Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

Vos avis m'intéressent !

Mail du blog: mailto:tubulures@gmail.com

Image Hosted by ImageShack.us

TRADUCTION

Mai

DiLuMaMeJeVeSa
    123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031

Compteur

Depuis le 30-01-2007 :
92181 visiteurs
Depuis le début du mois :
3980 visiteurs
Billets :
301 billets

Raphaël - Et dans 150 ans | 30 janvier 2008

J'aurais voulu écrire cela. Lucide, doux et fondamentalement heureux. Il a vraiment du talent. Un chanteur habité ?

Rien d'autre à dire. Le reste ne peut que se ressentir.

Intro : C

Am7 F
Et dans 150 ans, on s'en souviendra pas
Dm G
De ta première ride, de nos mauvais choix,
Am7 F
De la vie qui nous baise, de tous ces marchands d'armes,
Dm G
Des types qui votent les lois là-bas au gouvernement,
Am7 F
De ce monde qui pousse, de ce monde qui crie,
Dm G
Du temps qui avance, de la mélancolie,
Am7 F
La chaleur des baisers et cette pluie qui coule,
Dm G
Et de l'amour blessé et de tout ce qu'on nous roule,
C
Alors souris.


Am7 F
Et dans 150 ans, on s'en souviendra pas
Dm G
De la vieillesse qui prend, de leurs signes de croix,
Am7 F
De l'enfant qui se meurt, des vallées du tiers monde,
Dm G
Du salaud de chasseur qui descend la colombe,
Am7 F
De ce que t'étais belle, et des rives arrachées,
Dm G
Des années sans sommeil, 100 millions d'affamés
Am7 F
Des portes qui se referment de t'avoir vue pleurer,
Dm G
De la course solennelle qui condamne sans ciller,
C
Alors souris.


Am7 F
Et dans 150 ans, on n'y pensera même plus
Dm G
A ceux qu'on a aimés, à ceux qu'on a perdus,
Am7 F
Allez vidons nos bières pour les voleurs des rues !
Dm G
Finir tous dans la terre, mon Dieu ! Quelle déconvenue.
Am7 F
Et regarde ces squelettes qui nous regardent de travers,
Dm G
mais ne fais pas la tête, ne leur fais pas la guerre,
Am7 F
Il ne restera rien de nous, pas plus que d'eux,
Dm G
J'en mettrais bien ma main à couper ou au feu,
C
Alors souris.


Am7 F
Et dans 150 ans, mon amour, toi et moi,
Dm G
On sera doucement, dansant, 2 oiseaux sur la croix,
Am7 F
Dans ce bal déclassé, encore je vois large,
Dm G
P't'être qu'on sera repassés dans un très prochain naufrage,
Am7 F
Mais y a rien d'autre à dire, je veux rien te faire croire,
Dm G
Mon amour, mon amour, j'aurai le mal de toi,
Am7 F
Mais y a rien d'autre à dire, je veux rien te faire croire,
Dm G
Mon amour, mon amour, j'aurai le mal de toi,
C
Mais que veux-tu ?...

Publié par kristo à 23:03:57 dans La musique que j'aime (non exhaustif) | Commentaires (5) |

Les espaces entre nous | 23 janvier 2008

 

Dans les belles vapeurs
Et les fumées bleues
Des interdits de jeu,
Du désir et de la peur.

Parallèle et distant,
Je cherche la tangente :
La limite mouvante
De l'expérience et du temps.

Espérant sans attendre
Et esquivant sans fuir,
Entre étoile et désir,
Je ne cherche plus à comprendre.

Dans la maison des fous,
Une ultime volonté
Cherche toujours à combler
Les espaces entre nous.


Publié par kristo à 13:35:12 dans Poèsies persos | Commentaires (5) |

ALAIN SOUCHON - Rien ne vaut la vie | 21 janvier 2008


J'ai passé ma nuit de samedi à dimanche à ne penser qu'à cette chanson. Sans doute l'avais-je entendu sans en avoir conscience, à la volée d'une émission de radio. Peu importe. Toujours est-il qu'au réveil, j'ai ressenti le besoin impératif de prendre ma guitare et de chanter cet air là. J'étais saisi d'une fébrilité d'autant plus étrange que l'heure était matinale. Lorsque mes mains plaquèrent approximativement les accords et que de ma voix (j'en ai moins que Souchon...) sorti le refrain, c'est un peu comme si je touchais une sorte de vérité fondamentale. Simplicité de la musique, beauté dépouillée du sens des mots. A ce moment là, dans cette vérité là, cette chanson me parlait à moi seul, comme une confidence à l'oreille.

