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Vous trouverez ici quelques humeurs, souvent négatives, sur des points de l'actualité de ma vie quotidienne.
Mes commentaires et enchainements d'idées, que certains pourront juger simplistes, ne cherchent qu'à faire réagir.

Mon objectif : une prise de conscience de l'implication de choix quotidiens sur la gestion des ressources.

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L'intérêt du futur | 10 mars 2009

Dans deux articles du Monde daté du 10 mars, dont une interview de Craig Barrett, président du groupe Intel, la question de l'avenir de la société est rappelée à notre bon souvenir.

Dans le premier, Olivier Balland, sociologue, souligne le malaise actuel des jeunes, notamment dû au système éducatif inadapté. Dans le second, Craig Barrett revient sur l'incapacité des dirigeants politiques à élaborer des stratégies sur le long terme, nécessaires à un développement durable de la société, et seule solution pour éviter la survenance régulière de crises.
Ces deux interventions devraient nous saisir et nous alerter sur l'enjeu que représente la gestion de notre avenir. Mais il est vrai qu'une société vieillissante, comme c'est le cas dans la majorité des pays riches, donne plus de valeur au passé qu'en l'avenir. C'est peut-être là qu'il faut trouver l'origine du peu de cas qui est fait de la dette publique lorsqu'il s'agit de soutenir des acquis économiques.
C'est donc l'ensemble du système de valeurs qu'il serait nécessaire de réformer.

Ainsi, dans le domaine de l'éducation, l'important est certainement tout autant la question des modalités d'apprentissage de différentes compétences nécessaires à la société, et leur valorisation que de l'organisationde cette formation et sa reconnaissance à l'international. Si certaines grands écoles d'ingénieur françaises (Ecole Polytechnique, Ecole Nationale des Ponts et Chaussées ...) sont bien reconnue, c'est plus par la qualité de leurs diplômes que pour une raison de visibilté dans un classement quelconque.

Alors quel futur nous préparent nos gouvernants ? Car ce sont une part de rêve et surtout des espoirs fondés qui mobilisent les forces de la nation.
A Madagascar, le pire pour certains était, il y a quelques années, que le chef de l'Etat avait "réussit" à supprimer tout espoir (que les choses puissent changer). Il est possible de constater aujourd'hui jusqu'où ce manque d'espoir peut conduire. La situation en France n'en est pas si éloigné, en particulier pour les jeunes des banlieues.

L'enjeu de la réforme de l'éducation doit donc viser à son adaptation aux enjeux de l'éconmie "du quotidien" et à changer son image auprès de l'ensemble de la jeunesse, et non à répondre aux uniques attentes d'une "élite" issue de milieux favorisés.

 

Publié par Monrdhil à 09:38:02 dans Note du jour | Commentaires (0) |

Le MEDEF : culture des intérêts privés | 09 mars 2009

Dans Le Parisien du 9 mars, Laurence Parisot répondait aux questions de lecteurs du quotidien.
Dans cet exercice, elle a reporté lentière responsabilité de la crise sur l'administration Bush, lui reprochant notamment le fait de ne pas avoir joué son rôle de gendarme. Mais la situation française, et les excès des entreprises de l'hexagone, ne dépendent-elles pas de notre propre contrôle ?
Dans ce même échange, elle justifie le refus du MEDEF local, en Guadeloupe, de signer l'accord en dénonçant la caractérisation économique de l'ile par la plantation de bananes et l'image esclavagiste que cela véhicule selon elle. Pourtant c'est une réalité construite par le libéralisme. Et elle complète en précisant que cela ne peut que conduire à la ruine des entrepreneurs locaux ... La relation de causalité n'est pas évidente. Il est surtout étonnant qu'elle reprenne ainsi le thème des propos du leader du LKP, assigné en justice pour injures raciales.

Ces éléments, qui mériteraient d'être compétés, montrent à quel point dans le traitement de ce dossier, comme dans d'autres, la représentation nationale a peu de connaissance du fond du dossier. Cette situation permet ainqi à la délégation locale de ne soutenir que les seuls intérêts individuels. L'intérêt collectif, dans le domaine de l'entreprise, a ainsi été mis à mal par la dégradation d'une situation pas particulièrement exemplaire.

Ainsi, après de tels propos, comment voir en elle, et à travers elle dans l'ensemble du MEDEF, un interlocuteur raisonnable pour la construction d'une société durable ?

Publié par Monrdhil à 16:10:56 dans Note du jour | Commentaires (0) |

Cohérence métropolitaine | 09 mars 2009

L'une des "avancées" du rapport Balladur est certainement l'accent mis sur les métropoles, moteur du développement économique de nos territoires. Cet enjeu a d'ailleurs été souligné par Pierre Vletz dans un article publié dans Le Monde daté du 7 mars, dans le dossier débats consacré au rapport Balladur.

