Le 8 octobre 2006, nous décidions d'envoyer une lettre à Pierre Mazeaud (.pdf), le Président du Conseil Constitutionnel, pour lui demander que le mémoire soit communiqué au public, par respect de l'esprit des institutions.
Deux mois plus tard, nous n'avons toujours pas la moindre réponse à notre demande. Le SNEP, également contacté pour la même demande, n'a pas non plus donné suite.
Il nous semble qu'il s'agit là d'une grave faille pour la Démocratie. Comment le Conseil Constitutionnel, qui ne connaît pas de contre-pouvoir, peut-il prendre des décisions à l'ombre de mémoires communiqués sous la table par des organisations privées ? Comment peut-il garder ces mémoires à l'abris de toute consultation publique alors qu'ils forment les décisions les plus graves de la Démocratie ; celles qui censurent des dispositions législatives adoptées par les représentants du Peuple ? "
Certes, le Conseil Constitutionnel est un organe plus politique que juridique composés de vieux politiciens sur le retour comme Dumas ou Mazeau ayant donnés toutes garanties contre l'aventurisme "populiste" à l'etablishement.
Savoir protéger le président de la République ou les intéréts en place semblent faire partie de son expertise.
Mais quand même !
Je vous avais dit que le résultat du rejet de la Constitution européenne marquait autant la défiance envers nos propres institutions qu'envers celles qui nous étaient proposées par Bruxelles.
Jusqu'au bout ces acteurs essentiels de la République auront travaillés à sa décrépitude.
Et l'inculpation du courageux journaliste ayant mis à jour l'affaire Clearstream, Denis Robert nous indique que sur ce plan, on frôle la forfaiture
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