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Vous trouverez ici quelques humeurs, souvent négatives, sur des points de l'actualité de ma vie quotidienne.
Mes commentaires et enchainements d'idées, que certains pourront juger simplistes, ne cherchent qu'à faire réagir.

Mon objectif : une prise de conscience de l'implication de choix quotidiens sur la gestion des ressources.

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Big Brother ! | 13 octobre 2008

Cette tendance à la suveillance généralisée a deux causes :
  • observer le comportement tendantiel de la population afin d'optimiser les réponses aux besoins des citoyens,
  • suverveiller les actes d'incivilité (voire plus) afin de pouvoir traduire les coupables devant la justice.
Le premier objectif est louable, notamment dans une recherche d'efficience des moyens publics. Il porte pourtant en lui le germe du second : à partir de quel moment un comportement est-il jugé déviant ?

Toutefois, l'observation actuelle des médias montre que c'est surtout le second qui fait réagir. La tendance, très latine et notamment française, à s'accorder des aménagements par rapport à l'application de la loi, génère des réactions étonnantes. Ainsi, certains automobilistes se plaignent d'être controlés ... mais s'ils respectaient la loi, il n'y aurait pas de soucis. Cela aboutit parfois à des situation cocasses : les automobilistes en cours de verbalisation qui se plaignent que les policiers/gendarmes n'interceptent pas un autre contrevenant. Ils auraient pu le faire, s'ils n'étaient pas déjà en train de traiter son cas.
Cet exemple pourrait être repris dans de nombreux autres domaines. De fait, ce niveau de contrôle est imposé par le niveau de cette "dérive".

Pour lancer une polémique : le monde économique aime beaucoup Big Brother, lorsqu'il est aux manettes, dans le premier usage. Mais lorsqu'il s'agit de lui appliquer le second usage : c'est le tollé général ! Demandez aux distributeurs de la "grande consommation".

Alors que faire ? Commencer par changer nos comportements en acceptant le cadre de la loi. Il ne nous satisfait pas toujours, mais a vocation à nous permettre de vivre en communauté, condition nécessaire à la survie de l'espèce humaine.

Publié par Monrdhil à 08:56:35 dans Note du jour | Commentaires (0) |

La liberté des uns ... | 13 octobre 2008

... s'arrête là où commence la liberté des autre.
Ce principe, fondamental, devrait être rappelé à bon nombre de nos compatriotes.

Si seulement tout le monde pouvait réfléchir un peu avant de parler, avant d'agir. Cela nous éviterait de s'étonner d'observer des passages à l'acte du genre : "laissez-moi tirer dans la foule avec mon fusil, si j'en ai envie" ... et l'allongement d'une liste des victimes (déjà mondiale et pas simplement américaine).
Si seulement nous pensions aux conséquences à moyen ou long terme avant de s'engager sur une voie hasardeuse. Cela éviterait à des groupes d'individus de dire "laissez-nous prendre les terres fertiles qui nous intéressent, si nous en avons envie" ... et mettre en situation de détresse un peuple (notamment palestinien).
Si seulement tout la population avait conscience de l'impact de production de déchet, du coût de retraitement ... Cela éviterait de trouver dans Métro, comme jeudi 8/10 au mtin des phrases du genre "Laissez-moi polluer, si j'en ai envie", montrant à quel point l'individualisme exacerbé de notre société risque d'aboutir à condamner à mort nos enfants !

Publié par Monrdhil à 08:54:25 dans Humeurs | Commentaires (2) |

Croissance économique et développement humain | 09 octobre 2008

Comme beaucoup d'intervenants politiques le soulignent, et en particulier Nicolas HULOT, le Grenelle de l'Environnement a eu au moins un effet positif : une prise de conscience des enjeux environnementaux.

Ce sujet n'est pas récent, mais prend une importance particulière dans le cadre de la crise sociétale dans laquelle nous sommes plongés. Le contexte mondial (économique, mais aussi productif et géopolitique) a totalement bouleversé nos systèmes de valeur. Les ultra-libéraux, dont le mode de vie et de fonctionnement dépendaient de ces évolutions, nous en ont vanté les mérites. Peut-être ont-ils raisons, et que sur une durée suffisante, de nouveaux modèles de valeurs pourraient se construire et être adoptés. Malheureusement, le contexte actuel semble indiquer que nous ne disposons pas du temps nécessaire. De plus ce système de valeur ne semble pas intégrer le développement humain dont se font écho toutes les représentations associatives nationales et internationales « anti-capitalistes ».

