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Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

Vos avis m'intéressent !

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Certes... | 24 août 2007

Alors voilà. Certes, de retour. Pas de vacances au Portugal comme prévu. Modification de dernière minute pour faire face aux évènements. C'est ainsi. Les choses changent. La vie, c'est la transformation. L'univers lui-même est le témoin que tout, perpétuellement, est en mouvement. Nous ne devrions donc pas en être surpris lorsqu'à l'échelle de nos vies, nous avons l'occasion de le vérifier. Il n'empêche que ces leçons sont parfois difficiles à acquitter.

Un papa qui fait une insuffisance respiratoire nécessitant une hospitalisation puis une marche forcée vers une maison de retraite médicalisée. Certes, un établissement privé. Certes, il n'y a rien dans ce joli château aménagé de l'image glauque du trou à vieux, du mouroir aux odeurs moisies ou de l'antichambre de la mort. Certes, aujourd'hui, nous pouvons vivre vieux.

Certes, chanceux que nous sommes dans ce 21ème siècle, notre attente peut durer longtemps. Nos forces vives peuvent s'épuiser à loisir, couler de nos corps comme une fuite sur un pneu percé, mollement, lentement, graduellement. Encore nous pouvons vivre, intubés, mesurés, reliés aux machines sans âmes.

Ainsi s'affiche la malédiction qui nous rend spectateurs de notre descente vers la mort avec, à chaque jour qui passe, encore un peu moins de souffle, encore un peu moins d'énergie, encore un peu moins de vie. Nous devrons mourir couchés, alités, surveillés, impuissants dans les bras professionnels des infirmières dévouées.

Comme, en vieillissant, la mémoire courte s'efface et que les vieux souvenirs restent, notre cerveau, qui croira encore avoir 30 ans, aura tout le loisir de mesurer l'écart entre l'imaginé et le réel. Dans l'univers stérile de cet enfer blanc, nous rendrons ce dernier souffle, démissionnés de ces engagements, de ces volontés, de ces choix qui font de nous des Hommes.

Sans doute, loin des nôtres, nous n'échapperons pas à la conscience médicale des internes urgentistes ou de la science respectée d'un spécialiste patientant pour reprendre sa partie de golf interrompue par notre fin imminente. C'est la loi nouvelle. Certes.

Papa a donc quitté sa maison dans laquelle son état physique ne lui permettait plus de vivre. Nous, ses fils, nous étions là pour tenter de l'aider un peu dans ce moment difficile. Tous, nous avons essayé de faire ce que nous pouvions, entre la douleur, la pitié et les souvenirs surgissant du passé. Nous avons éprouvé la terrible sensation de la vieillesse qui s'était emparée de cet homme comme la brute expérience du temps qui, sur nous également, avait déjà insidieusement laissé ses marques.

Hier à peine, ce père nous prenait dans ses bras, riant aux éclats. La force et la vie coulaient en lui et il semblait que cela ne pouvait avoir de fin. Il y a si peu de temps encore, nous respections sa colère et obéissions avec crainte à ses injonctions. Hier encore, il était un Dieu, présidant à nos destinées, garantissant notre sécurité. Hier, il ne pouvait rien nous arriver. Aujourd'hui, voilà que je contemple son visage émacié, défait, faible et pâle. Voilà que, sous mes yeux, cet arbre sous lequel nous nous protégions se rabougrit, s'étiole, se prépare indubitablement au grand hiver.

Et moi qui voudrais tant pouvoir faire quelque chose, voilà que je fais face à la terrible expérience de la résignation contrainte. Je ne peux rien de plus. Il n'y a rien à faire. Un « au revoir » pendant lequel on tente de banaliser les choses, de les rendre comme avant, d'entretenir l'illusion, encore, comme un calmant dérisoire.

« Je repasserais bientôt Papa et je t'appelle demain ».

Un dernier regard durant lequel on ramasserait bien cette croix pour aider ce vieux monsieur privé de forces à la traîner. La porter pour lui, un peu, afin de lui donner une partie de cette énergie qui lui permettrait de vivre encore à la hauteur de son âme, sans tristesse, pour garder le goût des choses et l'envie encore. Hélas, nous sommes toujours seuls face à notre propre drame. Jamais cette phrase ne m'avait parue aussi évidente.

