Qui vous a autorisé à entrer ici ?
Personne, et c'est tant mieux.
J'ai un autre blogg. J'y ai des amis. J'y tiens beaucoup.
Mais celui-ci est à moi. Je viens de le retrouver, j'ai changé son nom. On commence une nouvelle histoire.
Personne à part vous, lecteur intrigué, curieux, sans gêne et donc sans préjugé, n'en connait l'adresse.
Merci d'être venu par hasard.
Depuis le 08-09-2007 :
12571 visiteurs
Depuis le début du mois :
252 visiteurs
Billets :
42 billets
En fait je n'aime pas la Philo. Ou plutôt le chapitre "La Démonstration". Il faut m'expliquer pourquoi on expose un sujet purement mathématique à des esprits littéraires torturés par le souvenir des épreuves scientifiques anticipées du bac.
Pour faire simple, je me sens larguée alors que je suis en Spécialité Maths. Pensée compatissante pour mes voisins d'Espagnol et Anglais renforcé.
Et les S pendant ce temps ? Ils réfléchissent. Pour de vrai. Ils ne se demandent pas si Socrate était mortel ou si les chevaux bon marché sont chers. "La conscience peut-être être un fardeau ?" Voilà une vraie question.
Allez, j'arrête de me plaindre, c'est bientôt fini (encore heureux, on parle que de ça depuis la rentrée !).
Notre emploi du temps s'est pas mal arrangé. Comme quoi ça n'était pas inutile de prendre le temps d'aller voir chaque prof pour trouver des solutions. Tout le monde est content des changements mais personne ne sait que j'en suis à l'origine. D'ailleurs je n'ai pas été réélue déléguée. Il aurait peut-être fallu être un peu + démagogue, faire 31x4=124 bises tous les matins (quand je vous disais que je suis en SpéMaths), ou bien être + vaniteuse et crier sur les toits que c'était moi qui avait sauvé leur vendredi après-midi (mais rien qu'écrire le mot vaniteuse me donne une moue dégoûtée). A vrai dire, ça m'arrange plutôt, elles sont chiantes leurs réunions de délégués. J'imagine que je pense ça parce que je suis un peu dépitée de ne pas être réélue mais ça m'évitera quelques courbettes devant le proviseur (et j'échapperai à ses discours pathétiques de jeunisme... tiens ça me fait penser que c'est un ancien prof de philo. Ah ça il sait "manier le verbe").
Du côté des cours de dessin, c'est encore mieux que prévu. La première fois on était 4, deux mecs, L. et moi. Ah oui parce que j'ai proposé à L. de m'accompagner. Comme ça on est sûres de passer du temps ensemble toutes les semaines (c'est pas nos emplois du temps et nos week end surchargés qui nous le permettent). Que je vous explique quand même, L. c'est ma meilleure amie. Bien sûr j'ai mes potesses génialissimes dans ma classe. Mais L. c'est pas pareil, on saurait pas dire pourquoi mais on peut tout se raconter et on se comprend toujours. Enfin c'est ma meilleure amie quoi.
Les deux garçons sont super sympas. Mercredi dernier il y avait aussi une fille en Term SMS qui veut se réorienter dans le graphisme. En effet, on peut parler de réorientation. Après le premier cours, L. m'a envoyé un sms pour me demander lequel des deux je préférais. C'est bien L. ça. C'est A. qui me plait. L l'a qualifié de "complètement déjanté et très bavard". C'est pas exagéré et c'est très attirant (selon mes critères personnels).
Mais je m'égare, nous parlons ici très sérieusement de cours de dessin ayant pour vocation de me constituer un book pour une entrée éventuelle dans une école l'an prochain. Nan, en fait j'y vais juste pour dessiner. J'aurai jamais le niveau à la fin de l'année mais ça m'a fait tellement de bien de tout mettre de côté pendant 2 heures pour m'immerger dans ce rectangle vide et l'emplir de... courgettes et poireaux. Au moins je suis fixée, j'aime pas les natures mortes. Par contre A. dessine vraiment bien. Normal lui il prend des cours depuis le CM2. Il est en Term L (tiens tiens) et il veut rentrer à Estienne. Autrement dit, il copie ma vie, mes goûts et mes aspiration d'une façon que je qualifierai d'éhontée. Il y a deux jours, on a fini par abandonner nos dessins pour parler cinéma. Shining, puis L'Odyssée de l'espace puis évidemment Orange Mécanique (j'en reviens toujorus pas qu'il ait choisi précisément le seul réalisateur dont je connais plusieurs films comme sujet de conversation !) Donc ensuite on a parlé de la société imaginée par Kübrick et qui ressemble tragiquement à celle d'aujourd'hui, en gros on s'est fait une dissertation orale sur l'un de sujet que je trouve les + passionnants et complexes au monde.
