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Avons-nous vu les derniers pas de Lapointe sous le chandail des Als, à la Coupe Grey en novembre dernier ? Il semblerait que oui, bien que ce soit un peu du gâchis.
On ne se cachera pas l'inconstance de Robert Edwards, son homonyme au poste de demi-offensif. Avec lui, c'est soit une performance énormissime, ou alors le néant total, avec à la clé beaucoup d'échappés. De son côté, on avait l'impression que Lapointe avait besoin non seulement d'en faire 2 fois plus pour gagner confiance, mais pour la gagner, cette confiance, il faut un temps de jeu adéquat ! Bref, un genre de cercle vicieux qui donne l'image que Lapointe est le seul responsable de ses insuccès cette saison, alors que c'est loin d'être le cas.
Le Québécois a donc du se retourner vers les unités spéciales, où il a pu prêter main forte aux jeunes prometteurs, tel Étienne Boulay. Lapointe avait accepté de poursuivre avec Montréal l'été dernier, afin d'enfin remporter la Coupe Grey, peu importe son rôle. Cependant, je serais prêt à mettre ma main au feu, que si Lapointe avait été utilisé à la hauteur de ce qu'il vaut, les Alouettes l'auraient ramenée à Montréal, la Coupe Grey !
Donc à partir de là, ce serait tout à fait normal qu'Éric Lapointe se permette de se retirer du football, pour enfin se consacrer entièrement à son travail à temps plein. Question de faire réfléchir. Cela dit, il parait qu'il n'aurait pas encore pris une décision, et qu'il devrait rencontrer Jim Popp dans le courant de la semaine.
Et en tant que partisan des Alouettes, faites qu'il reste encore, là, on est obligé de la gagner, la tabarnak de coupe !
Publié par Bawai à 16:59:37 dans Alouettes de Montréal | Commentaires (1) | Permaliens
De l'autre côté de la 40...
Nous sommes en 85-86. Le Canadien de Montréal, la métropole, la "grosse" de la Province, est dirigé par un inconnu sorti du chapeau de Serge Savard, en la personne de Jean Perron. Pourtant, ce nobody réussira, avec des recrues, à toucher au bol et à la base de la Coupe Stanley, en offrant une 23e au club montréalais, et tout cela avec des recrues. Des Roy, des Lemieux, des Richer, pour ne nommer que les jeunes. Ajoutez à cela des Carbonneau, des Robinson, des Tremblay, et vous avez le mélange parfait. De quoi faire rêver ses partisans, et ce fût le cas.
De l'autre bord de l'autoroute, plus vers le Nord, les Nordiques de Québec, la ville du Nord-Est, représentant et rejoignant plus les Québécois, autant par sa belle et charmante ville que par sa politique de repêchage qui donne priorité aux Francophones. Un club négligé, mais pas pour le moins combattif. Ce fût l'année pour les francs-tireurs fleurdelysées, avec des saisons 122 et 104 points pour respectivement Peter Stastny et Michel Goulet, dont ce dernier qui recoltera notamment 53 filets. Un club qui tenait debout, avec ses frères Stastny, Goulet, Hunter, Ashton, Sauvé, et on en passe. On se souvient aussi du duel devant les buts entre Clint Malarchuk et Mario Gosselin, duel de haut niveau. Et cette équipe de Québec avaient tout pour réussir, puisqu'ils avaient toutes les cartes en main, pour enfin faire défiler la Coupe Stanley sur la Grande Allée. Ils remportèrent leur premier championnat de division, avec la superbe fiche en fin d'exercice de 43 victoires, 6 nuls et 31 revers. Bref, ça sentait enfin l'année des Fleurdelysées.
En fin de compte, les Nordiques s'effondreront en première ronde des séries, contre les Whalers de Hartford, encaissant, comme si ce n'était pas assez, 9 buts à leur dernier affrontement de série de l'année. De l'autre côté, le Canadien de Montréal allait remporter une autre Coupe Stanley, grâce en grande partie à un jeune Patrick Roy dans les buts, enfant, par hasard, de la Vieille Capitale.
Un dur moment pour tout fan des Nordiques...