Fermer la grande maison déjà si vide. Monter dans la voiture et repartir vers la vie qui attend. Ici. Oui, je suis de retour mais un bout de moi restera toujours dans cette parenthèse de temps, dans les bras de papa, brave, fort et riant aux éclats. Mon fils me regarde et je me revois à son âge. Oui, je suis revenu et je suis devenu mon père. La roue tourne, les choses changent : c'est la loi.

Ce soir, en regardant le ciel de mon jardin, je sais que les étoiles brillent au dessus des nuages. Demain, la télévision dit qu'il fera beau. Je respire un grand bol d'air.

Je t'aime papa.

Certes...


Publié par kristo à 22:56:46 dans Humeurs | Commentaires (5) |

The clash - Should I stay or should I go | 04 août 2007

Bon dernier post avant 3 semaines. Je voulais interrompre tout cela en beauté. THE CLASH. Un de mes groupes préférés quand j'étais ado. Les posters et tout et tout. Avouez que ce morceau est un must!

Ils produisent vraiment un rock (pas vraiment punk) d'enfer ! Je trouve qu'en cela, on peut tenter de les comparer aux Stones. C'est pas très bien joué, c'est pas nickel et on pourrait même dire que la bière s'étale sur le tapis de temps en temps mais bon sang, qu'est-ce que ça envoie! Je mettrais ce morceau dans mon MP3, certain!

En tout cas moi, la question est emballée: I go!





Pour vous éviter d'aller chercher les tabs:

1 = D-D-D-G-G-G-G-D 1+ = D-D-D-D-D-D-D-D
2 = C-C-C-Bb-Bb-Bb-Bb-C 2+ = C-C-C-Bb-Bb-Bb-Bb-C
3 = A-A-A-A-A-A-A-A 3+ = A-A-A-A-A-A-A-A

Darling you gotta let me know 1
Should I stay orshould I go 1
If you say that your are mine 2
I'll be here 'til the end of time 1
So you gotta let me know 3
Should I stay or should I go 1

------------

It's always tease tease tease 1
You're happy when I'm on my knees 1
One day is fine the next is black 2
So if you want me up your back 1
Wow ! Come on and let me know 3
Should I stay or dhould I go 1

The music stops

Chorus
-------

Should I stay or should I go now Music starts again, fast part
Should I stay or should I go now 1+
If I go there will be trouble 2+
And if I stay it will be double 1+
So you gotta let me know 3+
............................... 1 (not 1+)


------------ -------

This indecision bothers me 1 | Esta undecision me molesta
If you don't want me set me free 1 | Si no quieres librame
Exactly who I'm supposed to be 2 | Diga me que tengo ser
Don't you which clothes even fit me 1 | Seves que robas me querda
Come on and let me know 3 | Me tienes que desir
Should I cool it or should I blow 1 | Me debo ir o quedarme

like first part, same music + screaming
---------------------------------------

chorus fast part
------- -------

Should I stay or should I go now | Yahouh !
Should I stay or should I go now | YEEPEEE!
If I go there will be trouble | Si me voy - va peligro
And if I stay it will be double | Me quedo is double
So you gotta let me know | Me tienes que desir
Should I cool it or should I blow | Me debo ir o quedarme

chorus again
-------

Should I stay or should I go now (x 2) | fast part too. play 1+, 2+ and 3+
If I go there will be trouble
And if I stay it will be double
So you gotta let me know
Should I stay or should I go


Publié par kristo à 01:01:30 dans La musique que j'aime (non exhaustif) | Commentaires (3) |

La blonde jouissance! | 03 août 2007


Pour faire remonter les stats pendant les vacances!
Tous les ingrédients sont là!

Publié par kristo à 20:38:44 dans Humeurs | Commentaires (2) |

Vacances. Portugal. Océan. | 03 août 2007

 

PHOTO: façade de maison. Coïmbra. 2006

Alors voilà. Demain, départ en vacances.

