<< MoDem Clip | Voter MoDem, c'est voter efficace ! | François Bayrou: "Les Français ont besoin de voix indépendantes !" >>
Marielle de Sarnez, députée européenne,
était l'invitée de la Chaîne Parlementaire lors de l'émission
Parlons-En. Elle y a évoqué ce que pourrait être la prochaine
législature. Les dangers d'une trop grande concentration des pouvoirs.
D'une chambre bleu horizon. La question de la place du centre dans
l'échiquier politique a egalement été abordée, ainsi que le mode de
scrutin qui érode les chances du Mouvement démocrate de se voir
représenté dignement à l'Assemblée nationale. Marielle de Sarnez
demande aux Français de porter au palais Bourbon un groupe
parlementaire qui sera vigilant sur différents points : la Loi sur les
Universités présentée en juillet en session extraordinaire du Parlement
et le budget qui sera sûrement encore en déficit.
Pour Marielle de Sarnez, les pouvoirs qui se concentrent de plus en plus augurent mal de la prochaine mandature. Elle admet que le style du nouveau président de la République sera différent de celui de son prédécésseur. Elle ne s'en étonne pas. Une nouvelle génération arrive au pouvoir. Mais ce n'est pas cela qui focalise l'attention de la candidate à l'élection législative de la XI ème
circonscription de Paris. Elle dit se battre pour un pluralisme, alors que tout indique que les leviers de commande iront dans les mêmes mains. Elle ne souhaite pas une assemblée monocolore aux prochaines élections des 10 et 17 juins prochains.
A propos de la place du centre, Marielle de Sarnez explique que nous abordons une nouvelle phase. Une recomposition politique. Elle s'attachera désormais à « faire bouger les lignes ». La grande affaire de ces trente dernières années, explique-t-elle, c'est de faire croire aux Français qu'il n'y a que la gauche, que la droite sur l'échiquier politique français. D'un côté une majorité triomphale qui votera sans barguiner tout ce qui lui sera proposé. De l'autre, une opposition qui s'opposera systématiquement. Elle y voit un archaïsme qu'elle espère faire lever. Tout cela évidemment convient parfaitement au nouveau pouvoir en place.
Nicolas Sarkozy enverra ses amis en nombre au Parlement. Et le Parti socialiste ramassera les miettes. Ce n'est pas là, pour Marielle de Sarnez, une manière intelligente de faire de la politique. Le seul lieu, d'après elle, où il peut y avoir un contre-pouvoir efficace, qui s'exprime, c'est évidemment le Parlement. Avec des députés doués d'un esprit critique personnel qui pourront approuver lorsqu'ils estimeront les mesures prises bonnes et s'opposer quand les projets sont critiquables. C'est en tous les cas la ligne du Mouvement démocrate de François Bayrou.
Le mode de scrutin français sera un élement difficile pour ce nouveau parti politique dont Marielle de Sarnez est aujourd'hui la représentante. La France est un des deux seuls pays en Europe à disposer d'un mode de scrutin majoritaire, avec l'Angleterre. Excepté que l'Angleterre ne présente qu'un tour, alors qu'en France, nous sommes confrontés à deux tours. Au moins en Angleterre subsiste une force politique qui trouve sa place entre les conservateurs et le Labour. C'est bien cela qui choque Marielle de Sarnez dans le système français : il ne prend pas en compte la diversité des courants politiques. Elle le pensait déjà en 2002 lorsque Jean-Marie Le Pen atteignit le deuxième tour de l'élection présidentielle et se trouva sans aucun député à l'Assemblée nationale. Un lieu où combattre ses idées eût été bien plus facile.
Elle propose un autre système. A l'allemande. De type proportionnel dans lequel on peut d'une part assurer une majorité au pouvoir qui vient d'arriver et d'autre part garantir aux Français que l'ensemble des sensibilités de l'opinion qui font la société française, qui font la richesse de la France, soient représentées à l'Assemblée nationale. C'est aussi le gage que l'on ferait ainsi travailler ensemble divers courants d'une manière plus ouverte sans a priori ou systématisme.
Marielle de Sarnez, dans ce sens, veut parier que les Français voteront pour les candidats du Mouvement démocrate en grande partie pour qu'il n'y ait pas que deux grands courants politiques à l'Assemblée nationale. Une UMP absolument dominatrice. Elle ne trompe personne, d'après Marielle de Sarnez. Sa majorité sera énorme, pléthorique. Ecrasante. Il y aura une petite opposition avec le Parti socialiste. Elle lance donc un appel aux Français : « Si vous souhaitez qu'il y ait des représentants du Mouvement démocrate, votez pour eux. »
A la question de savoir s'il se peut qu'une alliance objective avec le Parti socialiste voit le jour, Marielle de Sarnez répond que les Français sont loin de ces arrières-cuisines politiciennes. Elle se dit persuadée que si les Français donnent leur confiance à François Bayrou et au Mouvement démocrate, il y aura effectivement des candidats placés premiers ou deuxièmes. Dès lors, on peut gagner le deuxième tour. Elle tient à prévenir que s'il devait ne pas y avoir de députés du Mouvement démocrate à l'Assemblée nationale, nombre de sujets ne seront pas défendus durant cette législature.
