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BALADES

sur GR ou PR

Langogne | 07 février 2007

Ayant franchi le pont de Langogne sur l'Allier, Stevenson entre en Gévaudan, le pays de  « la bête férosse » (sic), le « Napoléon Bonaparte des loups », qui a semé la terreur plus de cent ans avant le passage de Stevenson, mais dont le souvenir hante toujours les habitants. L'histoire remonte à 1764. La Bête fut enfin tuée en 1767. Elle laissera une centaine de victimes derrière elle !


Nous restons 2 nuits  près de Langogne et du lac de Naussac sur un terrain de camping (à Rocles). Nous visitons Langogne (4000 habitants), une cité médiévale et estivale avec ses maisons disposées en cercle autour de l'église en lieu et place des remparts d'une autre époque. (voir l'album). Nous suivons le guide dans la filature. Nous faisons notre marché dans la Halle aux blés et dans un magasin spécialisé pour les champignons, une richesse naturelle de la Lozère. Nous marchons autour du lac de Naussac (1000 hectares de retenue). Nous dînons au restaurant « Rondin des Bois », (comme son nom l'indique, construit en rondins, avec une toiture enherbée).  Nous nous éloignons de quelques kilomètres en voiture pour revoir Giraldès, le village de vacances passées en Margeride quelques années plus tôt.  

Publié par guib. à 08:07:57 dans Le Chemin de Stevenson | Commentaires (2) |

Pradelles | 06 février 2007

Pradelles est un ancien "bourg fortifié", site classé depuis 1977, avec ses fontaines, ses porches, ses églises, ses rues pavées et étroites, ses arcades, ses maisons du XVIème et XVIIIème siècles. La population actuellement de 650 habitants, comptait quelque 1800 habitants en début du XXème. Aujourd'hui, Pradelles, "station verte de vacances" a placé dans le tourisme l'essentiel de ses espoirs. Nous flânons tout l'après midi dans la petite ville avant de rejoindre en voiture le terrain de camping près de Langogne à 5 km de Pradelles.

Publié par guib. à 09:17:56 dans Le Chemin de Stevenson | Commentaires (2) |

De Bouchet St Nicolas à Pradelles( 4) | 06 février 2007

 



Durant cette étape longue de 20 km, le sentier traverse un haut plateau, situé à la limite des bassins de la Loire et de l'Allier. L'on découvre tour à tour, les deux chaînes de montagnes qui barrent l'horizon: celle du Mézenc à l'est et celle de la Margeride à l'ouest. Je passe à Landos, un gros bourg qui regroupe la plupart des services du canton de Pradelles très affecté par l'exode rural par les guerres, le départ en retraite des agriculteurs âgés et le climat rude. Certains jours d'hiver, le vent souffle en tempête et soulève la neige, qui forme des congères au moindre obstacle. Le voyageur aveuglé par la tourmente peut alors perdre son chemin et périr d'épuisement. C'était assez fréquent dans le passé, mais cela est encore arrivé en 1980 dans le canton de Pradelles. Ce n'est pas le cas aujourd'hui, le ciel est d'un bleu très intense, les genêts m'enivrent de leur odeur entêtante, les coquelicots, les bleuets sont éclatants de lumière et de couleurs. Magnifique!! Je ne suis pas seul cette matinée là: 2 chiens m'accompagnent durant 2 heures jusqu'à Pradelles. Il paraît que c'est tous les jours ainsi. Le propriétaire vient les chercher le soir même.

Publié par guib. à 08:27:53 dans Le Chemin de Stevenson | Commentaires (0) |

Au Bouchet St Nicolas | 06 février 2007

Au Bouchet Saint Nicolas (1025 m), nous apercevons la maison où Stevenson coucha pour sa première nuit. Nous faisons le tour du Lac du Bouchet à 1 km du bourg, de forme circulaire, dans un écrin de sapins. C'est un lac de cratère dont l'alimentation reste mystérieuse. Nous passons la nuitée dans le gîte communal avec 7 autres randonneurs. L'un me conseille de faire le tour de l'Aubrac que nous ferons effectivement 2 ans plus tard.

Publié par guib. à 08:06:47 dans Le Chemin de Stevenson | Commentaires (1) |

De Goudet à Bouchet St Nicolas (3) | 06 février 2007

Voici un extrait du Journal de route en Cévennes de Stevenson, à propos de cette étape de 12 km.


"Il faisait une chaleur torride dans la vallée, le soleil dardait d'aplomb sur mes épaules. Il n'y avait pas de vent, et je dus peiner avec mon bâton, si obstinément que la sueur me coulait dans les yeux. Aussi toutes les cinq minutes le chargement, le panier et la houppelande penchaient affreusement d'un côté ou de l'autre. Je devais arrêter Modestine au moment où je lui avais fait prendre une bonne allure d'environ deux milles à l'heure, pour tirer, pousser, équilibrer et ajuster la charge. Et voilà qu'enfin à Ussel, la selle et tout le reste, tout mon barda, se retourne et s'affale dans la poussière sous le ventre de l'ânesse. Sans en être plus heureuse, elle s'arrêta et parut esquisser un sourire, et un groupe de gens, un homme, deux femmes et des enfants qui s'approchèrent en forme de cercle, l'encouragèrent de l'exemple. J'eus un mal du diable à remettre tout cela d'aplomb, et dès que j'eus fini, sans une hésitation, tout s'écroula et retomba de l'autre côté. Jugez si j'avais chaud ! Et personne ne m'offrit de m'aider. (...)



Je dus simplement me contenter du paquetage pour Modestine, ce qui me laissa,pour bagage à porter : une canne, une gourde, une vareuse aux poches lourdement chargées, deux livres de pain noir, un panier découvert rempli de victuailles et de bouteilles. Je peux dire, je le crois, que je ne suis pas sans grandeur d'âme, car je ne reculais pas devant cet infâme fardeau. Le ciel sait comment je disposai ce fardeau pour le rendre transportable en douceur"

Publié par guib. à 08:00:54 dans Le Chemin de Stevenson | Commentaires (0) |

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