Qui vous a autorisé à entrer ici ?
Personne, et c'est tant mieux.
J'ai un autre blogg. J'y ai des amis. J'y tiens beaucoup.
Mais celui-ci est à moi. Je viens de le retrouver, j'ai changé son nom. On commence une nouvelle histoire.
Personne à part vous, lecteur intrigué, curieux, sans gêne et donc sans préjugé, n'en connait l'adresse.
Merci d'être venu par hasard.
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Jusqu'où faut-il laisser les autres se détruire ?
Boire, fumer, rouler, pleurer, manger, draguer.
Hier soir tu n'étais pas là. J'étais blottie contre ton corps et tu ne me disais pas pourquoi ça n'était pas comme les autres soirs.
Parce que tu ne savais pas.
Je suis heureuse.
Je ne dis plus "j'ai tout pour être heureuse".
Je suis heureuse.
Et je voudrais tellement que toi aussi.
Que ce soit léger et passager.
Il me reste toujours au creux du ventre la peur, la terreur d'entendre certains mots.
J'ai cru que le moment était venu pour que tout s'achève, sans prévenir.
J'ai eu envie de vomir, de courir dans la salle de bains, de vider mon corps, encore, comme avant.
Mais ç'aurait été comme un reproche, une menace.
- Ne parle pas sinon je souffre.
Je préférais te faciliter la tâche, que ton bras ne tremble pas.
Alors je suis restée, les tripes au mixeur, à attendre que tu parles.
Et tu n'as pas parlé.
Parce que tu ne sais pas pourquoi tu pleures.
C'est tellement égoïste, d'être soulagée.
De se sentir mieux parce que ça n'est pas ma faute.
Alors que tu souffres.
Et je n'y peux rien.
C'est si égoïste, de se sentir mieux.
De se dire que ça n'était pas un remord passager avant de me quitter.
Que c'est une vraie douleur dont je ne suis pas responsable.
Et qui te torture.
Et qui me rassure.
Ta douleur inexpliquée me transperce le corps et les pensées.
Publié par SwA à 13:22:25 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (0) | Permaliens
Sur que ton, sur quel toit, avec quels maux, quel moi ? Faut-il le dire ?
The Strokes. Pour se réveiller. Comme ce lundi à Paris. Le dimanche on n'avait pas mis de réveil. J'avais quand même peu dormi, ton souffle près de mon épaule.
"C'té cool de te croiser." C'était bien davantage, naïf menteur.
"Je t'appellerai." Et j'y croyais pas, j'ai failli écrire sur mon blog. AaRON. "You said you'd call and I beg you to do so. / Easy talking in the bed I drink your lies with some corona." Maintenant je sais ce qu'est la corona. C'est pas la seule chose que j'ai expérimentée pendant ton absence.
"Un café ?" Te tenir dans mes bras. J'ai pas dit "Vous m'avez énormément manqué" parce que c'était inutile.
Si vous saviez. Comme je fais bien semblant de pas comprendre à quel point c'est irrémédiable. "On ne vit plus dans le même monde, mets toi bien ça dans la tête." Et si t'avais tort ? Je ne dis pas que tu n'es pas condamné. Je dis qu'on l'est tous. Qu'est-ce qui te fait croire que ta fin viendra avant la mienne ? Tu n'es pas dans le monde des morts, mais dans celui des mortels.
J'ai peut-être tort.
Mais quand tu dis "je ne suis plus friand de baisers", tu te mens.
Et moi je t'offrirais volontiers ma vie.
Publié par SwA à 18:20:18 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (0) | Permaliens
Il faudrait pouvoir expliquer comment.
A chaque réveil, chaque frisson, chaque regard. Chaque jour.
J'y pense.
Et jusqu'à l'asphyxie.
Goût pour l'irrationnalité ? Satisfaite, à satiété.
Combien de battements de coeur à guetter le son d'une preuve de vie ?
Mais tais-toi, tais-toi, petite égoïste.
Publié par SwA à 21:09:49 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (0) | Permaliens
T'as tout ce que tu veux.
Sauf.
C'est la faute à personne, c'est juste comme ça, cherche pas.
Sauf que.
Va savoir pourquoi, ya des addictions qu'on refuse d'abandonner.
A force de fuir la raison, on la perd.
L'impulsion : effacer les musiques, les films, les photos, les fichiers de conversations, désinstaller la boîte mail, formater le disque dur et ma carte SIM, suicider le compte Facebook et boire n'importe quoi jusqu'à vomir ma mémoire.
Après ça tout le monde croira que t'es bien malheureuse d'avoir été si heureuse à deux.
Tout ça c'est dans ma tête.
Alors j'en suis encore capable, de tout, pour cet espoir cruel ?
Interpréter le moindre signe, transformer les sourires imperceptibles en ouragan.
Tout ce que je réclame, c'est que tu restes en vie.
Si tu disparaissais, ce serait tellement trop calme, tellement trop apaisant, tellement trop simple d'aller bien.
Qu'est-ce que tu veux, j'suis pas assez bien pour un homme qui comprend la musique, qui dévore les films, les litres et la peau. J'suis juste une petite qui réclame que la vie lui jette des pierres parce qu'elle s'en veut d'avoir tout réussi. Jamais ça ne lui suffira. Jamais elle n'aura assez mal. Jamais elle ne supportera qu'on lui dise que c'est bien, qu'elle n'a pas à s'en faire, même si c'est ce qu'elle recherche chaque seconde. Nan. C'est lui qu'elle recherche chaque seconde, fantasme fantôme fantasque évanescent. A travers chaque regard, chaque bouchée, chaque métro attrapé de justesse. La justice l'obsède, c'est trop injuste de tout avoir sans échec, elle se déteste.
Et si c'est creux et que ça sonne faux, faut savoir qu'elle a jamais eu le sens du rythme mais le sang chaud, derrière sa frange noire trop courte, mais regarde le cri caché derrière.
Avoir pour seule envie de se donner, parce qu'elle a perdu ce qui n'a pas de nom, il y a un mois ou 18 ans peut-être.
Publié par SwA à 18:05:07 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (0) | Permaliens
Promettre d'être heureuse. Alors après on n'a plus le choix.
C'est con, très con.
Tout est tellement con depuis quelques semaines, futile, agaçant. Euphémisme.
Cheveux raccourcis et beaucoup de crayon noir au bord des yeux demain soir.
Tout ça devient ridicule, tu n'es pas malheureuse, tu ne l'as jamais été mais là c'est pire, parce que tu es heureuse.
Tout ça tu l'attendais, avec impatience.
Et même si tu crois te faire mal en y pensant sans cesse, tu deviens fière de ton obstination.
Sinon pourquoi tu continuerais d'attendre, attendre, attendre, alors que tu as tout fait pour le faire fuir, d'accord tu ne te l'avouais pas mais c'était la seule issue, qu'est-ce que t'attendais d'autre ?
Et tu oses te sentir soulagée, te sentir mieux après avoir étalé ton masochisme sur un fond noir. Comment peux-tu te sentir bien et même rire sans te forcer après avoir pris conscience de ta fausseté ? Tu ne t'inquiètes pas pour lui, il ne te manque pas, tu t'es emparée de l'idée de lui pour t'inventer un échec surmonté, pour pouvoir souffrir tout en gardant la force de vivre.
Et si tout ça ne servait qu'à hurler que j'ai peur, si peur que même l'amour soit futile ?
Publié par SwA à 00:41:39 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (0) | Permaliens
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