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PERU...HASTA SIEMPRE ?

Projet d' un exil volontaire.

Le futur éxilé ?



Photo:A.Rambaud
 
1971-2007
, quelques 36 ans après avoir posé pour la 1ere fois le pied sur la terre péruvienne , je vais y retourner pour la 4eme fois , mais cette fois-ci , pas pour me ressourcer en musique andine (ce que je ne manquerai pas de faire de toutes façons) , mais parce que j' ai décidé de quitter la France ...





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NO COMMENT... mais n´oublions pas la réalité ! | 01 mars 2007

Pascale Ferran, cinéaste, a lu ce texte lors de la cérémonie des
Césars 2007, samedi soir 25 février à Paris, après que son film
adapté du roman de D.H. Lawrence ait été couronné de cinq Césars.

---------------------------

Nous sommes nombreux dans cette salle à être comédiens, techniciens
ou réalisateurs de cinéma. C'est l'alliance de nos forces, de nos
talents et de nos singularités qui fabrique chaque film que produit
le cinéma français.

Par ailleurs, nous avons un statut commun : nous sommes intermittents
du spectacle. Certains d'entre nous sont indemnisés, d'autres non ;
soit parce qu'ils n'ont pas travaillé suffisamment d'heures, soit, à
l'inverse, parce que leurs salaires sont trop élevés pour être
indemnisés dans les périodes non travaillées.

C'est un statut unique au monde. Pendant longtemps, il était
remarquable parce qu'il réussissait, tout en prenant en compte la
spécificité de nos métiers, à atténuer un peu, un tout petit peu, la
très grande disparité de revenus dans les milieux artistiques.

C'était alors un système mutualisé. Il produisait une forme très
concrète de solidarité entre les différents acteurs de la chaîne de
fabrication d'un film, et aussi entre les générations.

Depuis des années, le Medef s'acharne à mettre à mal ce statut, en
s'attaquant par tous les moyens possibles à la philosophie qui a
présidé à sa fondation. Aujourd'hui, il y est presque arrivé. De
réformes en nouveau protocole, il est arrivé à transformer un système
mutualisé en système capitalisé. Et cela change tout. Cela veut dire,
par exemple, que le montant des indemnités n'est plus calculé sur la
base de la fonction de son bénéficiaire mais exclusivement sur le
montant de son salaire. Et plus ce salaire est haut, plus haut sera
le montant de ses indemnités.

Et on en arrive à une absurdité complète du système où, sous couvert
de résorber un déficit, on exclut les plus pauvres pour mieux
indemniser les plus riches.

Or, au même moment exactement, à un autre bout de la chaîne de
fabrication des films, d'autres causes produisent les mêmes effets.
Je veux parler du système de financement des films qui aboutit d'un
côté à des films de plus en plus riches et de l'autre à des films
extrêmement pauvres.

Cette fracture est récente dans l'histoire du cinéma français.

Jusqu'à il n'y a pas si longtemps, ce qu'on appelait les films du
milieu - justement parce qu'ils n'étaient ni très riches ni très
pauvres - étaient même une sorte de marque de fabrique de ce que le
cinéma français produisait de meilleur.

Leurs auteurs - de Renoir à François Truffaut, de Jacques Becker à
Alain Resnais - avaient la plus haute opinion des spectateurs à qui
ils s'adressaient et la plus grande ambition pour l'art
cinématographique. Ils avaient aussi, bon an mal an, les moyens
financiers de leurs ambitions.

Or ce sont ces films-là que le système de financement actuel, et en
premier lieu les chaînes de télévision, s'emploie très méthodiquement
à faire disparaître.

En assimilant les films à vocation artistique aux films pauvres et
les films de divertissement aux films riches, en cloisonnant les deux
catégories, en rendant quasi impossible pour un cinéaste
d'aujourd'hui le passage d'une catégorie à une autre, le système
actuel trahit l'héritage des plus grands cinéastes français.

Et leur volonté acharnée de ne jamais dissocier création
cinématographique, point de vue personnel et adresse au plus grand
nombre. Ce faisant, il défait, maille après maille, le goût des
spectateurs ; alors même que, pendant des décennies, le public
français était considéré comme le plus curieux, le plus exigeant, le
plus cinéphile du monde.

Ici comme ailleurs, la violence économique commence par tirer vers le
bas le goût du public puis cherche à nous opposer. Elle n'est pas
loin d'y arriver.

Les deux systèmes de solidarité - entre les films eux-mêmes et entre
ceux qui les font -, ces deux systèmes qui faisaient tenir ensemble
le cinéma français sont au bord de la rupture.