Mais il faut paut-être alors s'étonner que ce même rapport ne développe pas complètement les conséquences dans ses propositions.
En effet, ces métropoles dépassent souvent le découpage administratif (départements et régions) par leur influence et la structuration économique des territoires qu'elles engendre. La proposition d'intégration du département de l'Oise à la région Ile-de-France ne fait que constater une évidence actuelle et sans démarche prospective sur les territoires directement impactés par le développement de la région capitale et de son urbanisation.
Ainsi, le rapport constate l'existence de 11 métropoles (pour 1 ou 2, leur rôle reste à prouver), et propose le redécoupage régional en 15 "grandes régions". Ce manque de cohérence pourrait s'avérer néfaste, si, de plus, pour des raisons politiques, les futurs conseils régionaux qui en découleront viennent contrer ou ne pas relayer les dynamiques portées par les métropoles.

Mais le plus grand enjeu se situe autour de la question de l'organisation des responsabilités autour du dynamisme des métropoles.
Si les métropoles concentrent les développements économiques structurés nécessaires à une compétitivité européenne ou mondiale, il est aussi nécessaire que les retombées profitent à l'ensemble des territoires alentours. Car c'est en partie grâce à eux que le métropole peut se développer. Elle a besoin de ressources (naturelles, foncier ...) que sa zone d'influence lui fournit, de même sa population accepte la concentration sous réserve de pouvoir aller "respirer" dans les paysages, la campagne alentour. Elle a donc une responsabilité sur le développement et la qualité de ces espaces, ce qui devrait notamment se traduire par une aide financière.

Mais cette organisation nécessite un accord entre l'ensemble des élus des différentes collectivités territoriales aux différentes échelles, ce qui n'est pas toujours évident. Si des exemples comme Bordeaux montrent que c'est possible, ils restent rares, souvent pour des raisons de politique "politicienne" ...

Publié par Monrdhil à 11:45:25 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

Urgence (?) sur le Grenelle | 06 mars 2009

Le 12 janvier, le Premier Ministre a transmis le deuxième projet de loi Grenelle en déclarant l'urgence sur ce texte.

Au delà de l'usage abusif de cette procédure par le Gouvernement actuel, son application au Grenelle pose question.
La démarche engagée, avec un soutien fort du plus haut niveau de l'Etat, revêt un enjeu certain pour l'avenir de la société. Son application rapide est nécessaire, mais pas plus qu'un débat de fond sur les modalités de sa mise en oeuvre. Les élus des deux Assemblées en sont certainement conscients, à droite comme à gauche. Etant donné le vote quasi-unanime en première lecture sur le premier projet de loi Grenelle, il est facile de supposer que ce texte aurait pu faire l'objet d'un traitement relativement rapide par les Assemblées.

Pourtant le fait est que l'urgence a été déclarée sur ce second projet de loi, alors pourquoi ?
Une seule explication me semble plausible : c'est une forme de défiance du Gouvernement envers les assemblées. En effet, le débat sur les OGM a montré que les élus des Assemblées sont plutôt concervateurs sur certains sujets. Or ce nouveau projet de loi introduit les outils de la mise en oeuvre du Grenelle de l'Environnement, et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il réorganise un certain nombre de compétences.
D'un autre côté, cette méthode déresponsabilise les Assemblées : si le projet de loi avait pris du retard dans des discussions diverses et variées, le Gouvernement aurait pu utiliser cette situation pour montrer cette position très en retrait de nos institutions. Mais cela aurait aussi signifié se tirer une balle dans le pied, puisqu'ils sont du même bord politique.

Comme quoi, nos hommes politiques ne changent pas : tout est question de gestion "politicienne", même sur des enjeux aussi important que l'organisation de la société pour répondre aux enjeux de demain, de nos enfants, des générations futures !

Publié par Monrdhil à 09:35:55 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

Christian Saint-Etienne | 06 mars 2009

Notre Président aime les hommes de l'ombre.
Ce n'est pas toujours un mal, car cela peut leur donner une certaine liberté dans leur travail. Mais dans le cas des Christian (Saint-Etienne et Blanc), on peut se demander si l'ombre ne cache pas d'autres chosse ...

En effet, si certains savent que Christian Saint-Etienne avait été missionné par le Président de la République, très rares sont ceux qui ont pu avoir connaissance du rapport. Il paraitrait même que les principaux intéressés, notamment dans le domaines de l'aménagement du territoire s'en sont vu refuser l'accès ! Pourtant une loi existe sur la diffusion des documents produits par et pour l'administration.
Maintenant, qui sait qu'une seconde mission lui a été confiée ? Et qui en connait le sujet ?
La réputation du professeur Christian Saint-Etienne permet de penser qu'il ne s'agit pas d'un faux rapport, alors pourquoi tant de secret ?

Publié par Monrdhil à 09:15:40 dans Note du jour | Commentaires (0) |

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