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            monsieur brel | 30 mai 2006

            Jacques Brel
            L'AMOUR EST MORT


            Ils n'ont plus rien à se maudire
            Ils se perforent en silence
            La haine est devenue leur science
            Les cris sont devenus leurs rires
            L'amour est mort, l'amour est vide
            Il a rejoint les goélands
            La grande maison est livide
            Les portes claquent à tout moment

            Ils ont oublié qu'il y a peu
            Strasbourg traversé en riant
            Leur avait semblé bien moins grand
            Qu'une grande place de banlieue
            Ils ont oublié les sourires
            Qu'ils déposaient tout autour d'eux
            Quand je te parlais d'amoureux
            C'est ceux-là que j'aimais décrire

            Vers midi s'ouvrent les soirées
            Qu'ébrèchent quelques sonneries
            C'est toujours la même bergerie
            Mais les brebis sont enragées
            Il rêve à d'anciennes maîtresses
            Elle s'invente son prochain amant
            Ils ne voient plus dans leurs enfants
            Que les défauts que l'autre y laisse

            Ils ont oublié le beau temps
            Où le petit jour souriait
            Quand il lui récitait Hamlet
            Nu comme un ver et en allemand
            Ils ont oublié qu'ils vivaient
            A deux, ils brûlaient mille vies
            Quand je disais belle folie
            C'est de ces deux que je parlais

            Le piano n'est plus qu'un meuble
            La cuisine pleure quelques sandwichs
            Et eux ressemblent à deux derviches
            Qui toupient dans le même immeuble
            Elle a oublié qu'elle chantait
            Il a oublié qu'elle chantait
            Ils assassinent leurs nuitées
            En lisant des livres fermés

            Ils ont oublié qu'autrefois
            Ils naviguaient de fête en fête
            Quitte à s'inventer à tue-tête
            Des fêtes qui n'existaient pas
            Ils ont oublié les vertus
            De la famine et de la bise
            Quand ils dormaient dans deux valises
            Et, mais nous, ma belle
            Comment vas-tu?
            Comment vas-tu?

            Publié par cmoijibe à 00:51:02 dans gai-vitrolles | Commentaires (0) |

            monsieur brel | 30 mai 2006

            Jacques Brel
            L'AMOUR EST MORT


            Ils n'ont plus rien à se maudire
            Ils se perforent en silence
            La haine est devenue leur science
            Les cris sont devenus leurs rires
            L'amour est mort, l'amour est vide
            Il a rejoint les goélands
            La grande maison est livide
            Les portes claquent à tout moment

            Ils ont oublié qu'il y a peu
            Strasbourg traversé en riant
            Leur avait semblé bien moins grand
            Qu'une grande place de banlieue
            Ils ont oublié les sourires
            Qu'ils déposaient tout autour d'eux
            Quand je te parlais d'amoureux
            C'est ceux-là que j'aimais décrire

            Vers midi s'ouvrent les soirées
            Qu'ébrèchent quelques sonneries
            C'est toujours la même bergerie
            Mais les brebis sont enragées
            Il rêve à d'anciennes maîtresses
            Elle s'invente son prochain amant
            Ils ne voient plus dans leurs enfants
            Que les défauts que l'autre y laisse

            Ils ont oublié le beau temps
            Où le petit jour souriait
            Quand il lui récitait Hamlet
            Nu comme un ver et en allemand
            Ils ont oublié qu'ils vivaient
            A deux, ils brûlaient mille vies
            Quand je disais belle folie
            C'est de ces deux que je parlais

            Le piano n'est plus qu'un meuble
            La cuisine pleure quelques sandwichs
            Et eux ressemblent à deux derviches
            Qui toupient dans le même immeuble
            Elle a oublié qu'elle chantait
            Il a oublié qu'elle chantait
            Ils assassinent leurs nuitées
            En lisant des livres fermés

            Ils ont oublié qu'autrefois
            Ils naviguaient de fête en fête
            Quitte à s'inventer à tue-tête
            Des fêtes qui n'existaient pas
            Ils ont oublié les vertus
            De la famine et de la bise
            Quand ils dormaient dans deux valises
            Et, mais nous, ma belle
            Comment vas-tu?
            Comment vas-tu?

            Publié par cmoijibe à 00:50:38 dans gai-vitrolles | Commentaires (0) |

            jean ferrat | 30 mai 2006

            Jean Ferrat
            LA COMMUNE
            Paroles: Georges Coulonges


            Il y a cent ans commun commune
            Comme un espoir mis en chantier
            Ils se levèrent pour la Commune
            En écoutant chanter Potier
            Il y a cent ans commun commune
            Comme une étoile au firmament
            Ils faisaient vivre la Commune
            En écoutant chanter Clément

            C'étaient des ferronniers
            Aux enseignes fragiles
            C'étaient des menuisiers
            Aux cent coups de rabots
            Pour défendre Paris
            Ils se firent mobiles
            C'étaient des forgerons
            Devenus des meublots