Alors peut-être est-il temps de nous réveiller.

Peut-être est-il temps de nous dire que notre amour individuel pour
le cinéma, aussi puissant soit-il, n'y suffira pas.

Peut-être est-il temps de se battre, très méthodiquement nous aussi,
pour refonder des systèmes de solidarité mis à mal et restaurer les
conditions de production et de distribution de films qui, tout en
donnant à voir la complexité du monde, allient ambition artistique et
plaisir du spectacle.

Nous n'y arriverons pas, bien sûr, sans une forme de volonté
politique d'où qu'elle vienne. Or, sur de tels sujets, force nous est
de constater que celle-ci est désespérément muette. Mais rassurons-
nous. Il reste 55 jours aux candidats à l'élection présidentielle
pour oser prononcer le mot "culture".


_______________________________________________
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Petites annonces : http://interm.abri.org/index1.htm

Publié par gedel2 à 16:39:58 dans 3 : AU JOUR LE JOUR. | Commentaires (2) |

BARRANCO | 27 février 2007

 " Cuando llora mi guitarra " (D.R) Vals peruano.

Hier soir soirée "retour dans le temps" avec Alain Dumas : nous sommes allés faire une promenade à Barranco le quartier où nous avons passée une année environ de 72 à 73 .Le taxi nous a laissés non loin du marché couvert qui est devenu un super-marché, et par derrière, arrivée directe au resto chez "Yolanda" qui n´existe hélas plus, un nouveau à la place. De la "chifa", resto chinois où on mangeait le ceviche, il ne reste plus rien, démolie . 

Mais quel régal de déambuler là dans ces rues qui nous étaient si familières il y a 34 ans ! Nous avons donc fait le chemin de chez "Yolanda" jusqu´au 457 calle Santa Rosa notre maison, qui a été aussi démolie mais il reste un bout de facade avec sa peinture bleue pâle et les volets marrons d´une fenêtre absente. Le numéro est toujours là, et à gauche toujours le petit chemin menant à une autre maison et dans lequel donnait notre porte de service sur laquelle on s´amusait à lancer le couteau , Alain Rambaud ne se privait d´ailleurs pas de nous faire son numéro de commando expérimenté et de lancer dans toutes les positions !Mort de rire

Au coin de la rue qui donne sur la grande avenue l´épicerie du chinois est toujours là, avec toujours le même "ron" (rhum) Pomalca  ou Cartavio !

Et en face je n´en revenais pas il y a toujours "La espiga de oro" , l´épi d´or, une boulangerie francaise ouverte par un couple de francais qui avait fait le voyage sur le même  bateau, le Verdi , et on avait assisté au jour d´ouverture .

Nous sommes ensuite allés manger à "Las mesitas" un resto criollo près de la place de Barranco : nous avons dégusté des humitas, aji de gallina et papa a la huancaina arrosés de chicha morada et en dessert de la mazamorra, le tout vraiment délicieux .

Il ne manquait pas beaucoup de monde à l´appel , juste : Alain Rambaud, Dagmar, Paul-Henri, Jean-Marcel,  Guido Fasano, Michèle, Marion, Gilles, Yann, Fabienne, Bruno, Jean-Marc, Pierre De Zutter, David(Gerard), Speedy, la Chouine et la Montaz et sûrement d´autres qui auront fait même un court passage par "la casa de los franceses" que je risque d´oublier!.. Mais je n´oublie pas en revanche tous les péruviens et péruviennes et autres latinos qui sont devenus pour nous, et selon le cas de  chacun , amis, amants, maîtresses...

 Maryse n´était pas à Barranco mais avait participé à notre aventure l´année d´avant à Lima et on ne risque pas d´oublier son rire ravageur et éclaboussant !

Alain Dumas et moi étions aux anges... puis  retour à Lima.

Publié par gedel2 à 17:06:54 dans 3 : AU JOUR LE JOUR. | Commentaires (8) |

RETOUR DE L´ ENFANT... | 26 février 2007

...tu as raison Alain c´est bientôt le retour de l´enfant prodigue et en plus avec une pêche pas possible ! Et j´ai une de ces envies de faire des choses... oh nom di diou !!!

 Pour le moment je suis sur une liste d´attente, tous les vols sont complets , je dois appeler cet aprèm pour avoir du nouveau.

Je mettrai des photos a mon retour, j´aurais plus de temps.

est drôle de se retrouver a  Lima , toujours ce voile au -dessus de la ville malgré un soleil d´eté qui arrive a percer de temps en temps , il fait chaud !.. et les odeurs.

