Ici, c'est la paix. Il n'y a ni bruit, ni pollution, ni klaxons des automobilistes, ni crissements de pneus, ni cris bruyants des enfants à la sortie de l'école ou dans les cages d'escaliers, ni sirènes hurlantes des ambulances et des voitures de la police et des pompiers.
Ici, les seuls "bruits" qu'on entend sont les doux chants des oiseaux, le frottement des feuilles d'arbres, les brindilles craquant sous vos pieds, les battements de votre cœur et votre respiration. Une virée matinale quotidienne à travers ses sentiers, il n y a pas mieux pour éviter de rendre visite au toubib.
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Publié par arez à 11:58:17 dans LES ARTISTES KABYLES (Algérie) | Commentaires (0) | Permaliens
1er juin 2007 - Oulkhou, petit village planté au sommet de l'un des monts surplombant la petit ville côtière d'Azeffoun (Kabylie, est d'Alger). Comme chaque année, l'association culturelle du village a organisé une cérémonie pour rendre un hommage à Tahar Djaout, un enfant du village, assassiné par un groupe armé islamiste, selon la version officielle, dans une cité populaire de la localité de Baïnem, dans la banlieue ouest d'Alger.
Cela s'est passé le 26 mai 1993 à 08H30. Tahar Djaout, poète, écrivain, journaliste et directeur de la rédaction de l'hebdomadaire Ruptures, sort de chez lui et monte dans sa voiture stationnée dans le parking de la cité. Au moment ou il met le moteur en marche, un jeune homme frappe sur la vitre avant, comme s'il voulait lui demander quelque chose. Djaout se retourne et se retrouve face à un canon d'un pistolet automatique. Il ne pouvait rien faire. Il reçoit à bout portant deux balles dans la tête. Son corps est jeté à terre par ses assaillants qui s'emparent de sa voiture.
Evacué vers l'hôpital de Baïnem, Tahar Djaout succombera une semaine plus tard le 2 juin précisément -- à ses blessures. C'est le premier journaliste assassiné en Algérie. Son assassinat est attribué à des extrémistes islamistes armés.
Le 1er juin 2007, vendredi, jour de repos hebdomadaire en Algérie, l'association culturelle de son village lui a rendu à vivrant hommage ; un hommage marqué par diverses activités : interventions sur la vie et l'œuvre de Tahar Djaout, exposition de photos et d'articles de presse, exposition et vente de livres, dépôt de gerbes de fleurs et recueillement sur la tombe du poète, écrivain et journaliste au cimetière du village.
Né le 11 janvier 1954 à Oulkhou, commune d'Aït Chaffa, sur les hauteurs d'Azeffoun. Il a passé son enfance à
Il a travaillé successivement comme journaliste dans les rubriques culturelles du quotidien El Moudjahid et de l'hebdomadaire Algérie Actualités. Il a été parmi les fondateurs, en 1992, de l'hebdomadaire indépendant Ruptures, avec Abdelkrim Djaad et Arezki Metref.
Tahar Djaout a publié depuis 1974 plusieurs recueils de poèmes et des romans, dont Solstice barbelé, L'Arche à vau-l'eau, Insulaire et Cie, L'Oiseau minéral, L'Exproprié, Les Chercheurs d'os, Les Rets d'oiseleur, L'Invention du désert, Les vigiles et Le Dernier été de la raison (posthume).
Publié par arez à 18:14:38 dans AINSI VA LA VIE | Commentaires (0) | Permaliens
Oulkhou, 1er juin 2007 - Hommage à Tahar Djaout.
Publié par arez à 17:05:07 dans FOCUS ALGERIE - Des nouvelles - de tout un peu | Commentaires (0) | Permaliens
Oulkhou, 1er juin 2007 - Hommage à Tahar Djaout. La Une d'un journal annonçant son assassinat le 26 mai 1993 à Baïnem, près d'Alger.
Publié par arez à 17:03:02 dans FOCUS ALGERIE - Des nouvelles - de tout un peu | Commentaires (0) | Permaliens
Oulkhou, 1er juin 2007 - Hommage à Tahar Djaout.
Publié par arez à 17:00:15 dans FOCUS ALGERIE - Des nouvelles - de tout un peu | Commentaires (0) | Permaliens
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