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Vous trouverez ici quelques humeurs, souvent négatives, sur des points de l'actualité de ma vie quotidienne.
Mes commentaires et enchainements d'idées, que certains pourront juger simplistes, ne cherchent qu'à faire réagir.

Mon objectif : une prise de conscience de l'implication de choix quotidiens sur la gestion des ressources.

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Services publics et territoires | 25 novembre 2008

Ces derniers mois, un sujet a fait une grande part de l'actualité en région, en particulier dans les secteurs ruraux : le projet de « restructuration Défense ». Ces derniers jours, des élus se sont élevés contre la disparition de « service public » que cela allait générer.

Mais quel service apporte l'Armée à ces territoires ? Je ne connais que 3 missions à cette institution :
  • La défense des intérêts français à l'étranger, qui font une part de l'actualité,
  • La défense de l'intégrité du territoire français, qui, fort heureusement, n'est pas d'actualité,
  • La sécurité publique, mais à part des déploiements spécifiques aux plans Vigipirate dans les grandes villes, la pacification de la population française n'est plus vraiment à l'ordre du jour.
Quel est alors ce service ?
La perfusion d'argent public pour ces collectivités ! En effet, l'accueil de ces militaires, avec leur famille, représente un pouvoir d'achat dont l'origine du financement est l'employeur, c'est-à-dire l'Etat. A l'heure de la recherche d'efficience des politiques publiques, notamment sous l'angle budgétaire, le ministère de la Défense devrait être félicité pour sa démarche de rationalisation. Son rôle, comme il a eu l'occasion de le rappeler, n'est pas l'aménagement du territoire. C'est plus la mission de la Délégation interministérielle à l'aménagement et à la compétitivité des territoires (DIACT, ex-DATAR), à qui a été confiée la mission de reconversion de ces sites.
Il ne s'agit donc, en tout état de cause, nullement de « service public » !

Mais qu'attendent alors ces élus ?
Ils se font porte-parole de leurs concitoyens, qui, dans le contexte actuel mouvant au niveau mondial, ont peur du changement. La disparition de ces activités impose de construire un nouveau modèle de développement pour ces collectivités. Or, avec les craintes liées au changement climatique, à l'évolution du prix de l'énergie, rien ne vaut la garantie « d'argent frais » que représentaient ces implantations. Mais ces mêmes territoires, souvent ruraux, portent souvent en eux les caractéristiques d'une capacité, des avantages pour la lutte contre ces phénomènes. Par exemple, les systèmes de production locaux, par économie de moyens de transport, réduisent la dépendance aux énergies.

Et que souhaite la population ?
Combien de nos compatriotes, refusant maintenant ces restructurations, ont porté haut, ces dernières années, la critique de l'Etat dépensier ? Un bon nombre, je le crains. Ils attendent de l'Etat à la fois qu'il réponde à tous leurs besoins, sans que cela ne pèsent sur leur budget. La notion de « service public » entend un cadre d'engagement pour le « bien public », à l'heure où l'individualisme se développe. Une réponse à ce dualisme a été imaginée : la notion de « service au public », qui dépend des moyens disponibles et des caractéristiques de ce « public ».

Un exemple parmi d'autres ...
En s'intéressant maintenant au domaine de la santé, lui aussi d'actualité, l'enjeu se décline selon deux aspects :
  • La qualité et la disponibilité du service de soin hospitalier, dont les services d'urgence souffrent dans les villes de l'affluence de personnes, mais maillant faiblement les territoires ruraux,
  • La disparité de la densité de médecins entre les secteurs ruraux et les villes.
Certains reprochent à l'Etat de trop rationaliser les services de santé (hôpitaux), alors que le service principal service au public dans ce domaine (médecins) relève du secteur privé qui est loin d'être rationnel. On peut notamment se demander si les plaintes des médecins de ville (pas assez payés / manque de clientèle ?) ne s'oppose par à celle des médecins de campagne (manque de temps / trop de clientèle !).

L'Etat ne peut pas être partout. Il n'a pas vocation à être l'ange gardien de la population face à toutes les dérives. Il doit jouer un rôle de régulateur, s'en donner les moyens, prendre ses responsabilités et oser porter sa position face à des interlocuteurs dont le discourt vise souvent à défendre leur intérêt particulier.

Publié par Monrdhil à 09:39:47 dans Note du jour | Commentaires (0) |

Enjeu : démographie | 17 novembre 2008

A la sortie de la seconde guerre mondiale, certains voyaient dans le boom démographique une réponse à la situation catastophique de l'armée lors de la guerre. Mais au-delà de cette constatation, il faut bien voir que c'est cette génération qui a permis le développement de la consommation, et donc de la société occidentale.
Dans la situation actuelle de crise, la natalité représente un enjeu de poids. Pour aujourd'hui comme pour demain.