Les clefs chez la voisine pour qu'elle vienne arroser les plantes et puiser dans le stock de croquettes et de boîtes a l'attention de la minette qui va rester tranquille dans ses lieux à elle, entre les racines d'un vieux sapin et l'ombrage du tilleul. Au retour, elle aura entendu la voiture de loin et elle sera là, je sais, excessivement féline, guettant attentivement mais boudeusement notre retour. Deux ou trois jours à nous ignorer. Pour la forme... Une bonne semaine pour retrouver ses habitudes marquées par l'agitation des enfants, nos séances de câlins sur le petit banc et ses deux repas quotidiens.

Demain donc, vacances, route. Une interminable route. Première partie de 500 km jusque chez mon père pour passer une semaine puis 1200km de plus en emmenant au passage femme et enfants pour rejoindre la petite maison de Beiriz, un peu au nord de Porto. Les travaux y sont définitivement finis. Cette année, nous disposerons d'une super cuisine aménagée, carrelée à la manière portugaise, dans le souci du détail et des choses bien faites. Les chambres seront terminées et peintes. Le fils de la voisine qui nous fait un peu de jardinage à distance aura tondu la pelouse... Le pied ! Bon, il n'y aura pas de web, mais là, franchement...

La plage : j'en ai vraiment besoin. Pas ces plages de la méditerranée, non, ces belles plages de l'océan. Longues, venteuses, exposées aux embruns. De grosses vagues, une belle houle. Du bon vrai sable présent naturellement. Ahhhh ! 35° dehors et 18 à peine dans l'eau (merci au Gulf-stream) ! Super les douches écossaises : vivifiant pour ceux qui avaient tendance à se relâcher un peu sous la chaleur assommante. Les petites cabanes de toiles bleues que l'ont peu louer pour 3euros la journée ou 8 euros la semaine à la vieille gitane dans sa guitoune en bois. Super pour ne pas trop exposer les enfants au soleil! Les maîtres nageurs, tous les 100m, équipés comme dans alerte à Malibu, bronzés jusqu'au cancer, matant les jeunes filles au cheveux d'ébène, aux maillots brésiliens jaunes, bleus et blanc, marchant avec ce déhanchement forcé par la marche dans le sable mou. Occasionnellement mais très professionnellement, ils houspilleront les gamins téméraires partis trop loin à la conquête de ces vagues parfois dangereuses.


Peut être verrais-je encore une de ces vieilles femmes « des montagnes » qui, bien que vivant depuis leur enfance à 20 km de l'océan viennent pour la première fois poser leurs yeux sur le grand bleu. Alors, sur leurs visages, je vous l'assure, sous les rides profondes et la peau burinée par le soleil, l'âge et le travail des champs, on peut surprendre la fillette qu'elle fut autrefois. Elle contemplera avec ravissement et gourmandise l'étendue sans fin de l'atlantique. Elle lèvera sa robe, dévoilant un ou deux jupons brodés et, à la fois jubilante et timide, elle laissera les vagues caresser la peau nue de ses vieilles jambes au mépris du conditionnement de son éducation. Magnifiquement, elle redeviendra, le temps d'un instant magique, cet enfant qu'elle n'avait jamais vraiment pu être.

Il y aura le front de mer où s'agitent les touristes autour des échoppes de bazar chinois, les cafés à pâtisserie et les boutiques d'articles de plage. Le manège des voitures, vitres entrouvertes d'où s'échappent le « boum, boum » de la musique qui sera semblable à celle qui fera danser et s'enlacer, ce soir, dans les boîtes de nuit, la jeunesse en vacance. On vendra dans les rues des bracelets brésiliens, des CDs de contrebande et un choix extraordinaire d'accessoires pour téléphone mobile.

Et moi, au milieu de tout ça, on me laissera observer et on me fichera la paix car les Portugais sont des gens pudiques. Peut être sont ils trop navigateurs et immigrants dans l'âme pour ne pas comprendre instinctivement l'étranger en quête de solitude.