Publié par Bawai à 04:36:18 dans Nordiques de Québec | Commentaires (0) | Permaliens
Hier soir, c'était la soirée Ken Dryden. Et là dessus nous nous devons de lever notre chapeau à l'organisation du Club de Hockey Canadien, qui a réussi à faire un hommage, classique, mais vraiment passionnant à l'ancien gardien du Canadien. En fait, en reprenant la phrase de La Presse, je trouve très juste de balancer que ce fût une fête à l'image de Dryden. On a pu apercevoir de superbes montages sur la carrière de Dryden, notamment lors des fameux matchs face aux Big Bad Bruins, ainsi que des images et autres photos sur le fêté.
De son côté, Dryden a été égal à lui-même, pas flamboyant, mais sobre, humble et d'une grande classe. Il a tenu à inviter bien évidemment sa famille, pour partager avec eux l'honneur de voir son chandail retiré, mais aussi Tretiak, ancien adversaire lors des affrontements Canada-Armée Rouge, qui a tenu un discours surprenant, louageant solidement la Ville de Montréal comme une ville de hockey, et tout cela en Français ! Dans son discours, Ken D a n'a cessé de vanter ses ex coéquipiers, soit les Lemaire, Savard, et n'a pas tenu à l'écart les "plombiers", ou du moins les joueurs plus de soutient, comme Yvon Lambert ou Mario Tremblay. Il a aussi fait part de son attachement à la Ville de Montréal, où il a fondé construit et vécu ses moments en choisissant MTL comme sa ville, ajoutant qu'il y a découvert, entres autres, la tourtière, les coquilles Saint-Jacques, Shwartz ou Dillalo. Bref, une cérémonie qui ne nous a pas paru de trop, et pas trop longue non plus, force au fait que c'était de bon goût. Chapeau, Dryden !
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Tournons-nous vers le match, maintenant. Le Canadien avait un gros affrontement, hier soir, contre les Sénateurs de Ottawa, les même qui nous avaient planté l'autre jour 7 ou 8 à 2, à partir de 5 on a arrêté de compter. Expérience qui pouvait mettre un peu le doute dans les têtes des joueurs de la Flanelle...
Le début de match propose un face à face non équilibré, les joueurs du Canadien, après une action litigieuse en territoire défensif du Canadien, où Koivu se débarrasse mollement de la rondelle, ce qui permet à Phillips d'ajuster un tir suffisant pour donner les devants aux siens. Le CH reprend un peu du poil de la bête, et finissent une premièe période tirant de l'arrière 1-0, mais ayant prouvé qu'ils étaient tout à fait dans le match.
Le deuxième acte est beaucoup plus intéressant et on peut voir une équipe du Canadien qui continue sur la lancée de sa fin de 1ere, et prend des lancers. Cependant, ça ne veut toujours pas rentrer ! Kovalev se rate à plusieurs reprises. Le Tricolore jouit alors d'un avantage numérique. Le Canadien prend les initiatives, et Kovalev retente sa chance. Son tir est stoppé par Emery, mais donne un retour immanquable pour Koivu, qui se rate à son tour. Ryder poursuit l'action, remet à Souray, qui a connu un piètre match défensivement, dirige un boulet de canon dans les filets du gardien d'Ottawa. Le CH est parti !
Quelques instants plus tard, Markov y va d'une superbe bombe à Streit qui se retrouve tout seul devant le gardien, et qui marque, d'une superbe feinte. 2-1 Montréal. C'est là que l'on peut voir l'utilité d'un joueur comme le Suisse. Solide à la pointe en avantage numérique, il l'est tout autant devant le but et dans les coins de la patinoire.
Encore quelques instants plus tard, Plekanec récidive, en retirant la rondelle aux Sens à la ligne bleue montréalaise, et partant vers le but, gagnant sa course, et du coup trompant Emery d'un superbe revers dans le haut du filet. Le match a changé de route en 3-4 minutes.
La troisième période ne prend pas le même chemin, s'annonçant plus terne, plus défensive. Le Tricolore est solide, malgré quelques instabilitées en défensive. Mais la chose dont on se souviendra le plus, c'est Spezza qui passe une tasse de café à Souray, avant de se faire fruster par un Aebischer des grands jours, déplacement latéral convaincant, juste en haut de la bannière retiré, en l'honneur de Ken Dryden.