Pour aujourd'hui car la formation et l'entretien de nos enfants soutiennent une économie nationale, pour tout ce qui touche à l'encadrement et plus généralement aux services à la personne (qui ne peuvent pas être délocalisés).
Pour demain, car notre visibilité internationale (et cela vaut pour l'Europe) dépendra de notre poids démographique, entre autres. Et surtout car sans population en age de travailler, il n'y aura personne pour produire la richesse nécessaire pour soutenir les retraites.

Alors que penser de toutes les orientations politiques, portées par le gouvernement, qui visent à réduire l'appui à la natalité ? C'est contre productif sur le principe économique !

Publié par Monrdhil à 11:24:57 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

Pas de récession ? | 17 novembre 2008

La semaine dernière, le gouvernement a largement glosé sur le fait que la France faisait figure d'exception, n'étant pas entrée en récession (selon une définition technique du terme), contrairement à la zone euro.

Je trouve tout d'abord étonnant que Nicolas Sarkozy, qui continue de reprocher aux administrations centrales d'être gérées de manière trop techniques et pas assez politique, justifie par cette analyse technique la situation actuelle. Mais il est vrai que, comme tout homme politique, il n'est pas à une incohérence près lorsqu'il faut glorifier la situation.

Maintenant, sur le fond, il faut se demander les raisons de cette situation. Certains pourraient remarquer que, depuis plusieurs mois, la France est "en retard" dans la zone euro. Cette situation nous a laissé un peu de marge.
Et puis, comme l'ont souligné cetains médias, ce sera peut-être l'occasion de changer nos modes de consommation : consommer moins mais consommer mieux !

En tout cas, nous ne sommes pas sortis de la crise, quels que soient les imprécations de nos hommes politiques.

Publié par Monrdhil à 11:06:00 dans Note du jour | Commentaires (0) |

Mobilité ? | 03 novembre 2008

Un changement profond commence à prendre au sein de la socité, mais aussi du monde de l'entreprise : le développement économique (et de la société) doit pouvoir se faire sans augmentation de la production de gaz à effet de serre.
Cette modification des mentalités a évidemment été favorisée en France par le Grenelle de l'environnement. Les conséquences ne sont pas encore totalement acceptées (modification profonde de certaines industries), mais le principe est posé.

Maintenant un nouveau dossier s'ouvre : le développement économique ne nécessite pas forcément un développement de la mobilité (des personnes et des biens).
Ce principe est actuellement refusé par une majorité des institutions politiques, dans tous les pays, en particulier parce qu'il remet en cause le principe de la mondialisation. Et le monde éoncomique refuse d'en entendre parler ... Pour les mêmes raisons !
Pourtant, une augmentation de la mobilité signifie, même avec de grandes avancées technologiques, une augementation de la consommation d'énergie. Il s'agit un principe physique.
Maintenant, le travail de sensibilisation doit s'engager.

Publié par Monrdhil à 09:10:49 dans Evolutivité | Commentaires (0) |

Enjeu : Accessibilité | 03 novembre 2008

Dans un monde toujours en mouvement, la réalité des déplacements ne nous apparaît que lors de crises touchant à nos capacités de mobilité.
Plusieurs exemples récents nous le confirment :
  • La hausse du prix des carburants, qui a fait notamment réagir tous ceux habitant à grande distance de leur emploi,
  • Les "pannes" de caténaire de la SNCF (d'origine malveillantes), qui prénalisent ceux qui espèrent pouvoir prendre des congés biens mérités,
  • Les éovultions de réseaux de transport (temporaires ou définitifs), qui modifient nos habitudes.
Mais, en revenant à des principes de bonne gestion, au-delà de la question de la mobilité, c'est l'accessibilité qui est en jeu. En effet, la mobilité "de loisir", si elle est nécessaire, n'est pas pour autant primordiale à la vie. Par contre l'accès à un certain nombre de services, en particulier les services publics, est un enjeu de développement pour la société.

Or, dans l'évolution actuelle, avec les réformes des cartes (judiciaire, hospitalière, ...), l'Etat jusitifie ces politiques par des raisons d'optimisation du service public. Mais si la population perd la capacité d'y accéder, la réforme est totalement vidée de sens. Cela ne signifie pas qu'il ne soit pas nécessaire de rationnaliser certains services, c'est une question de bonne gestion des fonds publics.
Pour autant, il semble malsain de faire porter à la population le coût de l'accès (physique) au service public. Car c'est à ce transfert que conduisent les réformes.

Publié par Monrdhil à 08:57:03 dans Développement Durable | Commentaires (0) |

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