Mais la vérité se trouve rarement dans les extrêmes.
Prenons l'exemple de l'exploitation minière, en particulier du charbon, dans le Nord et l'Est de la France. Cette activité, qui a généré de nombreux emplois à la fin du XIXe et pendant une bonne part du XXe siècle, a eu de nombreux impacts.

  • Sociaux : les conditions de travail des mineurs étaient particulièrement difficiles mais, par un militantisme syndical fort et sur la durée, ont amené à de nombreuses évolutions sociales dont nous profitons encore maintenant (pour combien de temps ?) ;
  • Economiques : cette activité a permis le développement d'une industrie qui a peu à peu évolué ainsi que d'activités bancaires, mais le secteur privé qui s'est développé sur cette base n'a intégré aucun des impacts négatifs induits (environnementaux notamment) ;
  • Environnementaux : les bassins miniers sont maintenant soumis à de nombreux impacts négatifs liés à cette activité : présence de nombreux sites pollués, risque d'affaissements « miniers » liés à la dégradation des galeries souterraines ... 
  • Sociétaux : l'adaptation du cadre de vie pour répondre aux besoins de la main d'œuvre a généré de nombreux projets d'urbanisme qui ont déclenché et alimenté la réflexion de l'urbanisme moderne, ou comment construire rapidement un espace physique (la ville) ayant vocation à accueil un espace social (les rapports humains).

Un bilan économique de l'activité liée à l'exploitation minière de ses débuts à nos jours montre que les gains actualisés des entreprises ne couvrent pas, et de loin, le coût des mesures de remise en état, de prévention ou de reconversion, générées depuis. Ce bilan, purement économique, vient apporter des arguments complémentaires à ceux qui, sur la base de l'histoire, refusent le développement de certains nouveaux secteurs économiques. Il est pourtant nécessaire de prendre aussi en compte toutes les avancées sociétales induites par ce passage de l'histoire. Et si une valorisation économique pouvait en être faite, où serait alors le curseur ?

Cette réflexion ne conclue pas, mais vise à garder à l'esprit que tout système de valeur a ses limites et qu'il serait inopportun dans la situation actuelle de venir (trop facilement) critiquer les failles apparentes d'un système en difficulté.

Publié par Monrdhil à 09:34:53 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

Enjeu : Adaptation | 06 octobre 2008

Face aux conséquences du changement climatiques plusieurs questions se posent :

  • Quelles sont-elles précisémment ? Pour y répondre, on peut se référer au 4ème rapport du GIEC publié en 2007.
  • Comment y préparer la société, en adaptant des comportements, des modes de vie ?
  • Quelles décisions prendre pour éviter d'augmenter les expositions aux risques liés au changement climatique ?

Evidemment, dans sa réponse scientifique, le GIEC ne pose pas de résultats absolus, mais des probabilités plus ou moins forte de survenance de divers phénomènes, d'ordre général. Ces conclusions nécessitent d'être croisées avec le contexte géographique et économique de la région considérée.
Mais on peut retenir que les phénomènes climatiques extrèmes (pluviosité, canicule ...) devraient être plus fréquents à moyenne échéange.

Par ailleurs, il apparaît, pour un pays comme la France, que d'autres phénomènes socio-économiques comme l'évolution des politiques européennes peuvent avoir un impact économique au moins aussi important à court terme. Il est donc difficile de se baser uniquement sur la situation actuelle pour évaluer la capacité du monde économique et de la société en général à répondre aux effets du changement climatique. Toutefois, certaines études laissent à penser que, dans le monde agricole, ceux ayant construit une stratégie très intensive pour leur mode de production, et dont les marges semblent les plus importantes, sont a priori les plus sensibles à la fois aux évolutions de la Politiques Agricole Commune (PAC - Europe) et du changement climatique.
En simplifiant à l'extrême, on peut conclure que ceux qui ont optimisé à l'extrème leur mode de production afin de maximiser les gains sont les plus sensibles aux risques et aux changements (qu'ils ont volontairement sous-estimé) et en particulier au changement climatique.