J ´ai été chaleureusement accueilli chez Amélie une copine d´Alain R. qui travaille a l´alliance francaise , il y a aussi Jose de la selva et Sybille une autre francaise.

... merci pour vos petits mots a tous , tu as raison Alain D. le Pérou est vraiment terrible est magnifique, et on l´aimera toujours pour ca !

 Heureusement que l´on a reussi a en faire un peu partie durant toutes ces années . Non J-Pierre ce ne sera sûrement pas Haïti, tu sais bien que je n´aime pas la chaleur. La Bretagne pourquoi pas Steph mais sans beurre dedans ou alors une lichette et salé bien-sûr !

Dagmar je crois avoir répondu sur ton mail mais je ne suis plus sûr, en tous cas merci pour tes commentaires, et je crois pouvoir dire que tu auras été la plus assidue a ecrire  et Antero  a boire des coups de tinto a ma santé !

 bizzz a tous .

 

 

Publié par gedel2 à 16:21:58 dans 3 : AU JOUR LE JOUR. | Commentaires (5) |

UN PEU PLUS... | 24 février 2007

...et bien , ce n´ est pas facile de savoir pourquoi, mais c´ est un ensemble de choses , deja au depart je n arrivais pas a realiser que j etais au Perou , j´avais l´ impression de l´avoir quitte la veille ! Je me demandais ce que je faisais la, bizarre non ? Je me suis senti , etouffe, coince ( n´oubliez pas d´ajouter les accents manquants ! )

  Puis arrivent tous les petits problemes quotidiens , une simple douche qui ne marche pas le jour de mon arrivee, acheter les pieces et faire reparer... je n´ai plus envie de galerer que ce soit en France ou ici , et ici ca n´arrete pas ce genre de galere.
   Je crois que je ne supporterai plus tous ces tracas , et surtout je ne supporte pas de voir toute cette misere, elle me saute aux yeux cette fois ci encore plus que l annee derniere, et je me vois mal venir m´installer ici en tant que nanti par rapport aux gens d´ici  et côtoyer toute cette pauvrete .
 Toutes les personnes avec qui on a des contacts sont dans la merde financiere et ce n´est pas possible d´avoir des rapports normaux . Et comme je n´ai jamais pu ecraser les gens , ca ne pourra pas coller , je cederai a la tentation d´ aider tout le monde et ce n´est pas possible .

        

 Los salinares de Maras                                                                         Avec Alain Dumas à Maras (photos T.Etienne)

Publié par gedel2 à 03:53:36 dans 3 : AU JOUR LE JOUR. | Commentaires (5) |

JE SUIS VENU, J' AI VU , JE SUIS REPARTU !!! | 23 février 2007

... au risque d' en decevoir certains , et etant partisan dans certains cas de solutions radicales je pense pouvoir vous annoncer que je risque fort de rentrer la semaine prochaine en France !

 Et oui je vous avais prevenu que si je ne me sentais pas bien il n' etait pas question que je reste , et c' est justement le cas, je ne me sens pas bien depuis mon arrivee . Je n' ai pas le temps de rentrer dans les details de suite mais voila, je sens que , bien qu' adorant le Perou, je ne pourrai pas rester y vivre ,alors je prefere ne pas m' eterniser .

 J' avais prevu d' aller a Lima Dimanche , je vais en profiter pour changer la date de mon retour .

 J' essaierai quand même de vous donner qqs explications plus fouillees des que j' ai un moment .

 J' aurais bien voulu vous faire rêver un peu plus mais ne m' en veuillez pas , il faut vite aue j' aille trouver mon bonheur ailleurs... ou , je ne sais pas encore , mais je ne manquerai pas d' ouvrir un nouveau blog pour vous tenir au courant . En attendant je garde mon terrain que je viens de visiter , je verrai bien ce que j' en  ferai plus tard .

 bizzzzz a tous !!!!...

 La pierre des 12 angles-Cusco (photo:T.Etienne)

Publié par gedel2 à 22:42:46 dans 3 : AU JOUR LE JOUR. | Commentaires (0) |

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JUIN 2007 : Donc l' éxil n' est plus à l' ordre du jour , en tous cas je préfère ne plus en parler même si cela peut toujours évoluer , mais mon histoire avec le Pérou n'est sûrement pas finie et on s' y retrouvera si vous le voulez bien par le biais de ce blog ... Perù hasta siempre... claro ! OCTOBRE 2007 : Ne manquez pas de venir suivre notre parcours au Pérou à partir du 30 Novembre 07,date à laquelle je rejoins Alain à Lima pour une virée de 3 mois.

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