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FOCUS ALGERIE

DE TOUT UN PEU

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Ici, c'est la paix. Il n'y a ni bruit, ni pollution, ni klaxons des automobilistes, ni crissements de pneus, ni cris bruyants des enfants à la sortie de l'école ou dans les cages d'escaliers, ni sirènes hurlantes des ambulances et des voitures de la police et des pompiers.
Ici, les seuls "bruits" qu'on entend sont les doux chants des oiseaux, le frottement des feuilles d'arbres, les brindilles craquant sous vos pieds, les battements de votre cœur et votre respiration. Une virée matinale quotidienne à travers ses sentiers, il n y a pas mieux pour éviter de rendre visite au toubib. 


 


 


 


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El Watan - Dossier - Tahar Djaout - Sur les traces d’une vie et d’une œuvre: Le vol de l'oiseleur | 30 mai 2008



Des mathématiques à la poésie, de la poésie au journalisme, du journalisme au roman, de la pudeur à la consécration. Personnage, réservé, pudique (« la pudeur lourde des siècles ») mais au style irrespectueux et insolent, il était un humaniste. Plus proche de Voltaire, Zola et Si M'hand ou Mhand que de Chateaubriand ou d'El Mounfalouti.

C'était, au sens philosophique du terme, un libertin. Cheveux de jais, regard malicieux derrière ses lunettes, il aimait à lisser ses moustaches. Il avait le sens de la répartie, celle qui désarçonne les bonimenteurs. Son humour agira, dans son œuvre, tel un claquement de fouet. En ce sens, il était fondu dans le même moule que le Marocain Driss Chraïbi. Djaout, donc ? Il commence par la poésie.
Son premier recueil Solstice barbelé est publié la première fois en 1975 par une petite maison canadienne, les éditions Naaman. Il récidive avec L'Arche à vau-l'eau, Insulaire & Cie, L'Oiseau minéral, L'Étreinte du sablier, avant de clore, en 1984, par Les Mots migrateurs, anthologie poétique algérienne. Entre-temps, en 1981, publié par la SNED, en Algérie, il tente l'aventure du roman avec L'Exproprié, une écriture éclatée qui se décline comme un long poème et où, provocateur et révolté, il aborde la question lancinante de la quête identitaire et des usurpations par des pouvoirs illégitimes. La quête identitaire commence déjà à Oulkhou, village perché sur une colline, où il est né. Personne jusqu'à présent ne sait ce que signifie ce nom. Une toponymie indéchiffrable.
Comme un artisan-bijoutier de Beni Yenni, le jeune mathématicien peaufine déjà son style. L'influence de Rimbaud, Kateb Yacine, Jean El Mouhouv Amrouche, Mohamed Khaïr-Eddine, Abdellatif Laàbi, Jean Sénac y est perceptible. Il y a aussi, certainement, des ressemblances avec Nabil Farès. L'intrusion de Tahar dans le monde de la presse, à El Moudjahid puis Algérie Actualités, lui est bénéfique. Il fréquente artistes, intellectuels, penseurs, peintres, hommes politiques. Un univers fait de petites glorioles, d'utopie, de rêves, de coups bas, mais aussi de grandeur, de générosité et de création. Et, parce qu'il était difficile d'aborder frontalement les questions politiques, il fallait trouver des chemins de traverse pour véhiculer un message, une idée. Un défi permanent contre toute forme de censure.
 Néanmoins, les seuls compagnons qui comptaient pour lui étaient ses livres, occasionnellement les individus. Djaout n'était pas un esprit obtus. Il passait allégrement d'une langue à une autre sans complexe. C'était l'époque où, à Algérie Actualités, on ressoudait les liens entres intellectuels arabophones, amazighophones et francophones pour éviter le piège des ghettos et des anathèmes. Ce qui importait, c'était de discuter de modernité, de patrimoine, de démocratie, des choses essentielles de la vie. Djaout n'avait pas de répulsion à l'égard des écrivains arabophones, aussi bien classiques que contemporains. Loin de là. Il aimait la poésie novatrice d'Adonis. Il savait que les archaïsmes ne résidaient pas là où on pense. Il avait une très grande admiration pour des auteurs comme Al Jahiz, Naguib Mahfouz, Djamel Ghitany qu'il connaîtra à Paris Abou Nouas, Moudhafer Naouab... bref, tout ce qui bouge, stimule l'esprit, invente et crée.
