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Etoiles et tubes ?

Un monde, des mondes, des contradictions, des extrêmes et au milieu, quelque part, peut-être dans un tube (pourquoi pas ?), l'étoile.

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Don't forget that far above, in space, the stars are there. | 04 juillet 2007

 

Tu passes devant mes yeux comme un reflet pâle, comme une ombre sur la vitre, fugace et entêtante, nimbée de bleus et de rouges. Il y a un éclat de verre sur ta joue, comme une blessure souple et immatérielle.

Corps irréel, corps de gloire, inconsistante illusion dans cette folie entre deux rêves. Tu me regardes comme un spectre, dans ce monde évanescent. Tu me fixes de tes beaux yeux de pluie. Tu ne me vois pas. Tes lèvres tremblent. Tu prononces mon nom et je n'entends pas.

Et puis tu danses au milieu des ombres séduites, aérienne et gracieuse, tes mains dessinant des arabesques de feu. Tu t'éloignes en riant, de ce beau sourire lumineux, tourbillonnante et légère comme un papillon de jour. Mon cœur crépite et s'éparpille en milliers d'étincelles pourpres.

Mon front heurte la vitre Un rayon de soleil irise le verre. Je ferme les yeux. Tu as disparu.

Il est 6h34, le café trop chaud me brûle la gorge. Je lis des vers de Neruda.

Je t'aime encore.


Publié par kristo à 12:41:42 dans L'inaccessible étoile | Commentaires (6) |

Blaise Cendrars - Du monde entier (extrait) | 02 juillet 2007

Quand l'écrivain s'interroge sur lui-même et que c'est Cendrars qui le fait :

Au début, en 1917, quand je m'éloignais pour cacher ma joie de vivre car mon amour était tel, Raymone, que je craignais de tomber foudroyé, je ne poussais pas plus loin que la forêt des Landes. Ce n'est que petit à petit et par une longue pratique de l'automobile, au fur et à mesure que les voitures se perfectionnaient, quand on put enfin faire de la vitesse, de la vitesse pure, que je compris que je me dépouillais insensiblement de tout en fonçant dans l'inconnu car à quoi peut-on comparer la vitesse sinon à la poussée lente de la pensée qui progresse sur un plan métaphysique, pénétrant, isolant, analysant, décomposant tout, réduisant le monde à un petit tas de cendres aérodynamisées... et reconstruisant magiquement l'univers par une formule fulgurante... cette illumination qui redonne vie : Le monde est ma représentation ».

« Ce que tu m'as dit de ta nuit, du ciel, de la lune, du paysage, du silence a dû ranimer en moi des réminiscences similaires... Et alors, j'ai pris feu dans ma solitude car écrire c'est se consumer... L'écriture est un incendie qui embrase un grand remue-ménage d'idées et qui fait flamber des associations d'images avant de les réduire en braises crépitantes et en cendres retombantes. Mais si la flamme déclenche l'alerte, la spontanéité du feu reste mystérieuse. Car écrire c'est brûler vif, mais c'est aussi renaître de ses cendres. »

 

En savoir +

Publié par kristo à 17:36:44 dans Les poèsies que j'aime | Commentaires (1) |

Trouble sur le site de Fang | 02 juillet 2007

Sur Fang in UK, ces mots qui collent au précedent post de façon troublante. Quand le hasard vous poursuit... :

"Trouble is welcome,
It's a trip, enjoy the trouble."

Yumiko.

Publié par kristo à 14:50:30 dans Humeurs | Commentaires (1) |

Le 7ème sens | 02 juillet 2007

Je revois,

 

images bleutées à contre-jour,

 

dorures ensoleillées,

 

hauteurs urbaines,

 

chambre d'hôtel,

 

tables en terrasse,

 

images arrêtées,

 

peau veloutée,

 

mains souples,

 

enlacements légers,

 

tes yeux d'ange.

 

 

 

J'entend encore,

 

voix sensuelle,

 

pluie grondante,

 

oiseaux siffleurs,

 

beats binaires,

 

murmures,

 

sourires,

 

rires,

 

pleurs,

 

cœurs battants,

 

tes souffles de plaisir.

 

 

 

Je sens encore,

 

lèvres empressées,

 

peau veloutée,

 

corps enfiévré,

 

étreintes animales,

 

la nuit autour,

 

ta main éveillant mon désir.

 

 

 

Je respire encore,

 

fleurs de square,

 

sueur de vie,

 

cheveux de lumière,

 

rouge à lèvre nacré,

 

cuisines des restaurants,

 

Paris,

 

ton parfum chaud.

 

 

 

Je goûte encore,

 

gnocchis,

 

tiramisus,

 

vodkas transparentes,

 

bières dorées,

 

vin rouge sang,

 

alcools forts,

 

tes baisers sucrés-salés.

 

 

 

Je pressentais la tristesse,

 

les griffes,

 

les faiblesses,

 

les lâchetés

 

le remord,

 

l'oubli

 

et la guérison du temps qui passe sur un sens unique.

 

 

 

Je me rappelle de tout mais je ne frémis plus.

 

Ou s'en vont les sens quand il n'est plus d'amour ?

 

Je voudrais me souvenir de tout vraiment

 

et du dernier sens de tout cela.

Publié par kristo à 14:36:16 dans Poèsies persos | Commentaires (2) |

Pouvoir | 29 juin 2007

 

 

Il est de ces instants troublants
Où l'on aimerait parfois
Vendre son âme au diable,
Saisir l'univers, fondre le temps :
Fixer pour une fois
Le mouvement du sable.

C'est rougissant que le désir de vie
Nous mène à croire
Que vouloir est une fin.
Le vent d'est nous rappelle que l'envie
Construit ce pouvoir
Qui ne conduit à rien.

Et pourtant cette énergie démente
Tourmente et soudoie
Ce fond d'humanité.
Le serpent louvoie, s'enroule et tente,
Nourrissant d'effroi
Notre lucidité.

Il est grisant comme un alcool fort,
Provoquant souvent
Une addiction au pire.
Croire au pouvoir, c'est nier sa mort
Et ce qu'elle nous apprend :
Nous sommes là pour grandir !


Publié par kristo à 17:57:38 dans Poèsies persos | Commentaires (8) |

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