"Le souvenir est l'espérance inversée. On regarde le fond du puits comme on a regardé le sommet de la tour." Gustave Flaubert
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Vous avez sûrement déjà réfléchi à ou déjà donner des prénoms à vos enfants ou futurs enfants =p Êtes-vous plutôt simple, aimant les prénoms courants et passe-partout ? Ou plutôt comme moi, adorant les prénoms peu courants, rares voire même très rares et/ou quasiment méconnus par ceux qui ne s'y intéressent pas ? J'en discutais l'autre jour avec mon petit-frère et ma mère. Et voici des prénoms qui me plaisent de surcroît... A savoir que les origines de ceux qui me plaisent sont le plus souvent bibliques, celtiques, bretonnes ou germaniques.
Masculin : Ezekiel, Sullyvan, Khan, Gwenegan, Theobald (ou Thybalt), Faust, Andreas...
Féminin : Aloysia, Calliope, Sélènia, Sixtine, Rose...
Mixte : Anaël, Maël, Eden, ...
Dingue ! o_O Mon frère a le prénom le plus donné du moment chez les garçons. Lucas.
"Un désir...
Autrefois, des règles familiales, sociales et religieuses ordonnançaient l'attribution des prénoms : le choix en revenait aux parrains, aux marraines, aux corporations. Cela participait naturellement à un appauvrissement du genre... "Aujourd'hui, on discute davantage du choix du prénom parce qu'on est dans une société plus individualisée et plus subjectivée, analyse Joël Clerget, psychologue, psychanalyste et auteur de Mon nom, cet obscur objet du désir (éd.L'école des parents). En nommant, on fait acte de subjectivité. On se montre, on s'engage. A travers le choix du prénom, on veut quelque chose pour son bébé et pour soi aussi. C'est un acte extrêmement intime de reconnaissance. En nommant, on engage son désir narcissique : comme les images d'un rêve, les prénoms que les parents choisissent sont l'expression symbolique du désir refoulé, la représentation d'un manque que l'enfant réel ne pourra jamais combler", poursuit Jean-Gabriel Offroy, psychosociologue. Et comme le remarque finement le spécialiste, la tendance actuelle est à faire un enfant "pour soi" et non plus pour les générations antérieures, coupant ainsi le lien trans-générationnel. "L'emprise est encore plus forte : le prénom devient un prénom narcissique, une projection de soi, une nouvelle naissance à travers son enfant et donc quelque chose de très lourd pour l'enfant", explique-t-il.
Un choix à faire à deux
Joël Clerget et Jean-Gabriel Offroy s'accordent à penser que le fait de verbaliser autour des prénoms envisagés permet de prendre de la distance par rapport aux projections que l'on fait sur l'enfant, mais aussi que la teneur du dialogue reflète la relation entre le père et la mère. "C'est le débat au sein du couple qui permet d'accéder au symbolique, l'intervention du tiers dans la relation fusionnelle, écrit Jean-Gabriel Offroy. Souvent d'ailleurs, la femme exprime sa déception quand son compagnon ne s'intéresse pas davantage au choix du prénom, qu'il ne manifeste pas clairement un désir. Le père joue plus volontiers un rôle de censure, en refusant les prénoms qui lui paraissent trop marqués. La démission d'un des parents peut s'expliquer selon les cas par le contexte culturel ou par l'équilibre des forces au sein du couple". Ainsi, discuter permet de parler de ses rêves et de ses désirs pour l'enfant que l'on attend : "Plus le prénom finalement choisi sera celui des deux parents, plus il rendra compte de la multiplicité, de l'ambivalence et de la contradiction des désirs, et plus il s'ouvrira à la reconnaissance de l'altérité et de la liberté". "
Source : Psychonet
Publié par Dark shiver à 14:37:55 dans Introspection | Commentaires (5) | Permaliens
28-05-2007 15:40
De pharaonglace
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ah oui Url: [Liens]
26-05-2007 11:44
De Dark shiver
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^_^ Url: [Liens]
25-05-2007 18:39
De pharaonglace Sujet:
yep Url: [Liens]
24-05-2007 13:38
De Dark Shiver Sujet:
Prénom
23-05-2007 18:46
De kristo
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Sixtine Url: [Liens]
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