Non, je ne suis pas en train de tomber amoureuse. Il m'intéresse.
D'un autre côté, il y a B. qui veut absolument que je discute avec un jeune homme de seconde qui me trouve paraît-il à son goût, argument non-négligeable. Toujours d'après B. c'est "l'homme de [m]a vie" (à part ça, B. n'est pas du genre à s'exciter pour rien -B. si tu tombes par mégarde sur ce blog, je te salue-). C'est vrai que je l'avais remarqué depuis la rentrée (en même temps qui ne l'aurait pas remarqué avec ses cheveux longs longs longs et sa démarche pressée). Certes il paraît + accessible, mais il n'a que 15 ans. On m'objectera alors qu'Aux âmes bien nées... et je répondrai en citant mon proviseur bien aimé : "Je vais réfléchir, ça me semble une proposition raisonnable, je vous tiens au courant."
Publié par SwA à 20:24:07 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (0) | Permaliens
Le temps passe encore + vite quand on ne s'amuse pas.
L'an dernier, on ne foutait rien, il faut bien le dire. Cette année, on n'arrête pas.
La réputation des Littéraire est une chimère.
Je ne dis pas que ce qu'on fait n'est pas passionnant. J'adore tous les cours, et surtout la Philo. La nouveauté. Les questions. Les remises en cause. Je savais que ça se passerait comme ça, tout le monde me l'avait dit, on ne peut plus croire en rien de façon catégorique. J'aime.
Et ça ne fait que commencer.
Par contre, à peine le temps de consulter mes mails le soir et surtout pas d'aller sur msn ou d'écrire sur mon blogg. Pas celui-là, parce que l'écriture spontanée prend moins de temps que l'élaboration d'un article précis, ici je peux partir dans tous les sens (mais quand j'y pense, même sur ce blogg je n'ai pas le temps d'écrire, là je fais juste un point de quelques minutes sur ce qui me passe par la tête). Non, mon blogg, c'est l'autre, celui que les Autres lisent, dont ils parlent entre eux ou avec moi, qu'ils citent (!) c'est mon blogg-apparence, encore que non, ça n'est pas un masque, j'y suis sincère, mais j'y accorde + d'importance alors j'essaie de dire les choses bien.
Emploi du temps pourri, début des cours 8h30, fin 18h presque tous les jours, des trous inutiles au milieu des matinées. Mais ça permettra de souffler un peu, de rire avec les potesses, je les adopte tellement !
Là dessus, inscription hier aux cours d'une école d'Art. Cours étudiants. Il y a deux profs. Ils ont l'air vraiment bons. En tout cas, j'ai envie de les connaître. Bon début. 2 heures de cours. Le rêve. Oui, oui, c'est court, trop court. Mais jusque-là, c'était rien. Ne jamais s'offrir le luxe, le plaisir de saisir un crayon. Alors deux heures par semaines... Bien sûr, ça veut dire un mercredi encore + rapide, de nouveaux voyages en train. Mais je m'en fous. Je vais pouvoir dessiner. Je serai obligée de m'autoriser à dessiner.
Comme ça n'est pas encore assez, plusieurs filles de la classe me demandent de me représenter comme déléguée. Encore une fois, ça m'apprendra à essayer de régler les problèmes dans le calme. Bon, ok, ça fait super plaisir de savoir que des gens me font confiance =)
Et puis demain, il faut que je parle au prof d'Histoire de cette histoire d'IEP. J'arrive pas à croire que j'envisage vraiment de passer un concours d'entrée en IEP. D'un côté, tous ceux que je connais et qui veulent aller à Science-Po veulent justement Science-Po, pas un IEP de province comme moi, et ils ont de moins bons résultats que moi. Oui mais on ne parle pas en termes de notes là-bas. Et puis j'ai l'impression de pas savoir faire de plan. Et c'est justement ce qui est important là-bas, savoir organiser ses idées.
