir ma prof et mon co-élève américain et je pense qu'ils ont vraiment compris la peur des anti-Sarko.
Heu, est-ce que je risque d'être accusée de diffamation ?
Publié par gladje à 22:49:54 dans no futur | Commentaires (1) | Permaliens
Bon, faudra pas compter sur moi pour vous faire une super analyse des résultats du premier tour. Finalement c'est un résultat assez classique pour la France. On peut quand même se réjouir du taux de participation et de l'absence des extrêmes au second tour .
Pour ceux qui hésiteraient encore, un peu d'information ne fait pas de mal : l'article choc de Marianne est en ligne ici...
Pour parler un peu de ma vie quand même (ça sert à ça les blogs, non ?), je suis obligée de rester dans le même thème.
A cause de mon boulot, je baigne actuellement dans l'ambiance électorale. Je me retrouve à en parler à presque chacun de mes élèves, à expliquer la situation actuelle et celle d'il y a 5 ans, à exposer les programmes (enfin, ce que j'en ai compris et retenu), à résumer les rebondissements et bien sûr à leur présenter les candidats qu'ils ne connaissent pas vraiment (les 4 " principaux ").
Et c'est à ce moment-là qu'on se rend compte que c'est super difficile de rester objectif à ce sujet. Mais finalement, le plus délicat, c'est d'expliquer pourquoi les Français n'aiment pas les candidats de cette année. Alors, me voilà à chaque fois, sortant les différents clichés et images que l'on a sur eux.
Et je finis en leur demandant de dire, s'ils le veulent, pour qui ils voteraient s'ils pouvaient. A vue de nez, on a du Ségolène à 60%, Bayrou 35% et Sarkozy 5%...
Je crois que c'est raté pour l'objectivité....
Publié par gladje à 18:30:19 dans no futur | Commentaires (0) | Permaliens
Et non, le titre ne fait pas référence à la vieille Europe si abhorrée par Bush, mais c'est le titre de la une du journal Metro de Varso du 19 avril (je suis un peu en retard pour en parler mais mes fins de semaines sont toujours très chargées). Pour ceux qui ne parle pas polonais, ça signifie juste " nous avons l'euro " ... pas la monnaie (vu la politique du gouvernement, ce n'est pas pour tout de suite), l'événement footballistique.
Et oui, pour la plus grande joie des supporter de foot du coin, la Pologne et l'Ukraine ont gagné le droit d'organiser cette compétition, la troisième plus importante au monde après les JO et la coupe du monde. Alors après les feux d'artifice et cris de joie de circonstance, on se rend finalement compte que les avis sont tout de même assez partagés à propos des conséquences.
D'abord on nous parle des autoroutes : la Pologne est très déficitaire dans ce domaine et je pense que la situation n'est pas plus avancée en Ukraine. Concrètement, les stades de Gdansk et de Donetsk sont séparés de près de 2.000 km, dont seulement 23 d'autoroute... Bien sûr, ils ont 5 ans pour arranger les choses, mais la Pologne manque cruellement d'ouvriers dans ce domaine. Et cette fois impossible d'aller les recruter en Ukraine, ils auront de quoi faire là-bas aussi...
Ensuite les stades: Comme toujours, un tel événement ne peut se dérouler que dans des infrastructures toutes neuves. Donc il faut construire. En plus du problème de main-d'œuvre déjà rencontré pour les routes, il faut trouver l'endroit où construire les stades. A Varsovie, ils ont choisi de raser le Stadion Dziesięciolecia (le " marché russe "). Il faut dire que cet endroit est très spécial : C'est un énorme marché, surtout des produits bas de gamme (vêtements, CD/DVD copiés, ...) et des vendeurs d'origines étrangères (Asie, Inde...). Un lieu cité dans les guides touristiques qui précisent quand même d'y faire très attention à son porte-monnaie... Bien sûr, grand mécontentement chez les commerçant du lieu suite à l'annonce. La ville leur a promis de les replacer ailleurs mais ils n'ont rien à y gagner : maintenant ils sont à deux stations de tram du centre-ville économique et commercial de la ville et ils risque de se retrouver en banlieue. Leur emplacement actuel à une histoire, un intérêt touristique (le stade a été construit pour fêter le dixième anniversaire de la Pologne communiste), ils vont se retrouver dans un endroit glauque, ou neutre dans le meilleur des cas...
PS : N'oubliez pas d'aller voter aujourd'hui, quelque soit votre candidat préféré. Profitez de ce droit durement acquis et qui a peut-être été enlevé à plusieurs dizaines de milliers de français (lire ici ).
" l'abus d'abstention peut provoquer un président grave "
Publié par gladje à 08:15:47 dans aventures | Commentaires (2) | Permaliens
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