Publié par Bawai à 20:48:46 dans Canadien de Montréal | Commentaires (2) | Permaliens
Oui, Lorne Gump Worsley est mort, dans le courant de la semaine dernière. Et ce même pendant le match du Canadien contre les Leafs, non au Maple Leafs Garden qu'il connait tant, mais bien au Centre Air Canada. Pourtant, lui n'est pas décédé là-bas, mais bien dans sa résidence à Beloeil, sur la Rive-Sud de Montréal, à l'âge de 77 ans.
Worsley était le gardien des années 60. Sachant que chaque grand gardien à Montréal se voit attribuer une décennie, pour Worsley, elle a été choisie un peu à l'image de sa carrière : efficace, mais discrete. Qui ne se souvient pas des années 50 de Plante, de la décennie de Dryden dans les années 70, et de l'arrivée de Patrick Roy devant le filet du Tricolore en 1986, ce qui lui valu le titre de cerbère des années 80, voir 90. Pourtant, Gump a marqué le Canadien de son emprunte, mais n'a jamais été autant reconnu que ses pères. Le défunt a tout de même remporté 4 Coupes Stanley en 5 ans avec le CH. Cependant, on sait que le Gumper pouvait notamment compter sur Jacques Laperrière, afin de lui donner une meilleure protection, ce qui n'est pas négligeable. Il parait aussi que Lorne Worsley redoutait spécialement les lancers de Bobby Hull, lors des matchs à Chicago. Y'a de quoi !
Publié par Bawai à 16:19:06 dans Histoire du Hockey | Commentaires (1) | Permaliens
Comme le titre l'indique, ça sent la fin de carrière, pour l'honorable Patrice Brisebois...
Comme je viens de l'apprendre, en fin de soirée, passée à regarder Tout le Monde en Parle, le RDS.ca m'indique que la blessure au dos de l'ex Canadien s'étirera en longueur, soit jusqu'à la fin de la saison actuelle.
Sachant que Brisebois, rendu maintenant à 36 ans, est tout de même assez négligé du côté du Colorado, et que son âge le rattrape, Breezer devrait, jusqu'à preuve du contraire, prendre sa retraite au terme de l'exercice 2007-2007, où il deviendra agent libre sans compensation.
Patrice Brisebois a toujours été un gentleman sur comme en dehors de la glace. Après avoir été pris en grippe par une bonne partie des partisans de la Sainte-Flanelle à partir de la fin des années 90, le 43 a dû faire face à cette pression et à ce sentiment de n'être pas le bienvenu au club lors de chaque joute à domicile. Pourtant, le gars n'a jamais, mais bien JAMAIS dit un mot ne serait-ce un brin négatif envers le club, les médias et les partisans du Canadien de Montréal. Et tout cela, est tout à son honneur.
Notons que Brisebois a remporté la Coupe Stanley en 1993 sous le chandail tricolore, completant le trio des 3 défenseurs les plus utilisé par Jacques Demers à l'époque, soit en compagnie de Éric Desjardins et Mathieu Schneider. Patrice a connu sa saison la plus prolifique en 1997-1998, récoltant en tout 37 points, dont 10 filets. Son record côté but n'a jamais dépassé un très respectable 15 buts, pour un défenseur, statistiques paufinées lors de la saison 2000-2001.
On a d'ailleurs découvert, un certain jour, à Montréal, que le concerné faisait de l'hypertension, dûe probablement au fait de la pression exercée sur Brisebois lors de son long passage dans la Métropole québécoise. Breezer s'implique aussi beaucoup afin de donner des dons en argent, pour la cause des enfants malades de la ville. Si le Canadien avait voulu de Brisebois après le lock out, il aurait malgré tout fini sa carrière, donc fait l'intégrale, de son parcours dans la LNH dans sa ville.
Ce qui est sûr, en ce qui me concerne, c'est qu'en pensant à Brisebois, je ne verrai pas le frêle joueur aux errements défensifs fréquents, mais surtout à la générosité et l'humilité de ce joueur, de cet homme, qui s'est souvent tenu en souffre-douleur. Bonne continuation, Patrice.
Publié par Bawai à 06:27:11 dans Hockey LNH | Commentaires (0) | Permaliens
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