Qui vous a autorisé à entrer ici ?
Personne, et c'est tant mieux.
J'ai un autre blogg. J'y ai des amis. J'y tiens beaucoup.
Mais celui-ci est à moi. Je viens de le retrouver, j'ai changé son nom. On commence une nouvelle histoire.
Personne à part vous, lecteur intrigué, curieux, sans gêne et donc sans préjugé, n'en connait l'adresse.
Merci d'être venu par hasard.
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Être bien. Être, c'est tout. Enfin.
Fermer les yeux, mais plus pour fuir.
Ton nom sur l'écran. Les frémissements du téléphone se répercutent le long de mes membres. Quelques instants encore, savourer l'approche de ta présence. Bientôt, très bientôt, ta voix sera là. Attendre encore, savourer la fin de l'attente. Et retrouver le souffle du voleur de coeur.
Publié par SwA à 15:26:39 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (0) | Permaliens
Une fois encore. Jamais ça ne finira.
Le réveil, le froid. Sceller ses yeux, penser à autre chose.
Et la voilà qui monte, insidieuse.
Tu connais déjà la fin.
Tu la refuses, tentatives désespérées pour que ça passe.
Le jour se lève, si noir.
Faire comme si de rien n'était, quelques secondes.
Puis leur dire que ça recommence.
Lutter encore un peu, puis...
J'oublie toujours combien c'est douloureux.
C'est une histoire de tension, de perdition, de conflits internes, de flirts infimes. Intime infirmité.
Chacun sa façon. La mienne me fait peur.
Publié par SwA à 09:12:19 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (0) | Permaliens
Ils croient que c'est pas sérieux, que de toute façon l'an prochain.
Ils croient que ça me détourne du droit chemin, de l'apprentissage, de la réussite, de la rationalité.
Ils croient qu'au fond de moi je pense comme eux, et c'est pour ça que j'ai pas faim.
Ils croient même que je suis malheureuse.
Ils croient me connaître.
Putain de merde.
Ben voilà "On mange".
Si je pouvais l'expliquer.
Oh et puis avec le temps, bien des choses s'éclairent. Parfois, l'obscurantisme a du bon. Je ne suis qu'une gamine encore, et je m'en veux tellement de grandir. Apprivoiser le vertige les sensations les choix et le bonheur de ne plus avoir besoin.
Et par-dessus tout, vaincre la culpabilité qui coupe le souffle.
Publié par SwA à 20:33:07 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (0) | Permaliens
Encore un de ces blogs.
Ceux qu'ils veulent faire interdire.
Ils croient que c'est de l'incitation, ce n'est rien qu'un cri. Une langoureuse plainte, un appel à la vie.
Il y a tant de préjugés, sur tout, surtout sur toute cette douleur.
Elles se créent un nid à leur image, pour avoir enfin un peu plus chaud.
Incitation, mais lisez donc leurs maux : avez-vous jamais souffert suffisamment pour entendre leurs larmes d'impuissance ?
Elles, et ils, ne décident pas. Ces histoires de magazines sont sidérantes. Comme si Sissi lisait Voici.
Ce n'est pas un caprice.
Non seulement ils ne veulent pas mourir, mais ils ne veulent pas maigrir.
C'est dur à croire, c'est vrai. Tout prouve le contraire, en apparence. Mais ils haïssent cette putain de balance. Ils souffrent, mais en silence. C'est l'objet même de leur souffrance. Ils se taisent et se mentent.
On peut écrire des livres entiers dessus, en débattre, la combattre, dresser des listes de personnalités touchées, s'en moquer, la nier, elle est là.
L'idéal serait d'en parler, et de les aimer, ces douloureuses brindilles, malgré leur cécité.
Quant à la comprendre, le pourra-t-on jamais ?
Publié par SwA à 16:16:16 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (0) | Permaliens
Au bout d'un moment, tu sais plus ce que t'as pris.
Ya des noms qui te reviennent, tu sais plus si c'est ceux qui te servent ou ceux que tu gerbes.
Pablo, Passoa, Marie, Manzana, Jo, Soho, Olga, Vodka, 3heures du mat', 1664.
On t'a toujours dit de pas toucher à la drogue, alors t'as obéi.
Putain ce que ça peut tenter... Tu te dis que c'est juste une fois, que de toute façon les autres tu les connais pas, ou mieux, tu les connais bien, y aura pas de jugement. Tu dis tout ce que tu penses, t'as même l'impression que c'est drôle et que ça fait marrer du monde.
Mais qu'est-ce que ça fait mal au ventre, bordel...
Et puis vient l'heure des questionnements existentiels : nan mais sérieux ils m'ont frappé avec quoi quand j'étais à côté de la piscine ? et c'est qui, celui qui jetait des cailloux ? j'ai vraiment dit que la capitale de Moscou c'est St Petersbourg ?
Faut savoir qu'on est jeunes, c'est pour ça qu'on a besoin de s'amuser.
Samedi soir artificiel. Et elles en rient encore.
C'est même pas une critique, parce que je les envie. Enfin je les ai enviées. Parfois t'as la tentation de croire que c'est ça la vie. Jusqu'à ce que tu trouves mieux à faire ces soirs-là.
Non c'est pas une critique et j'ai tendance à croire qu'il faut savoir ce que "ça" fait. [L'autre peut bien dire que c'est la preuve qu'on est une génération de consommateurs prêts à tout, j'm'en balance]
Mais hier soir je voulais plus savoir. Et j'ai bien fait. Déjà parce que l'idée de le faire est suffisamment grisante, pas besoin de se rendre malade pour s'amuser.
Et puis je devais rentrer, alors qu'ils restaient, donc être raisonnable, malgré ma méfiance pour ce mot.
Alors on se pose des questions. Tu vois les autres qui rient, tu ries avec eux, mais... la différence entre un et cinq verres devient palpable. Y a son frère à côté, qui te parle tout le temps et qui t'appelle en te touchant la hanche du doigt. Au début tu penses "C'est vrai qu'il est sympa...". A 22heures tu penses " 'tain l'est un peu relou quand même" A 23heures tu vérifies discrètement si t'as pas un bleu.
Ensuite ya celle qui dérape et qui devient beaucoup trop gentille avec celui qui commence à pioncer dans un coin de canapé et qu'a plus la force de se défendre. Celle qui sort avec (...) depuis une semaine ? Oui oui, celle-là même.
Y a aussi celui qui se met à pleurer et qui fait la liste de tous les canaris que ses parents lui ont pas acheté. Ceux qui ont des problèmes plus graves qui te font halluciner.
Partie avant la fin, ce qui valait mieux.
Parfois j'ai plus tellement envie de frôler toutes les limites.
Publié par SwA à 20:34:51 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (0) | Permaliens
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