Le soir, on ira manger dans un de ces restaurants bondés de monde, bruyants et animés, sur une terrasse nichée sous la vigne rampante « Américano ». On écoutera la joie des uns, les rires des autres. Ils crieront en perdant aux cartes, les papis du fond. Ils bougeront, s'agiteront, se menaceront parfois. Après quelques verres de Vinho Verde, ils parleront si forts que cela deviendra contagieux. Ils se quitteront enfin comme des frères, se jurant d'être là demain pour finir la partie. Enfin, si leur femme ne les en empêche pas.
Tout le monde finira par crier d'ailleurs. Même les tourtereaux hurleront sans s'en apercevoir un « je t'aime » qui fera sourire gentiment les autres couples éprouvés qui eux, ne se seront pas laisser allés à oser une expression d'amour. Dans le lit, le soir, le silence de la nuit, d'habitude si apaisant, en paraîtra suspicieux.

Peut être irais-je faire un saut à Coimbra, me bercer de la lumière aveuglante qui règne dans la cour de la plus vieille université d'Europe quand le soleil illumine la colline sur laquelle elle est nichée. Je regarderais la statue d'Henri le navigateur en m'interrogeant toujours sur ce personnage magnifique.

Peut-être irais-je visiter une de ces forteresses Templière de la côte pour m'imprégner d'histoire et déjouer la marche du temps. Peut être irais-je faire un saut dans les vieilles rues de Porto, à la fois magnifiques et délabrées. Ces rues se frayant un passage aux milieux des maisons garnies d'azulejos bleu marine, ces escaliers qui sentent l'ombre, la fraîcheur et l'eau de javel.

Evidemment, vous aurez compris que pour le web, je ne serais plus vraiment là! Je tacherais de ramener des photos et des textes!

Ah, je vous le dit moi : vive les vacances !


Publié par kristo à 19:02:32 dans Humeurs | Commentaires (4) |

Francis Lalanne - La maison du bonheur | 03 août 2007


Alors, voilà, encore une chanson « kitch ». Oui, un peu le monde des Stroumphs et leur bonheur écoeurant. Qui se souvient de cette chanson ? Moi. Et je la trouve « simplissimement » jolie. Et si Francis avait touché là un bonheur simple, un vrai bonheur ?
Toi, moi, le chien, la cheminée, la mer, l'amour. C'est pas bien ça ? N'est-ce pas finalement ce que nous voulons tous ?
Ta chaleur serrée contre ma chaleur et ton cœur tout contre mon cœur...

Moi, ça me va ! J'en veux, j'en veux, j'en veux encore !

De quoi gratter:

Sol (2tps) Do
Un jardin,

Do7M
Quatre murs,

Do7
Un soleil
Fa
Doré comme un citron mûr,

Fam
Ta chaleur
Do
Blottie contre ma chaleur,

FA Sol7/4 - Sol
Et ton cœur tout contre mon cœur............


Tes yeux doux,
Tes seins lourds,
Mes mains nues
Couchées contre tes velours,
Nos prénoms
Gravés au feutre en couleur,

Fa Sol7/4 Sol Do
Sur ton cœur, sur mon cœur............

{Refrain:}
Fa Sib Fa
Ce serait la maison du bonheur eu eu eu eu eur

Do Fam
Même à fort loyer, j' suis preneur..............................

Do
Il n'y aurait que toi contre moi

Fa Sol7/4 Sol
Et l'amour contre notre amour..........



Plus d'auto,
Plus d' ciné.
Rien qu'un rêve
Sur le bout de ton nez.
Tes grains de beauté,
Mon grain de folie
Et ta vie tout contre ma vie.

{Refrain}

Rien qu'un toit
Pour nous deux,
Rien qu'une chambre
Avec vue sur tes yeux,
Chien qui dort
Et qui veille au bas du lit
Sur ta vie, sur ma vie.

{Refrain}

Un jardin
Sur la mer,
Un chagrin
Jeté comme un fruit amer,
Ta chaleur
Serrée contre ma chaleur
Et ton cœur
Tout contre mon cœur.

{Refrain}


Publié par kristo à 00:20:13 dans La musique que j'aime (non exhaustif) | Commentaires (9) |

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