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- Forioli, tu n'es qu'un con !
Fallait pas que je me formalise. En même temps, je devais m'y attendre. D'abord parce qu'être traité de con dans cette société blasée de tout, c'est presque un signe de vie. Et puis ensuite, je ne peux pas dire que je n'avais pas fait ce qu'il fallait pour être traité comme ça. ça faisait des mois que je la faisais chier avec mes atermoiements. Un jour j'étais d'accord pour me donner corps et âmes, et puis le lendemain, plus rien.
Enfin plus rien... Si. Bien sûr. Quelques chatouillis dans la nuque. Des envies bien plus que des besoins. Mais pas le grand frisson. Celui qui te soulève. Elle aurait voulu que je lui écrive des poèmes à la con et que je sois disponible H24. Ce n'était pas impossible. Je veux dire matériellement. Non pas que je sois absolument fidèle mais de toute façon, je ne voyais qu'elle. Je ne fréquentais qu'elle. MAis passer d'envies à l'Envie singulière, majuscule, majestueuse, il y avait ce pas que je ne franchissais pas.
On se retrouvait dans un hôtel de coeurs brisés dont les murs sentaient la sueur de tous ces couples qui nous avaient précédé. Elle y oubliait mari et enfant et moi le fait que je n'ai ni femme ni descendance. Nos désespoirs réciproques étaient troqués contre des ébats compassés. Au rythme de fantasmes éculés nous nous faisions jouir. Mais était-ce suffisant pour dire que nous nous aimions. Et puis fallait-il le dire ? Pour quoi faire ? Pour que l'on se déçoive. Encore. J'avais assez connu ça pour que le goût me passe. Que l'amertume me remonte systématiquement à la simple évocation de ces trois maudits mots synonymes d'un engagement bêlant au service d'une société toujours un peu plus rassasiée par l'illusion de ce bonheur éphémère. J'avais assez entendu pleurer les amoureux pour savoir à quel point je ne voulais pas leur ressembler.
Le problème, c'est que ce sont les derniers mots qu'elle m'ait dits. Son connard de mari, infoutu de faire son bonheur au point qu'elle vienne le chercher dans mes bras a définitivement conclu sa vie en lui fracassant la tête contre le carrelage. Je vais pas m'épandre sur le fait q matériellement. Non pas que je sois absolument fidèle mais de toute façon, je ne voyais qu'elle. Je ne fréquentais qu'elle. MAis passer d'envies à l'Envie singulière, majuscule, majestueuse, il y avait ce pas que je ne franchissais pas.
On se retrouvait dans un hôtel de coeurs brisés dont les murs sentaient la sueur de tous ces couples qui nous avaient précédé. Elle y oubliait mari et enfant et moi le fait que je n'ai ni femme ni descendance. Nos désespoirs réciproques étaient troqués contre des ébats compassés. Au rythme de fantasmes éculés nous nous faisions jouir. Mais était-ce suffisant pour dire que nous nous aimions. Et puis fallait-il le dire ? Pour quoi faire ? Pour que l'on se déçoive. Encore. J'avais assez connu ça pour que le goût me passe. Que l'amertume me remonte systématiquement à la simple évocation de ces trois maudits mots synonymes d'un engagement bêlant au service d'une société to
Publié par Swannn à 20:20:10 dans Swannn | Commentaires (5) | Permaliens
28-01-2009 14:39
De Inno Sujet:
Je remarque
13-01-2009 17:37
De Swannn
Sujet:
Merci aussi Inno Url: [Liens]
13-01-2009 17:37
De Swannn
Sujet:
Merci Jane Url: [Liens]
13-01-2009 16:20
De Inno Sujet:
"J'avais assez entendu pleurer les amoureux pour savoir à quel point je ne voulais pas leur ressembler."
12-01-2009 21:03
De Jane...
Sujet:
je crois que c'est la première Url: [Liens]