Alors voilà : il la chante mieux que moi :


[G]Il a tourné sa vie dans tous [Em]les sens, pour savoir, si [B7]ça avait un sens, [D7]
L'existence[G] [Em] [B7] [D7]
[G]Il a demandé leur avis[E] à des tas de gens [B7]ravis, ravis, de [D7]donner leur avis sur la
vie[G] [Em] [B7] [D7]
[G]Il a traversé les va[E]_peurs des derviches tour[B7]_neurs, des haschich fu[D7]_meurs
et il a dit[G] [Em] [B7] [D7]
(Refrain)
[G] La vie ne vaut [Em]rien rien, [B7] la vie ne vaut [D7]rien
[G] Mais moi quand je [Em]tiens tiens, [B7] mais moi quand je [D7]tiens,
[G]Là dans mes deux mains, é[Em]blouies, les [B7]deux jolis petits seins de mon [D7]amie,
Là [G]je dis, [Em]rien rien [B7]rien, [D7] rien ne vaut,
La vie[G] [Em] [B7] [D7]
[G]Il a vu l'espace qui passe[Em], entre la jet set les [B7]fastes les palaces et [D7]puis les techniciens de
surface[G] [Em] [B7] [D7]
[G]D'autres, espèrent dans les [Em]clochers les monastères, [B7]voir le vieux sergent pépère[D7]
mais ce n'est que Richard Gere[G] [Em] [B7] [D7]
[G]Il est entré comme un in[Em]secte sur site d'Inter[B7]net voir les gens des sectes[D7]
et il a dit[G] [Em] [B7] [D7]
[G] La vie ne vaut [Em]rien rien, [B7] la vie ne vaut [D7]rien
[G] Mais moi quand je [Em]tiens tiens, [B7] mais moi quand je [D7]tiens,
[G]Là dans mes deux mains, é[Em]blouies, les [B7]deux jolis petits seins de mon [D7]amie,
Là [G]je dis, [Em]rien rien [B7]rien, [D7] rien ne vaut,
La vie[G] [Em] [B7] [D7]
Il a vu [G]manque d'amour, [Em]manque d'argent comme la vie [B7]c'est détergeant [D7]
Et comme ça nettoie les gens[G] [Em] [B7] [D7]
[G]Il a joué jeux inter[Em]dit pour des amis en[B7]dormis, la nostal[D7]gie
et il a dit[G] [Em] [B7] [D7]
[G] La vie ne vaut [Em]rien rien, [B7] la vie ne vaut [D7]rien
[G] Mais moi quand je [Em]tiens tiens, [B7] mais moi quand je [D7]tiens,
[G]Là dans mes deux mains, é[Em]blouies, les [B7]deux jolis petits seins de mon [D7]amie,
Là [G]je dis, [Em]rien rien [B7]rien, [D7] rien ne vaut,
La vie[G], [Em]rien rien [B7]rien, [D7] rien ne vaut,
La vie[G], [Em]rien rien [B7]rien, [D7] rien ne vaut,
La vie[G]



Publié par kristo à 12:05:54 dans La musique que j'aime (non exhaustif) | Commentaires (3) |

Marina Tsvétaïéva - extrait de Quinze Lettres de Marina Tsvetaeva à Boris Pasternak | 14 janvier 2008

 

Entendus ce soir sur France Culture, les yeux sur le halo des phares trouant la nuit. Ces extraits de lettres entre ces deux âmes. Des extraits lus par des comédiens. Des phrases venues de la nuit, articulées du bout de la route. Une grande émotion qui vous prend, sans trop savoir pourquoi, comme si ces mots, écrits au début du siècle dernier, résonnaient encore.

Dés que je peux, je cours acheter de quoi lire plus, de quoi vibrer encore aux cris écrits de cette poétesse russe que je ne connaissais pas encore mais que j'entendais depuis toujours.

 

Extrait d'une lettre du 31 décembre 1929 à Meudon

[...] Boris, avec toi je redoute chaque mot, voilà la raison de mon silence épistolaire. Car nous n'avons rien d'autre que les mots, nous y sommes condamnés. Car tout ce qui, avec d'autres, passe - sans mots, les mots sans voix, sans rectification par la voix. Le peu de chose prononcé (l'air a tout mangé) - est affirmé, muettement hurlé. Boris, d'ordinaire, dans toute relation humaine, les mots sont juste une main-forte, une béquille, une dernière extrémité, et l'extrémité l'est toujours - dernière. On dit bien - en guise d'adieu. Je ne sais pas si elle est vraiment de lui, mais Stépoune a eu une formule définitive : « Ce qui a perdu les romantiques, c'est d'avoir toujours été les derniers. » Chacune de nos lettres est la dernière. Tantôt - la dernière avant notre rencontre, tantôt - la dernière pour toujours. Peut-être est-ce d'écrire rarement que tout reprend à neuf - à chaque fois. L'âme se nourrit de la vie, ici l'âme se nourrit de l'âme, auto-dévoration, impasse. [...]

Quinze Lettres de Marina Tsvetaeva à Boris Pasternak, éditions Clémence Hiv


Publié par kristo à 23:11:47 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (0) |

Brumeusement HAIKU | 09 janvier 2008

 
 
 

Un coton gris, percé de lumières,

Imbibe la vallée où le fleuve paresse.

Le froid s'épaissit au jour qui se lève.






Publié par kristo à 07:28:02 dans Poèsies persos | Commentaires (4) |

1| 2| 3| 4| 5| 6| 7| 8| 9| 10| 11| 12| 13| 14| 15| 16| 17| 18| 19| 20| 21| 22| 23| 24| 25| 26| 27| 28| 29| 30| 31| 32| 33| 34| 35| 36| 37| 38| 39| 40| 41| 42| 43| 44| 45| 46| 47| 48| 49| 50| 51| 52| 53| 54| 55| 56| 57| 58| 59| 60| 61| >>