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Vous trouverez ici quelques humeurs, souvent négatives, sur des points de l'actualité de ma vie quotidienne.
Mes commentaires et enchainements d'idées, que certains pourront juger simplistes, ne cherchent qu'à faire réagir.

Mon objectif : une prise de conscience de l'implication de choix quotidiens sur la gestion des ressources.

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Quelle utilité pour le baccalauréat ? | 16 juin 2008

Depuis de nombreuses années, nombreux sont ceux qui se plaignent de la baisse du niveau du bac, tandis que les élèves de terminale se plaignent de la difficulté que représente cette épreuve. Il est maintenant "inenvisageable" de rater son bac !

Evidemment, le monde a changé, les connaissances qu'il est nécessaire d'acquérir pour s'y développer doivent évoluer. Mais la même rigueur sur certains fondement devrait toujours être attendue (notamment sur le français).
Le "niveau" devrait donc progresser par rapport à des compétences nouvelles, dont la difficulté, en absolu, est difficile à évaluer par rapport aux autres compétences. Mais pour ce qui concerne les "anciennes" compétences, il ne s'agit surtout pas d'en diminuer la difficulté. Le monde du travail a toujours les même attentes.

Lorsque le baccalauréat a été créé, l'objectif était de valoriser un niveau d'éducation. Un niveau assez élevé, en rapport avec les besoins d'un certain monde du travail. Niveau qui n'était pas nécessaire pour réaliser de nombreux métiers, notamment dans le domaine agricole, ouvrier ou de l'artisanat.
Maintenant, suite à une évolution générale portée par les gouvernements successif, le baccalauréat a été dévalorisé (indépendamment du niveau). Le choix a été fait "d'amener 80% d'une classe d'age au bac". Ce choix ne prend pas en compte les besoins du monde du travail. Par ailleurs, en se fixant cet objectif, les gouvernements ont insidieusement mis dans l'esprit de tous les jeunes qu'il était anormal de ne pas avoir le bac. Avec, pour effet pervers, qu'une part (certe minime) des jeunes attendent qu'on leur "donne" puisqu'on leur "promet".
D'ailleurs, o combien nombreux sont les lycéen(ne)s qui demandent un contrôle continu ... A leur première expérience face à la réalité du monde du travail (la concurrence, l'effet d'opportunité ...), ils souhaitent un assouplissement des règles. Mais dans leur vie future, les recruteurs ne feront pas de "cadeau". Il sera nécessaire d'être à la hauteur le jour "J".
Dans ce cercle vicieux, le niveau du bac ne progresser correctement. Car chacun sait que les notations sont définies après le passage du bac, afin de s'assurer qu'environ 80% des élèves l'auront effectivement.

Autre effet négatif : le bac est vu comme un passage obligé, alors que dans certains métiers il n'est pas nécessaire. Cette situation dévalorise les formations alternatives qui conduisent à l'apprentissage de certains métiers. Formations qui assurent souvent plus facilement l'obtention d'un emploi à la sortie.

Une telle démarche est contraire aux principes des piliers "social" et "économique" du développement durable, et n'est pas spécialement positif pour le pilier "environnemental".
Une véritable réforme de l'édocation est donc nécessaire. Mais elle doit partir sur des bases saines, et en particulier, ne pas prendre l'objectif de "80% d'une classe d'age ayant le bac" comme prédicat.

Publié par Monrdhil à 11:28:09 dans Note du jour | Commentaires (0) |

Transports et pétrole | 13 juin 2008

Ces dernières semaines ont été émaillées de nombreuses grèves des transporteurs routiers, comme d'autres métiers dépendant fortement du prix du pétrole.

La flambée du prix du pétrole est mondiale, et si, pour partie, elle est liée à de la spéculation, elle est aussi, plus durablement, à la pénurie à venir.

Donc, s'il est nécessaire d'aider ces professions à évoluer, il n'est par contre absolument pas viable de les subventionner. En effet, le coût que cela représente pour l'Etat ne pourra pas être investi dans de la recherche d'évolution (par exemple). Ce coût ira en s'accroissant, puisque globalement le prix ne va pas diminuer ... Et au final ce seront les français qui vont payer (à travers les impôts).

Les transporteurs demandent en plus une diminution des frais de péage. Mais qui va alors payer l'entretien des autoroutes qu'ils empruntent et usent ? Car, même s'ils ne représentent moins de 60 % des recettes des péages, il génèrent plus de 90 % de l'usure, et donc des coûts d'entretien. Sachant que par ailleurs, les français utilisent de moins en moins la voiture (pour cause de pétrole cher ...), qui va payer ?
Encore une fois, le contribuable ...

