<< Contretemps | Munich | Sale clébard >>
Arrivé à l'aéroport de Munich, je devais retrouver mon contact dans les toilette des hommes.
Comme prévu, je posais ma serviette sur ma gauche contre le séparateur. A l'heure dite, un homme la prit et la remplaça par une autre identique.
J'attendis qu'il s'en aille et que quelqu'un d'autre entre. Parfait, mon identité resterait préservée. Au moment de sortir, il m'ouvrit la porte et me laissa poliment passer.
En montant dans le taxi, je lui indiquais que l'hôtel de l'Opéra était ma destination. Là-bas Je pris possession de ma suite (une peu trop impersonnelle). Ca suffira pour une semaine.
J'ouvris ma serviette pour y découvrir 3000 euros en liquide. Une avance de mon contact me permettant de couvrir les dépenses sur place. Avec cela et comme je le lui avais demandé, un Sig Sauer P229 en 9mm neuf accompagné d'un silencieux, d'un holster d'épaule et d'un pointeur laser pouvant se fixer sur le rail du pistolet.
J'ouvris l'enveloppe contenant les informations sur ma prochaine cible. C'est un homme de 52 ans aux cheveux grisonnants. Marié, 3 enfants, directeur R&D d'une multinationale automobile.
Ce groupe veut " l'effacer " car il a en sa possession des documents prouvant que des malfaçons sur des véhicules étaient dissimulées. Bref, il voulait les faire chanter.
Je savais déjà comment m'y prendre...
Le lendemain je commençais la filature. Connaître ses habitudes était primordial. Le pire ennemi d'un homme est son habitude.
Il partait de chez lui tous les jours à 6h46. Après observation, le meilleur endroit était la voie rapide qu'il prenait pour rejoindre le centre ville.
La veille de mon départ, j'attendais ma cible. Ne voulant pas prendre de risque, je préférais le suivre depuis chez lui. On ne sait jamais, même si les habitudes d'une homme le trahissent, on est pas à l'abris d'une envie soudaine de changement.
Finalement, il prenait le chemin habituel.
Je profitais d'un " trou " dans la circulation : Aucune voiture devant, la première voiture derrière moi était à plus de 100m. De toute façon, les vitres noires empêchaient voir à l'intérieur.
Mon P229 patientait sur le siège passager recouvert d'une couverture épaisse pour ne pas brûler le cuir.
J'ouvrais la fenêtre, mettais en route le laser et accélérais pour le dépasser.
Juste avant d'arriver à la hauteur de sa vitre, je pris mon arme.
Dès que je serais en face, je n'aurais plus qu'à la lever et appuyer sur la gâchette.
Merde ! la voiture de derrière accélère.
Obligé de dépasser mon objectif.
Le voilà qu'il me double. J'accélère doucement pour ne pas qu'il pense que je ne veux pas le laisser passer et ainsi me faire repérer.
Je soutiens ma tête avec mon bras gauche posé sur la portière, cela masquera partiellement mon visage.
Il se rabat juste devant moi, suffisamment près pour le dépasser à nouveau dans quelques instant.
Pour la sécurité, pour éviter les accidents...
Plongé dans son monde, il n'accélérait pas et restait 150km/h.
Le moment est venu.
Personne devant, personne derrière, je tente à nouveau le coup. J'ouvre encore une fois la vitre, j'attrape mon arme et j'accélère. Clignotant, préparation, j'arrive à sa hauteur au moment ou il termine de composer un numéro de téléphone.
Je lève mon pistolet et aussitôt après,
Plop ! plop !
Les douilles brûlantes sautent de la culasse et atterrissent sur la couverture, la noircissant légèrement.
De l'autre côté de ma portière et au même instant, les balles ont dessiné sur la vitre deux trous séparés de 2 ou 3 centimètres.
La première détruit l'index de la main gauche, le téléphone portable qu'elle tenait, et poursuivant va trajectoire dans l'os temporal pour s'arrêter dans le tronc cérébral qui permet notamment la régulation de la respiration et du rythme cardiaque.
La seconde a percé la boîte crânienne au niveau de la jonction des os sphénoïdes, pariétal et temporal pour atteindre l'hypothalamus qui contrôle les hormones.
La voiture vacilla pendant une seconde, puis percute les rails de sécurité la propulsant dans les airs et s'écrasa lamentablement sur le toit.
Pas d'explosion, on est pas dans un film américain.
Je continue ma route pour prendre la prochaine sortie et trouver un endroit tranquille pour brûler la couverture avant de revenir à mon hôtel.
Il ne me restait plus qu'à préparer mon départ pour le lendemain et récupérer la somme que me devait le client.
Nota: ce texte est le deuxième. Il a été supprimé puis rediffusé. Il est loin d'être aussi bon, c'est vrai. Les 2 commentaires qui ne sont attachés à aucun texte sont en fait ceux de la précédente version de "Munich".
Publié par TAG à 12:51:46 dans Profession... | Commentaires (0) | Permaliens
Commentaires