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Vous trouverez ici quelques humeurs, souvent négatives, sur des points de l'actualité de ma vie quotidienne.
Mes commentaires et enchainements d'idées, que certains pourront juger simplistes, ne cherchent qu'à faire réagir.

Mon objectif : une prise de conscience de l'implication de choix quotidiens sur la gestion des ressources.

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Enjeu : intégration du coût environnemental | 30 septembre 2008

L'un des principaux enjeux de la diffusion du principe du développement durable était la prise en compte de la valeur de l'environnement naturel en tant que bien, en tant que ressource mondiale. C'était la réponse à la dynamique mondiale des entreprises qui prélevaient en fonction de leur besoin, sans prendre en compte la valeur de ce bien et l'impact de leurs processus.
Cet enjeu peut aussi être exprimé sur la question sociale avec la prise en compte du bien-être de l'ensemble de la population, notamment des travailleurs.

Malheureusement cet enjeu a fortement été dévoyé, notamment du fait d'une radicalisation du discourt sur le développement durable du fait des associations de protection de l'environnement. Ce qui a joué en leur défaveur.

Mais la question reste toujours d'actualité : comment intérgrer le coût environnemental des modes de consommation de notre société ?

En effet, si certains voient dans la fiscalité environnementale de Jean-Louis BORLOO un frein à la consommation, ou une mesure contreproductive, il était aussi possible d'y trouver un premier aspect de cette intégration du coût environnemental. Ainsi, si du fait du coût relativement faible du processus d'extraction de certaines matières premières, les objets jetables sont moins chers que leur version réutilisables et/ou recyclées, la valeur du bien n'intègre pas la valeur de la rareté de la ressource. Et il revient donc à l'Etat (par défaut) de s'assurer de la prise en compte de cette valeur.
Dans un autre domaine celui du transport, l'ensemble du modèle de production repose sur le principe de flux entre divers points d'assemblage et/ou de distribution. Ces flux se font en majorité par la route, ce qui a un impact sur la qualité de l'air. Même si certaines entreprises commencent à faire des efforts dans ce domaine, cet aspect n'est intégré que par rapport à des principes économiques par rapport au coût standard de ce transport. Rien n'est fait pour intérger le coût, notamment sanitaire, impact du mode de transport, que porte l'ensemble de la société.

Mais la fiscalité environnementale est-elle la bonne solution ?

Non, évidemment. Mais dans la situation actuelle, il me semble que c'est la moins mauvaise. En effet, la situation économique mondiale actuelle (crise des subprimes) montre que le marché ne sait pas se réguler de lui même dans les délais imposés par sa dynamique d'évolution propre.
La dérégulation de l'économie a cela de bon qu'elle permet à cette dernière de s'adapter rapidement aux évolutions de ce qui l'entoure. Comme un alpiniste attaquant le flanc d'une montagne sans assurance : il peut avancer plus vite, mais au cas où il s'est fourvoyé, il peut ne plus être en mesure de revenir sur ces pas et c'est la chute assurée.

Si dans le cas de l'économie, ce sont les principes de cette économie qui peuvent être remis en cause, dans cas du développement durable, c'est l'existence de l'homme sur terre qui peut être remis en cause. 

Publié par Monrdhil à 18:25:28 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

Enjeu : Pédagogie et mentalités | 20 juin 2008

Dans le cadre des "Bilan Carbone" réalisés par les collectivités, il apparaît souvent que l'habitat est l'une des principales sources de productions de CO2, mais aussi le domaine où les marges d'amélioration sont les plus importantes.

Dans le terme "Habitat", on recouvre tout ce qui touche au mode de vie structuré autour du logement. Cela concerne notamment :
  • Le logement (bâti) en lui-même,
  • Sa gestion, son entretien, son usage,
  • Son implantation, son environnement, sa typologie (pavillon, maison de ville, appartement),
  • Le fonctionnement du noyau familial autour de ce foyer (déplacements, ...).
Si les collectivités, et plus largement les pouvoirs publics, peuvent facilement agir sur le bâit public ou semi-public (HLM, équipements ...), cela est nettement plus complexe dès qu'on aborde le bâti privé. Or ce qui apparaît actuellement comme l'un des principaux facteurs de précarité des ménages, ce n'est pas tant le bâti que l'analyse des conséquences d'un choix de vie en terme de fonctionnement économique du noyau familial.