La solution proposée par le gouvernement (reporter l'augmentation des frais sur les commanditaires) ne convient pas aux transporteurs, alors qu'elle était la plus "durable". Elle faisait porter l'augmentation du prix du transport par l'utilisateur final : le consommateur du bien. Autre avantage, dans cette disposition, dans le prix final la part du transport augmentant, la part des salaires diminue. Cela redonne une certaine compétitivité aux productions françaises.
Mais cela va à l'encontre d'autres enjeux économique, notamment portés par des grandes entreprises (qui ont beaucoup délocalisé). Le MEDEF n'est peut-être pas si innocent dans cette affaire ...

Publié par Monrdhil à 11:36:50 dans Note du jour | Commentaires (0) |

Application de la réglementation | 12 juin 2008

Il paraît que la noblesse n'est plus ce qu'elle était ...

Pourtant, dans certains territoires, le fait d'être noble (et riche) autorise tous les écarts !

En effet, comment expliquer, sinon, qu'un Comte (de la Panouse) puisse obtenir par trois fois des dérogations (officielles) de niveau ministériel pour modifier (de manière très importante) un site classé (au titre de la loi de 1930) pour la qualité de ses paysages ? Le parc animalier de Thoiry, qui repérsente, certe, un enjeu économique, a été classé à la demande de ce même propriétaire pour le protéger ... des autres ! Mais évidemment, de part sa position (noblesse oblige ?), il lui semble naturel de ne pas se conformer aux règles applicables aux vulgus pecum (au pékin moyen).

Les dérogations ont bien été accordées ... mais à chaque fois pour entériner une situation en fait ... certains diraient sous la pression ... à chaque fois avec un rappel des procédures légales (la demande doit être traitée avant la réalisation des travaux et non après) ...
La préfet alors en place (un comte, lui aussi, semblerait-il), refuse évidemment de reconnaître tout traiement de faveur ... Mais des questions se posent quant à l'importance des travaux autorisés ...

Publié par Monrdhil à 18:30:35 dans Humeurs | Commentaires (0) |

Perte de contrôle | 12 juin 2008

Comme je l'ai déjà souvent rappelé, la décentralisation est déjà en place. Un grand nombre de compétences ont été transférés (avec ou sans les ressources financières associées ...) aux collectivités territoriales. Leur responsabilité incombe donc aux élus locaux. L'Etat devrait garder un rôle de régulateur à l'échelle nationale, mais c'est loin d'être le cas ... Les préfets ne savent souvent plus s'imposer face aux structures locales.

Par ailleurs, la RGPP (réforme générale des politiques publiques) se met en ordre de bataille. Des efforts importants de restructuration sont demandés aux ministères et à leurs représentations territoriales, pour une plus grande efficacité. Sauf aux services du ministère de l'intérieur, semblerait-il ... (notre président aurait-il gardé le goût de ses anciennes fonctions ?)

Résultat, au vu de la manière dont fonctionnent les préfets, l'avenir de l'Etat est d'aller droit dans le mur !

En effet, avez-vous déjà vu un chef d'entreprise arrêter sa production, changer sa stratégie, voire ne développer aucune stratégie, tout simplement parce que son concurrent lui demande ? Car c'est bien ce que font les préfets.
Sachant que dans un même temps, alors que les compétences ont été transférées (par exemple dans le domaine de l'urbanisme), ces mêmes préfets (et parfois certains responsables de services) cherchent à imposer leur production (dans le domaine incriminé) aux élus.

La France marche la tête à l'envers.

L'avenir du rôle de l'Etat devrait être la régulation, et notamment, pour assurer une déclinaison territoriale inter-collectivités, aux différentes échelles, des enjeux du développement durable !

Publié par Monrdhil à 18:10:50 dans Evolutivité | Commentaires (0) |

SDRIF : Etat (+2) / Région (??) | 11 juin 2008

Alors que le Jean-Paul HUCHON doit présenter le rapport d'enquête publique sur le SDRIF à la presse, une lettre du Premier Ministre a fuité dans la presse (voir l'article dans Le Monde à ce sujet).

Voilà que l'Etat s'exprime à nouveau dans le sens d'une reprise en main du dossier de la planification de la Région Ile-de-France, alors qu'il a tout fait pour transmettre le dossier aux collectivités locales par le passé (sous le mandat de Jacques CHIRAC).

Même si la question du devenir de cette région ne relève pas que de la Région, la législation est claire pour le moment.
Peut-être que l'Etat, notamment le Président et le Premier Ministre, aurait besoin de conseil en communication ?
Ou bien sont-ils justement entourés de trop de communiquant ?

Publié par Monrdhil à 16:12:07 dans Note du jour | Commentaires (0) |

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