Et cette polémique suscitée par Tahar Ouattar dans une déclaration tonitruante à la BBC ? L'histoire remonte à la fin des années 1980. Tahar Djaout avait commis une maladresse en omettant de citer Tahar Ouattar et Abdelhamid Benhadougga dans une anthologie qu'il préparait pour un colloque sur la littérature algérienne au Centre culturel algérien à Paris. Cela n'avait pas échappé à Djamel-Eddine Bencheikh, éminent spécialiste de la littérature maghrébine, qui avait aussitôt fait cas de ces oublis aux concernés, lesquels avaient vigoureusement protesté. Qu'on l'aime ou pas, Ouattar était une figure connue de la littérature arabe moderne, par surcroît engagée. Faire l'impasse sur lui était une erreur.
Cela étant, quand Djaout a été assassiné, Ouattar a été d'une rancune qu'on ne lui connaissait pas. Ce jour-là, il a raté l'occasion de se comporter en grand seigneur. S'il s'inspirait du passé et de la mémoire collective, Djaout n'avait de cesse de dénoncer la tradition mortifère. Il était toujours un vigile, un moderniste. Et c'est à dessein qu'il a choisi d'appeler le personnage central de son roman, Le dernier été de la raison publié par le Seuil à titre posthume , du nom de Boualem Yekker. En berbère, ekker veut dire lève-toi. Oppose-toi à l'hydre intégriste, ne cède pas ! C'est le message de résistance qu'il nous laisse à travers son personnage, un libraire passionné de littérature universelle.
Il y a une constance dans l'œuvre de Djaout. Celle de la recherche des racines... Il y a comme une continuité entre lui et les aînés qui ont façonné la littérature maghrébine : Mouloud Feraoun, Mohammed Dib, Driss Chraïbi, Mouloud Mammeri, Rachid Boudjedra, Habib Tengour... Le lecteur averti retrouve les différences de style. Mais les empreintes communes y sont fréquentes. C'est le même socle. « Toute l'œuvre de Tahar Djaout est parcourue par la thématique de la mort », dit le sociolinguiste Mohamed Lakhdar Maougal. Et il n'a pas tort. En effet, quand on lit L'Invention du désert (1987), Les Chercheurs d'os (1984) et L'Exproprié (1981), on se rend compte que Djaout a écrit une trilogie qui se rapproche et ce n'est pas fortuit, de la thématique de La colline oubliée de Mouloud Mammeri (1954). Avec ce dernier, il partageait la même vision à l'égard du pouvoir en évoquant « la distance souveraine ». C'est avec Les Vigiles (1991) qu'il change de fusil d'épaule, évoquant les tracasseries paperassières et l'arbitraire.
Djaout projetait, dans ce roman, alors qu'il habitait à Sidi Moussa, dans la Mitidja, ses propres appréhensions. Dans la réalité, au milieu des années 1980, il avait eu maille à partir avec l'administration et la police pour renouveler son passeport. Chez lui, la notion de signes est comme une obsession. C'est au fond ce qui le rapprochait des peintres, tels Khadda et Martinez, connus pour leur recherche stylistique et leur tentative de conceptualisation de l'art en Algérie. Évoquant la poésie d'un de ses compagnons de route dans « la graphie française », il dit : « Les œuvres de Hamid Tibouchi, peintures, monotypes et dessins, nous parlent par signes plus que par images (...). Ce sont les signes d'un monde en train de se faire, d'un monde originel et placentaire qui ne s'est pas encore solidifié... » Autant il était à l'écoute de tout ce qui se faisait dans le domaine de la peinture, et du théâtre, autant il était fermé au monde de la musique. Il y a eu des exceptions, puisqu'il a parlé de Cherif Kheddam, d'Aït Menguellat et d'autres.
En 1982 et 1986, toutes les discussions en Algérie tournaient autour de l'équipe nationale, qualifiée à la Coupe du monde. Dans ce brouhaha, Tahar ne comprenait que dalle. Belloumi, Madjer, Assad, Rummenigge ? Il les aurait troqués bien volontiers contre Colette, Saint-John Perse et Baudelaire ! Il avait l'œil constamment rivé sur les grands classiques de la littérature. Fait étrange, il n'a jamais été entraîné dans le tourbillon du réel magique à la Marquez. Il avait une préférence pour Emmanuel Roblès, Camus et surtout Flaubert. N'aimait-il pas citer la première phrase de Salammbô : « C'était à Mégara, faubourg de Carthage, dans les jardins d'Hamilcar. » Comme s'il cherchait à jauger son propre style, fait de clarté et de limpidité. En 1992, on le sollicite pour diriger une collection de littérature et de poésie, aux éditions ENAL, structure étatique. Il est hésitant, pris déjà par des responsabilités à Ruptures.