Je vais galérer cette année... le temps filait l'an dernier, depuis trois jours je ne le perçois même plus. J'adore quand la vie s'emporte et tourbillonne.
Publié par SwA à 22:38:18 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (0) | Permaliens
On peut passer un très bon week-end et puis perdre toute cette bonne humeur à cause d'une petite chose sans importance.
Déjà que tout le monde a l'air d'aller mal en ce moment, entre les emplois du temps pourris, ceux qui doivent abandonner l'idée de faire du théâtre ou du dessin parce que leur emploi du temps est encore + pourri que celui des autres, ceux qui soutiennent ceux qui vont mal et que ça fait déprimer...
Et puis bien sûr il faut que B. décide d'être désagréable, sans raison apparente.
J'aimerais comprendre pourquoi on s'éloigne, pourquoi on n'arrive plus à se parler, le problème ne vient pas que de lui, moi aussi je ne peux pas m'empêcher d'être ironique, un peu sarcastique, alors que je sais qu'il déteste ça... On a été si proches parfois, peut-être même trop à certains moments, jusqu'à se faire mal.
On s'est toujours aimés, un peu, beaucoup, jusqu'à la passion. Mais jamais en même temps. C'est un peu con, non ? On aurait pu vivre pas mal de choses extraordinaires si on avait fait un peu + attention.
Pas envie de perdre mon meilleur ami. Tu te rapproches beaucoup d'elle, je ne suis pas jalouse, ça m'étonne presque, mais je ne suis pas jalouse. Je veux juste qu'on garde cette relation si particulière, deux chats qui peuvent passer des heures l'un à côté de l'autre et soudain, on sort les griffes. Mais d'habitude ça ne fait pas trop mal. Quelque chose a changé.
Il faudra qu'on en parle.
Publié par SwA à 20:23:23 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (0) | Permaliens
Je ne vous connais pas mais je vous aime bien, allez savoir pourquoi. Vous pourriez être n'importe qui, mais vous êtes un lecteur. Ou une lectrice.
Je vous aime bien. Je ne fais pas exprès, j'aime les gens. Même ceux qui ne me lisent pas, ce qui veut dire que vous avez le droit de ne pas aimer ce que je vous dis et de ne plus jamais revenir, je ne vous en voudrai pas.
Par contre, si vous prenez l'habitude + ou moins régulière de me rendre visite, vous vous apercevrez vite qu'il y a beaucoup de "je" dans mes phrases, surtout au début. Moi non plus je n'aime pas ça (eh bien bravo, peut-être que tu n'aimes pas ça mais tu viens carrément de commencer une phrase par "moi je"...). J'essaie de lutter contre ça, mais comme vous pouvez le voir, ça n'est pas encore très concluant.
Si je vous dis ça, c'est pour que vous vous disiez que je suis quelqu'un de bien et que vous ayez envie de continuer votre lecture.
Vous vous demandez ce que c'est que ce blogg, je me pose la même question. Aucune idée de ce qu'il va devenir, je l'ai créé l'an dernier par besoin d'écrire que je n'étais pas sûre de moi, que je n'étais pas celle que croyaient les gens. Ensuite j'ai compris que tout le monde est comme ça. J'ai abandonné ce blogg, qui n'était pas + spontané que le premier.
Et puis j'ai changé d'avis.
L'adresse n'est connue de personne, tandis que mon premier blogg reçoit une soixantaine de visites par jour. Ici je peux dire tout et n'importe quoi, je peux raconter ma vie sans intérêt que je trouve passionnante [c'est peut-être mieux que l'inverse remarquez]. J'espère que j'arriverai à y inscrire ce que je pense.
Publié par SwA à 20:20:19 dans Il fait un triste temps, il fait une nuit noire A ne pas mettre un aveugle dehors | Commentaires (2) | Permaliens
1|
Commentaires