A partir de ce constat, il est important de prendre conscience que le rôle des institutions publiques n'est pas de soutenir des modes économiques en danger, mais d'essayer de réunir les conditions pour que les acteurs économiques (indépendants) soient en mesure de s'adapter. Cela signifie notamment qu'il n'est pas "soutenable/durable" d'aider par des principes de subventionnement des modes de production/consommation qui sont sensibles à des changements de fond. Le parfait exemple est le transport routier.
Il faut envisager l'intervention publiques comme un régulateur de dynamiques dont l'objectif n'est pas l'intérêt public. Dans le cas du risque inondation, les secteurs touchés devraient faire l'objet de refus d'assurance ou de tout autre type d'indemnité. Ce genre d'engagment, difficile à porter politiquement serait pourtant le seul qui aurait un impact réel sur des choix d'implantation.

Sachant donc que l'impact de l'évolution de certaines dynamiques économiques ont plus d'effet que le changement climatique à court terme, que les choix politiques sont difficiles à porter ... La classe politique et l'Etat oseront-ils prendre leur responsabilité ?

Publié par Monrdhil à 13:04:04 dans Evolutivité | Commentaires (0) |

Enjeu : intégration du coût environnemental | 30 septembre 2008

L'un des principaux enjeux de la diffusion du principe du développement durable était la prise en compte de la valeur de l'environnement naturel en tant que bien, en tant que ressource mondiale. C'était la réponse à la dynamique mondiale des entreprises qui prélevaient en fonction de leur besoin, sans prendre en compte la valeur de ce bien et l'impact de leurs processus.
Cet enjeu peut aussi être exprimé sur la question sociale avec la prise en compte du bien-être de l'ensemble de la population, notamment des travailleurs.

Malheureusement cet enjeu a fortement été dévoyé, notamment du fait d'une radicalisation du discourt sur le développement durable du fait des associations de protection de l'environnement. Ce qui a joué en leur défaveur.

Mais la question reste toujours d'actualité : comment intérgrer le coût environnemental des modes de consommation de notre société ?

En effet, si certains voient dans la fiscalité environnementale de Jean-Louis BORLOO un frein à la consommation, ou une mesure contreproductive, il était aussi possible d'y trouver un premier aspect de cette intégration du coût environnemental. Ainsi, si du fait du coût relativement faible du processus d'extraction de certaines matières premières, les objets jetables sont moins chers que leur version réutilisables et/ou recyclées, la valeur du bien n'intègre pas la valeur de la rareté de la ressource. Et il revient donc à l'Etat (par défaut) de s'assurer de la prise en compte de cette valeur.
Dans un autre domaine celui du transport, l'ensemble du modèle de production repose sur le principe de flux entre divers points d'assemblage et/ou de distribution. Ces flux se font en majorité par la route, ce qui a un impact sur la qualité de l'air. Même si certaines entreprises commencent à faire des efforts dans ce domaine, cet aspect n'est intégré que par rapport à des principes économiques par rapport au coût standard de ce transport. Rien n'est fait pour intérger le coût, notamment sanitaire, impact du mode de transport, que porte l'ensemble de la société.

Mais la fiscalité environnementale est-elle la bonne solution ?

Non, évidemment. Mais dans la situation actuelle, il me semble que c'est la moins mauvaise. En effet, la situation économique mondiale actuelle (crise des subprimes) montre que le marché ne sait pas se réguler de lui même dans les délais imposés par sa dynamique d'évolution propre.
La dérégulation de l'économie a cela de bon qu'elle permet à cette dernière de s'adapter rapidement aux évolutions de ce qui l'entoure. Comme un alpiniste attaquant le flanc d'une montagne sans assurance : il peut avancer plus vite, mais au cas où il s'est fourvoyé, il peut ne plus être en mesure de revenir sur ces pas et c'est la chute assurée.

Si dans le cas de l'économie, ce sont les principes de cette économie qui peuvent être remis en cause, dans cas du développement durable, c'est l'existence de l'homme sur terre qui peut être remis en cause. 

Publié par Monrdhil à 18:25:28 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

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