Dans le premier éditorial de cet hebdo, radicalement opposé aux islamistes, il écrit, à propos d'un chef de parti : « Ce n'est pas dans ce journal que le lecteur trouvera une interview avec Djaballah » Maisdiable, que faisait-il dans cette galère, lui l'authentique poète ? Lui, qui ignorait l'art du compromis, encore moins des compromissions. On peut penser qu'il voulait s'impliquer à fond dans un combat de longue haleine devant la montée des périls. Le pays entrait dans une zone de turbulences, d'affrontements inéluctables. Un intellectuel n'avait de sens que s'il était engagé. Djaout devait penser à Hemingway en Espagne, à Norman Mailer durant la guerre en Asie du Sud-Est, à Picasso et son Guernica. A qui d'autre ? En tout cas pas aux lâches qui se débinent quand la tempête arrive. Il était entier. Pour lui, il y a « la famille qui avance et la famille qui recule ». Il faut inéluctablement choisir son camp. On lui a attribué, à tort, l'expression du Palestinien Moueen Bessissou :« Si tu parles tu meurs. Si tu te tais, tu meurs. Alors parle et meurs... » Il aurait partagé, à coup sûr, la teneur de ce message, mais c'est loin d'être son style.
Ayant obtenu des années auparavant une bourse d'études de l'État algérien en sciences de l'information, il part à Paris. Là, il rend visite à un très grand écrivain, humble et discret, qui aurait pu avoir le prix Nobel de littérature : Mohammed Dib, artisan du verbe, déjà malade. L'auteur de La Grande maison, acceptera, plus tard chose rare, d'écrire un article pour Ruptures. Car il y avait justement Djaout comme gage et marque de confiance. Djaout prenait un malin plaisir à parler de ceux qui étaient occultés, marginalisés, dénaturés ou bannis par les cercles obscurantistes et conservateurs agissant dans les sphères du pouvoir : « Quoi qu'il en soit, note-t-il, Mouloud Feraoun restera pour les écrivains du Maghreb, un aîné attachant et respecté, un de ceux qui ont ouvert à la littérature nord-africaine l'aire internationale où elle ne tardera pas à inscrire ses lettres de noblesse. Durant la guerre implacable qui ensanglanta la terre d'Algérie, Mouloud Feraoun a porté aux yeux du monde, à l'instar de Mammeri, Dib, Kateb et quelques autres, les profondes souffrances et les espoirs tenaces de son peuple. Parce que son témoignage a refusé d'être manichéiste, d'aucuns y ont vu un témoignage hésitant ou timoré... »
On ne dira jamais assez que l'auteur des Rets de l'oiseleur, né le 11 janvier à Oulkhou, près d'Azeffoun, en Kabylie maritime, était surtout un poète, un écologiste avant l'heure. Montagnard par sa culture ce qui est loin d'être une tare il savait rendre compte du monde minéral, de ce qui paraît factice, mais qui prend une autre dimension aux yeux d'un enfant. « L'oiseau, écrit-il, c'est l'horloge du monde, le régulateur des couleurs et des intempérances terrestres. Par la perfection de son vol, par sa justesse de trapéziste, par son emprise sur les saisons, l'oiseau est le maître des sabliers. C'est la cheville qui affermit l'édifice volatile du ciel, c'est la ponctuation nécessaire au temps qui goutte dans l'oubli. » On retrouve la même veine quand il aborde la peinture naïve de celle qui avait séduit Picasso. » Baya est la sœur de Shéhérazade, fait-il remarquer, la tisserande des mots qui éloignent la mort. Nous voici donc dans le conte, avec ses univers merveilleux. (...) Aucun centre de gravité n'est admis. Tout l'effort de l'artiste est tendu vers la recherche d'une sorte d'harmonie prénatale que la découverte du monde normé, balisé, anguleux nous a fait perdre ».
Quand on tombe sur les mots « anfractuosité », « aplat », « minéral », on pense automatiquement à Tahar Djaout et au beau livre qu'il a consacré à la Kabylie avec le photographe Ali Marok.Comme Kheiredine Ameyar, le bouillonnant journaliste qui repose sous un cyprès, au cimetière d'El Kettar, Djaout, tel un vigile, contemple de la colline d'Oulkhou, les galets des rivages d'Azzefoun. Dans la terre de ses ancêtres. « L'arbre suit sa racine », dit un dicton berbère. Repose en paix, Tahar. A nous de veiller à ta mémoire.