L'un des objectifs du Grenelle de l'environnement est de réduire la dépendance énergétique de la France, et en particulier de la population. Le seul moyen d'action qui peut facilement être mis en oeuvre est l'aide à l'isolation et au changement de mode de chauffage.
Pourtant, l'une des principales causes de consommation d'énergie est la situation de "richesse" dans laquelle nous vivons. Un certain nombre d'organisme d'aide aux personnes en difficulté constatent déjà simplement les débordements d'usage (température de 23° en hivers dans un appartement - revenir à 19° voir 17° réduirait la facture énergétique de 35% à 50%). Mais cela passe par une évolution des mentalités qu'il est difficile de faire passer, dans notre société moderne de consommation. Chaufer un peu moins et mettre un pull, léger, chez soi en hivers ne semble pas logique, alors qu'il s'agit d'un principe de bon sens dans une démarche d'économie.
Comme le rappellent certains, "Le premier euro économisé est celui qu'on ne dépense pas". Une forte pédagogie, basée sur ce principe, devrait être engagée par l'ensemble des pouvoirs publics. Mais il est vrai qu'il va à l'encontre d'une consommation toujours grandissante (quoique ?)

Mais cette marche forcée vers une isolation toujours plus grande a un effet pervers. Pour une part importante de la population, par manque de formation, cela signifie aussi une "fermeture maximale" du logement. Cette fermeture passe par une suppression de toute ventillation.
Or un logement a besoin d'être ventillé pour permettre à l'air de se renouveler et ainsi éliminer le C02 produit par l'activité humaine et/ou le chauffage, ainsi que pour éliminer l'eau dégagée par la respiration.
Cette eau représente un danger sur le long terme à deux titres :
  • L'augmentation de l'hygrométrie (densité de vapeur d'eau) dans l'air favorise le développement de microbes et autres bactéries. Cela a donc un impact direct sur la santé des personnes y vivant. Cela peut représenter un coût important pour la société.
  • Cette eau condense, principalement sur les mur et le plafond. Cela peut représente près entre 5 et 10 litres d'eau par jour pour une famille. Toute cette eau s'infiltre dans la structure du bâtiment. Après de première conséquences visibles sur les revêtements des murs (papiers qui se décolent, ...) cela induit une fragilisation de la structure du bâti.
Ces deux exemples montrent à quel point il va prochainement être urgent d'engager une véritable démarche pédagogique auprès de la population pour faire évoluer les mentalités, et revenir à de "bons vieux principes", de bon sens, nécessaires à la durabilité du développement de notre société.

Publié par Monrdhil à 11:13:22 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

Développement durable de l'économie | 11 juin 2008

L'un des éléments fondamentaux d'une démarche de développement durable est la concertation. La concertation pour l'élaboration d'un projet commun partagé où l'ensemble des acteurs trouvent leur part, se mobilisant ensuite pour la mise en oeuvre.

Du fait de l'importance de la conscience collective des enjeux, le monde de l'économie s'est vu obligé de s'adapter. Mais dans leur évolution "DD", les entreprises n'analysent évidemment que leur enjeux de productivité, d'amélioration des marges ... Il s'agit avant tout du développement durable de l'entreprise. De ce fait, la concertation avec les employés, tout mode de représentation confondu, n'est absolument pas pris en compte.

Prenons l'exemple de SANOFI-AVENTIS.
La direction communique assez largement, en particulier vers le personnel, sur sa prise en compte du développement durable dans les process de l'entreprise.
Parallèlement, une forte pression est mise sur les différents services pour mettre sur le marché les molécules découvertes, quelques que soient les effets "secondaires" observés. La situation sur le Rimonabant (Acomplia) est éloquante.
Dans un même temps, elle interdit tout discourt d'écartant de sa ligne de communication. Ainsi, l'accès au site du Petit Journal, qui diffusait une information syndicale, a été censuré sur l'ensemble des sites français du groupe à la parution d'un article relatant les conséquences de la politique interne.

Des exmples similaires se retrouvent dans l'ensemble des métiers, et même au niveau de l'Etat. Mais là, c'est un secret ... d'Etat !

Publié par Monrdhil à 15:30:27 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

Décentralisation ... pour les autres | 25 avril 2008

Alors que la Région Ile-de-France a porté à l'enquête publique le SDRIF (Schéma Directeur de la Région Ile-de-France), l'Etat (et au premier chef notre président adoré) a décidé que le sujet était trop sensible pour le laisser entre les mains des élus ... locaux !

Pour mémoire, le président est un élu (mais pas le gouvernement, il est vrai), et la décentralisation (aboutie en 2003 sous la présidence de J. CHIRAC) a donné aux collectivités locales un certain nombre de compétences, notamment dans le domaine de l'urbanisme.

Tout cela pourrait encore être acceptable si un véritable travail, cohérent avec diverses priorités politiques affichées par ailleurs (dont le développement durable), était réalisé. Mais en fait, cela se passe au niveau des cabinets ministériels (enfin, principalement au niveau du cabinet du Premier Ministre), avec un mot d'ordre aux autres administrations : bouclez-la et validez !

On croirait entendre COPE à l'Assemblée Nationale.

Publié par Monrdhil à 14:05:00 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

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