C'est la raison pour laquelle il faut un groupe de parlementaires structuré, extrêment vigilant. Qui reste dans le même temps ouverts. Sur la question de l'Europe, par exemple. Marielle de Sarnez se réjouit de voir le président de la République abandonner son idée de mini-traité. Au profit d'un traité simplifié, qui fut l'idée que défendit François Bayrou pendant toute sa campagne électorale. Il faudra se battre, affirme-t-elle, pour que le nouveau traité garde la substance du Traité pour une Constitution européenne. Des avancées démocratiques et bien entendu la charte des Droits fondamentaux.
Un groupe qui puisse aussi intervenir sur des sujets aussi brûlants que l'Université. Le Premier ministre souhaite présenter en session extraordinaire en juillet une Loi sur l'Université. Il affirme, selon Marielle de Sarnez, que ce sera la Loi la plus importante de la législature. Elle lui répond qu'on ne peut pas expédier, ainsi, à la va-vite, en juillet, la Loi la plus importante de la législature Une consertation sera nécessaire. Elle désapprouve cette façon de traiter le problême réel, prégnant, de l'Université française. Elle se dit favorable à une certaine autonomie de chaque université. Mais, tout simplement, il faut préserver des diplômes nationaux. Que les droits d'inscription ne deviennent pas prohibitifs. Qu'on ne contruise pas l'inégalité devant l'Enseignement supérieur. Pour toutes ces questions, c'est aux parlementaires de faire leur travail.
Ces parlementaires devraient enfin pouvoir disposer à leur guise de la maîtrise de l'ordre du jour. Marielle de Sarnez propose également qu'on supprime l'alinéa 3 de l'article 49 de la Constitution de la V ème République qui autorise le Gouvernement à engager sa responsabilité sur un texte, ce qui lui permet de forcer son adoption par les députés, sauf si l'Assemblée est prête à le renverser. Bien plus encore, Marielle de Sarnez demande un changement des attitudes et des mentalités. Elle en veut pour preuve l'annonce par le Gouvernement de laisser filer les déficits. Marielle de Sarnez s'insurge contre le fait de laisser ainsi exploser encore un peu plus la dette, un des thèmes phares de la campagne de François Bayrou.
Cela signifierait pour elle qu'on ne contrôlerait plus l'état de nos finances publiques. D'après la vice-présidente du Mouvement démocrate, le Gouvernement dirigé par François Fillon laisse entendre que le problème se règlera d'ici cinq années. Elle observe que ce n'était pas l'engagement de Nicolas Sarkozy durant sa campagne électorale. C'est la raison pour laquelle elle appelle à la formation d'une véritable mandature, d'un Parlement représentatif des diverses opinions. Qui puisse empêcher ces actions prédatrices pour l'équilibre budgétaire français.
Marielle de sarnez conclut en livrant sa pensée : « On ne devrait pas pouvoir voter un budget en déficit. » Or, précisément, l'Assemblée nationale réunira pléthore de députés de l'Union pour un mouvement populaire. Qui signeront avant même que de siéger l'engagement de voter tous les budgets. Pour Marielle de Sarnez, c'est là une manière « rétrograde » de faire de la politique. Si un budget est bon pour la Nation, pas de problèmes, on le vote. S'il creuse inexorablement le déficit, on s'abstient ou on vote contre. C'est ce à quoi s'engage Marielle de Sarnez si elle est élue, à l'issue de l'élection législative dans la XI ème circonscription de Paris. Simplement parce que c'est contraire à l'intérêt de la France et des Français.
La Chaîne parlementaire - LCP-ANPublié par soutienbayrou à 09:17:48 dans Articles de presse | Commentaires (0) | Permaliens
Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression.(article 2 de la Décalaration des droits de lhomme et du citoyen )
Article XXXV - Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple, et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs. (Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen de 1793)
Depuis le 02-02-2007 :
274623 visiteurs
Depuis le début du mois :
4640 visiteurs
Billets :
216 billets
$logo="http://www.referencement-gratuit.net/s/logo5.php";
echo implode("",file($logo)); ?>
View My Stats
Annuaire-Politique-P.P.N
| Di | Lu | Ma | Me | Je | Ve | Sa |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 |
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 |
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 |
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 |
| 29 | 30 |