Texte tiré de la conférence donnée par l'auteur à la Maison de la culture de Tizi Ouzou, lee 22 mai 2008.

Mohamed Balhi

Publié par arez à 01:44:56 dans AINSI VA LA VIE | Commentaires (0) |

El Watan - Dossier sur Tahar Djaout: Témoignage-Naissance de l’exproprié : Le livre aîné | 30 mai 2008

Petite histoire d'un premier roman, paru en Algérie, et qui préfigure un talent, un style et surtout une vision. Incontestablement, l'œuvre majeure de l'écrivain reste son premier roman L'Exproprié , écrit entre 1974 et 1976 ;, mais qui n'a été publié qu'en 1981, soit neuf ans plus tard. Œuvre majeure parce que c'était le roman préféré de l'auteur.

Comme il se plaisait à le dire : « C'est mon premier, né la même année que ma première fille. » Il en était fier, d'autant que l'accouchement fut des plus difficiles. En 1981, à la direction de l'édition de la SNED (société étatique d'édition), siégeait une commission de lecture composée pour la majorité d'enseignants de l'université qui rejetaient automatiquement les manuscrits qui n'étaient pas dans la ligne d'une Algérie socialiste qui, à leurs yeux, ne connaissait aucun problème de société et où la mer devait être calme, même en temps de tempête.
Lorsque Tahar m'a confié ce manuscrit, il était plus que sûr que les membres de la commission le rejetteraient. Vint alors l'idée d'élargir cette commission à d'autres personnes, dont des journalistes. Ce qui fut accepté et ainsi, le manuscrit a été confié à un journaliste et à Rachid Mimouni, à l'époque enseignant à l'INPED de Boumerdès et auteur à la SNED avec son roman Le Printemps ne sera que plus beau. Le livre de Tahar Djaout passa inaperçu, même au niveau de la critique, pour ne pas réveiller justement les vieux démons de la censure. C'est une œuvre majeure par la forme. L'auteur s'y essaie à tous les styles : poésie, clin d'œil à Georges Bataille (cité dans le texte), avec des pages entières de phrases sans majuscules ni ponctuation, une recherche éclectique, ouverte, du mot et du verbe et où le dictionnaire est indispensable pour venir à bout de la richesse de la langue utilisée par le poète. C'est une œuvre majeure par le contenu.
Construit sur quatre chapitres, le roman commence dans un train qui erre dans une ville de France avec le narrateur et un missionnaire, accompagnateur. C'est là que le procès itinérant aura lieu. Par touches mais sans trame linéaire classique, l'auteur s'insurge contre l'occupant français, fait revivre El Mokrani ainsi que la Kahéna, et sur des pages sublimes d'écriture raconte la condition sociale des autochtones, d'abord les siens ceux de son village, puis tous ceux qu'il rencontre dans son imagination féconde. Cette œuvre annonce déjà les romans à venir et la quête d'histoire qui les traverse.
Les Chercheurs d'os (1984) est centré sur un personnage qui se présente ainsi : « Moi, l'enfant des Matmata. Le garçon chercheur d'eau. » (p. 36). Cet enfant fera partie d'une expédition mise en place pour la recherche des ossements des martyrs de la région en vue de prouver sa légitimation historique. Dans L'invention du désert, c'est encore la quête de l'histoire traitée par la fiction. Ainsi, dans « L'Exproprié », les repères de l'œuvre à venir (malheureusement interrompue) étaient déjà plantés. Seul son dernier roman publié en 1999, à titre posthume n'était pas inspiré par l'imagination du poète mais par la réalité du moment. Le titre initial était F. V. (Frères Vigilants). L'éditeur, le Seuil, lui a préféré « Le dernier été de la raison ».
Dans L'Exproprié, il y a peut être une similitude et une prémonition en rapport à la réalité. A la dernière page du roman, Tahar avait écrit : « Le texte a maintenant vieilli. Il est posé depuis des années sur une petite table de nuit sans que personne (pas même celui qui l'a conçu dans de réelles transes) éprouvât jamais le moindre besoin de le remuer, de changer la disposition des feuilles qui ne sont même pas numérotées (d'ailleurs personne n'est en mesure de dire si leur ordre actuel est bien celui établi originellement par l'écrivain) ». (p.140). Similitude : Djaout ne paginait pas ses textes. Prémonition : son dernier roman est resté inédit près de six ans après la disparition de son auteur.