            Il y a cent ans commun commune
            Comme artisans et ouvriers
            Ils se battaient pour la Commune
            En écoutant chanter Potier
            Il y a cent ans commun commune
            Comme ouvriers et artisans
            Ils se battaient pour la Commune
            En écoutant chanter Clément

            Devenus des soldats
            Aux consciences civiles
            C'étaient des fédérés
            Qui plantaient un drapeau
            Disputant l'avenir
            Aux pavés de la ville
            C'étaient des forgerons
            Devenus des héros

            Il y a cent ans commun commune
            Comme un espoir mis au charnier
            Ils voyaient mourir la Commune
            Ah! Laissez-moi chanter Potier
            Il y a cent ans commun commune
            Comme une étoile au firmament
            Ils s'éteignaient pour la Commune
            Écoute bien chanter Clément

            Publié par cmoijibe à 00:40:43 dans gai-vitrolles | Commentaires (0) |

            rencontres | 29 mai 2006

            C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des jours
            Voire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujours
            Une route pleine de virages, des trajectoires qui dévient
            Un ch'min un peu bizarre, un peu tordu comme la vie
            Evidemment j'étais pas tout seul, j'avais envie d'faire connaissance
            Y'avait un tas d'personnes et personne marchait dans l'même sens
            Alors j'continuais tout droit mais un doute s'est installé
            Je savais pas c'que j'foutais là, encore moins où j'devais aller
            Mais en ch'min au fil du temps j'ai fait des sacrées rencontres
            Des trucs impressionants, faut absolument qu'j'vous raconte
            Ces personnages que j'ai croisé c'est pas vraiment des êtres humains
            Tu peux parler avec eux mais jamais leur serrer la main
            Tout d'abord sur mon parcours j'ai rencontré l'innocence
            Un être doux, très gentil mais qui manque un peu d'expérience
            On a marché un p'tit moment, moins longtemps que c'que j'aurais cru
            J'ai rencontré d'autres éléments et l'innocence a disparue
            Un moment sur mon ch'min, j'ai rencontré le sport
            Un mec physique, un peu grande gueule mais auprès d'qui tu d'viens fort
            Pour des raisons techniques on a du s'quitter c'était dur
            Mais finalement c'est bien comme ça, puis l'sport ça donne des courbatures
            J'ai rencontré la poésie, elle avait un air bien prétentieux
            Elle prétendait qu'avec les mots on pouvait traverser les cieux
            J'lui ai dit j't'ai d'jà croisée et franchement tu vaux pas l'coup
            On m'a parlé d'toi à l'école et t'avais l'air vraiment relou
            Mais la poésie a insisté et m'a rattrapé sous d'autres formes
            J'ai compris qu'elle était cool et qu'on pouvait braver ses normes
            J'lui ai d'mandé tu penses qu'on peux vivre ensemble ? J'crois qu'j'suis accroc
            Elle m'a dit t'inquiêtes le monde appartient à ceux qui rêvent trop
            Puis j'ai rencontré la détresse et franchement elle m'a saoulé
            On a discuté vite fait mais rapidement je l'ai r'foulée
            Elle a plein d'certitudes sous ses grands airs plein d'tension
            Mais vous savez quoi ? La détresse, elle a pas d'conversations
            Un moment sur ma route j'ai rencontré l'amour
            J'lui ai dit tient tu tombes bien, j'veux t'parler d'puis toujours
            Dans l'absolu t'es une bonne idée mais dans les faits c'est un peu nul
            Tu pars en couille une fois sur deux faudrait qu'tu r'travaille ta formule
            L'amour m'a dit écoute petit ça fait des siècles que j'fais mon taff
            Alors tu m'parles sur un autre ton si tu veux pas t'manger des baffes
            Moi j'veux bien être gentille mais faut qu'chacun y mette du sien
            Les humains n'font aucun effort et moi j'suis pas un magicien
            On s'est embrouillé un p'tit moment et c'est là qu'j'me suis rendu compte
            Que l'amour était sympa mais que quand même il s'la raconte
            Puis il m'a dit qu'il d'vait partir, il avait des rendez-vous par centaine
            Que ce soir il d'vait diner chez sa d'mi-soeur : la haine
            Avant d'partir j'ai pas bien compris, il m'a conseillé d'y croire toujours
            Puis s'est éloigné sans s'retourner, c'était mes derniers mots d'amour
            J'suis content d'l'avoir connu, ça j'l'ai bien réalisé
            Et je sais qu'un d'ces quatre on s'ra amené à s'recroiser
            Un peu plu stard sur mon ch'min j'ai rencontré la tendresse
            Ce qui reste de l'amour derrière les barrières que le temps dresse
            Un peu plus tard sur mon ch'min j'ai rencontré la nostalgie
            La fiancée des bons souvenirs qu'on éclaire à la bougie
            Assez tôt sur mon parcours j'avais rencontré l'amitié
            Et jusqu'à c'jour, elle marche toujours à mes côtés
            Avec elle j'ma tape des barres et on connait pas la routine
            Maintenant c'est sûr, l'amitié, c'est vraiment ma meilleure copine
            J'ai rencontré l'avenir mais il est resté très mystérieux
            Il avait la voix déformée et un masque sur les yeux
            Pas moyen d'mieux l'connaitre, il m'a laissé aucune piste
            Je sais pas à quoi il r'semble mais au moins j'sais qu'il existe
            J'ai rencontré quelques peines, j'ai rencontré beaucoup d'joie
            C'est parfois une question d'chance, souvent une histoire de choix
            J'suis pas au bout d'mes surprises, là d'sus y'a aucun doute
            Et tous les jours je continue d'apprendre les codes de ma route

            C'était sur une grande route, j'marchais là d'puis des jours
            Voire des s'maines ou des mois, j'marchais là d'puis toujours
            Une route pleine de virage, des trajectoires qui dévient
            Un ch'min un peu bizarre, un peu tordu, un peu comme la vie.

            Publié par cmoijibe à 14:31:21 dans gai-vitrolles | Commentaires (0) |

            le petit fils d'oscar wilde molesté en russie | 29 mai 2006

            Plus d'une centaine de personnes ont été interpellées par la police et des dizaines de militants de la cause homosexuelle violemment agressés par des skinheads samedi au cri de "Moscou n'est pas Sodome!" le jour où devait se tenir une Gay Pride finalement interdite par la mairie.

             

            Nikolaï Alekseïev, le leader de l'organisation de défense des droits des homosexuels en Russie "GayRussia", a été interpellé avec plusieurs de ses militants alors qu'il tentait d'approcher le tombeau du soldat inconnu, au pied des murailles du Kremlin, pour y déposer des fleurs, a constaté une journaliste de l'AFP.

            Ce geste était censé montrer un parallèle entre la lutte jadis contre l'Allemagne nazie et la lutte pour les droits des homosexuels, alors que la mairie de Moscou a interdit la tenue d'une Gay Pride que la communauté homosexuelle russe voulait organiser ce samedi.

            Volker Beck, un député allemand du Bundestag qui avait fait le déplacement pour soutenir la cause homosexuelle en Russie, a été frappé et avait le visage en sang.

            Pierre Serne, un Vert français, et Merlin Holland, personnalité britannique qui est également le petit fils de l'écrivain Oscar Wilde, ont été également agressés tandis que Philippe Lasnier, chargé de mission au cabinet du maire de Paris Bertrand Delanoë, a été brièvement interpellé par la police.

            "Une délégation française était venue tout à fait pacifiquement", a expliqué Clémentine Autain, adjointe au maire de Paris et militante féministe, s'étonnant du peu d'empressement des forces de l'ordre à protéger les manifestants des attaques.

            "Au moment où la Russie prend la présidence du Conseil de l'Europe nous sommes inquiets parce que les autorités russes ne font pas preuve de la volonté de respecter les droits de l'Homme, notamment les droits des minorités et la liberté d'expression", a-t-elle déclaré.

            "L'entrée dans le parc (qui mène vers le tombeau du soldat inconnu) était fermée et il y avait une foule de gens à l'extérieur que l'on pourrait décrire comme des néo-fascistes" a raconté Robert Wintemute, un professeur de l'université King's College de Londres, également présent.

            "Il y a eu une rixe, les néo-fascistes se sont déchaînés. Ils ont frappé Merlin Holland à coups de pieds. Je n'ai jamais vu ça," a ajouté M. Wintemute.

            Les policiers moscovites assistés de plusieurs centaines d'hommes des troupes anti-émeute se sont efforcés d'isoler les militants de la cause homosexuelle de leurs opposants, qui allaient de groupes de skinheads à des Cosaques en passant par des groupes extrémistes orthodoxes mêlant prêtres et veilles femmes lançant des oeufs vers les manifestants.

            Les attaques de bandes de skinheads envers les militants se sont produites aussi devant la mairie où les militants avaient prévu de déposer une lettre de protestation contre l'interdiction de la parade homosexuelle.

            "C'était impressionnant, la situation des homosexuels en Russie est encore pire que ce que j'imaginais" a déclaré à Jean-Luc Romero, conseiller régional UMP d'Ile de France.

            Selon la police, plus d'une centaine de personnes ont été interpellées.

            Le maire de Moscou Iouri Loujkov avait interdit la tenue d'une parade homosexuelle dans la capitale russe, estimant qu'une telle manifestation était moralement "inadmissible". Cette décision a été confortée par une tribunal local.

            Lors d'une conférence de presse dans la matinée, Nikolaï Alekseïev, leader des défenseurs des homosexuels russes, avait estimé que "l'homophobie faisait partie en Russie d'un problème plus large de xénophobie".

            Des militants américains, français, néerlandais et allemands avaient fait le déplacement pour soutenir la communauté homosexuelle russe et protester contre l'interdiction de la parade.

            Publié par cmoijibe à 00:46:48 dans gai-vitrolles | Commentaires (0) |

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