Résumé de la communication à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi Ouzou, le 21 mai 2008.
Abrous Outoudert

Publié par arez à 01:31:48 dans AINSI VA LA VIE | Commentaires (0) |

Chanson amazighe: succès du 1er Festival de la chanson d'expression amazighe (berbère) à Alger | 24 avril 2008

Excellente initiative de la radio algérienne. Elle a décidé d'organiser pendant trois jours, du 22 au 24 avril à Alger, le premier Festival de la chanson d'expression amazighe (berbère). A l'affiche, des chanteurs de toutes les régions berbérophones du pays : Kabyles (Kabylie), Ichaouiyène (Aurès), Imzaviyène (Mzab), Ichenouiyène (Tipaza), Touaregs (Sahara algérien). La chanson amazighe a atteint, aujourd'hui, une dimension internationale, grâce à des chanteurs tels que Idir, Cherif Khedamm, Lounis Aït Menguellat, Noureddine Chenoud et Takfarinas entre autres, a estimé Azeddine Mihoubi, directeur général de la radio.Le Festival est baptisé Dacine, du nom d'une grande poétesse Targuie aujourd'hui disparue. « «Nous avons tenu à appeler ce festival du nom de Dacine, une poétesse targuie de la première moitié du XXe siècle, connue pour être belle, mais surtout pour sa sagesse et sa verve poétique», a indiqué M. Mihoubi.

«Dacine est un symbole du verbe. Et ce symbole, nous avons tenu à l'illustrer dans ce festival, car celui-ci est l'expression du verbe et du vers », a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse tenue quelques heures avant l'ouverture de la manifestation. Une manifestation bien accueillie par les participants, notamment par Djamel Sabri du groupe Les Berbères de la région des Aurès. "Une bonne initiative qui permettra aux chanteurs des différentes régions berbérophones de se connaître, d'échanger leurs expériences et leur savoir-faire", nous a-t-il dit en marge de la conférende de presse de M. Mihoubi.

Avis aux amateurs : le Festival est retransmis intégralement et en direct de 21H00 à minuit sur la chaine 2 (kabyle) de la radio algérienne. Il s'achèvera jeudi avec la présence sur scène de l'ensemble des groupes et chanteurs qui interpréteront quelques unes de leurs chansons.
Le patron de la radio n'a pas écarté l'éventualité d'"ouvrir" ce festival de la chanson d'expression amazighe (berbère) aux chanteurs berbères des autres autres pays limitrophes, tels que le Maroc, la Libye, le Niger et le Mali.

Publié par arez à 02:02:14 dans FOCUS ALGERIE - Des nouvelles - de tout un peu | Commentaires (0) |

Hommage aux grands chanteurs kabyles: Cheikh Arab Bouyezgarène, Ahcène Mezani et Amar Oukil | 11 avril 2008


Le Théâtre de Verdure d'Alger a vibré, encore une fois, ce jeudi  10 avril 2008, aux rythmes de la chanson kabyle.  Quatre excellents chanteurs, tous des virtuoses, se sont succédés sur scène pour, chacun avec sa sensibilité, rendre un vibrant hommage à trois grands chanteurs, qui ont, à des degrés divers, marqué de leur empreinte la chanson kabyle : cheikh Arab Bouyezgarène, Ahcène Mezani et Oukil Amar.La salle était archicomble. Plusieurs centaines de personnes, dont des familles,  ont fait le déplacement pour assister spectacle. Un spectacle haut en couleurs animé par les chanteurs Ferhat Medrouh, Nacer Mokdad, Saïd Kazem et Chérif Hamani, considéré comme l'un des « cheikh » (maîtres) de la chanson populaire kabyle, dont la chanson «tala » a été suivie dans un silence religieux.  L'un des points communs de ces quatre Artistes est que leurs répertoires comptent des œuvres dont on apprécie à la fois les belles mélodies et la profondeur des textes.

Sur la photo, Chérif Hamani, Saïd Kazem et Hacène Ahrès interprétant, accompagnés par des spectateurs, une chanson marquant la fin du gala qui a duré plus de trois heures. Un beau spectacle qui s'est terminé en apothéose avec les chanteurs, les animateurs et les spectateurs sur scène pour interpréter en choeur une chanson de cheikh Arab Bouyezgarène.

Publié par arez à 00:06:14 dans LES ARTISTES KABYLES (Algérie) | Commentaires (1) |

Hommage aux grands chanteurs kabyles: Cheikh Arab Bouyezgarène, Ahcène Mezani et Amar Oukil | 10 avril 2008


Chérif Hamani au gala-hommage aux grands chanteurs kabyles cheikh Arab Bouyezgarène, Ahcène Mezani et Amar Oukil organisé le 10 avril 2008 au Théâtre de verdure à Alger.

Publié par arez à 23:58:45 dans LES ARTISTES KABYLES (Algérie) | Commentaires (0) |

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