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Vite fait - mal fait - Au feeling

De plus en plus vite - de plus en plus mal - de moins en moins souvent

1+2=3 | 01 septembre 2008

Non, il ne s'agit pas du premier exercice de révision des tables d'addition avant la rentrée de demain, mais bien d'un décompte pas très réjouissant. Celui du nombre de déplacés, en millions, suite aux inondations en cours ou prévues. Plus d'1 million de déplacés en Inde suite à la mousson en cours depuis le début de la semaine passée et près de 2 millions de déplacés à la Nouvelle-Orléans, à cause de l'arrivée de Gustav. Et tout ça dans une forme d'indifférence générale.

Publié par lucseznec à 17:24:36 dans lentement mais surement... | Commentaires (0) |

Change the World | 09 juillet 2008

Rien que ça. Vous trouvez ça démago? L'idée est bonne pourtant, la cause juste et le mal nécessaire. N'est ce pas?

Au delà de la méthode et du discours qui va de pair, c'est du temps dont nous disposons pour aboutir à ce résultat ultime dont je veux m'entretenir avec vous.

Sachant que les objectifs sont désormais connus, diminution drastique des rejets des gaz à effet de serre, codéveloppement, éducation, limitation de la corruption...

Il y a, à mon sens 2 types de délais totalement distincts.

D'une part, la catégorie des délais scientifiques, délais maximums avant que l'événement (réchauffement climatique) ne provoque toutes les conséquences déjà évoquées précédemment, catégorie dans laquelle on peut également classer le délai économique, au delà duquel, les éventuels conflits auront anihilé toute idée de croissance et de bénéfice, furent ils individuels et purement égoistes.

D'autre part, la catégorie des délais humains. Le délai générationnel, 30 ans, ou de vie (moyenne 80 ans) sont des délais du domaine de l'admissible, pour apporter des solutions tangibles. En effet, n'y a t-il pas au delà de ces échelles un risque fort d'accoutumance et de lassitude engendrant des positionnements quasi culturels des populations? A mon sens ce risque existe déjà dès lors qu'il y a dépassement du délai générationnel, la reproduction du modèle parental étant plus prégnant qu'on ne le croit.

Par ailleurs, comment imaginer la mise en oeuvre et le suivi d'un projet mondial à cheval sur 3 voire 4 générations d'êtres humains? La rotation nécessaire des interlocuteurs venant alors s'ajouter aux intérêts parfois contradictoires des lobbies, des états et des citoyens.

Cela signifie que nous avons entre 30 et 80 ans, pour apporter des solutions aux défis environnmentaux et humains. Pas beaucoup plus.

Publié par lucseznec à 17:35:24 dans lentement mais surement... | Commentaires (0) |

Déconnexions, | 20 juin 2008

Autant vous le dire d'emblée, je n'adhère pas aux doctrines ravageuses du "tout fout le camp", ni du "tous pourris".

Pour autant, force est de constater quà la fois le système, les personnalités, et le contexte écologique mondial ne sont pas fameux. Le rapport de force extrêmement favorable aux propriétaires et exploitants entre Pays de l'OPEP, compagnies pétrolières d'une part et états et consommateurs de l'autre est désormais monopole.

Il s'explique par une annonce invérifiable, de la raréfaction des ressources autorisant les pays exportateurs à limiter les productions. Mécaniquement le produit, plus rare se négocie plus haut. Par ailleurs, l'incapacité des gouvernements nationaux à discuter avec des compagnies devenues multinationales depuis bien longtemps est manifeste, et relayent ainsi leurs intentions protectrices au rang de gesticulations stériles.

Dans ce contexte, la stratégie du pourrissement est clairement affichée. D'accord pour les pêcheurs, ou mais pour les routiers, non pour les particuliers.

Les personnalités politiques qui gouvernent nos états et structures superétatiques, ont, pour bon nombre d'entre elles, et pour atteindre leurs niveaux de responsabilités, du faire montre d'autant d'ambition, qu'il ne me semble pas éxagéré de considérer leurs personnalités comme non adaptées au travail. La recherche du consensus et de l'intérêt général notamment s'éloignant particulièrement des préoccupations individuelles qui furent les leures jusqu'à l'accession à la fonction suprême. Résultat, un désintérêt vis à vis de la tâche, et une tendance, légère, à la peopolisation.

Enfin, un contexte écologique nouveau, et désormais admis est sensé inciter l'ensemble des consommateurs, industriels et états compris, a réduire de façon drastique l'usage des carburants fossiles. Une course aux énergies nouvelles s'est donc lancée, dans toutes les directions aujourd'hui, avec à la clé une dérégulation des cours des produits céraliers, une déforestation accrue, (la seule faute aux biocarburants), et une argumentation publiciatire bioécologique totalement fantaisiste. Les erreurs sont connues, les échecs déjà visibles.

Après ce départ en trombe, un diagnostic simple (pas une pause) s'impose sur le bien fondé, la rentabilité par zone et globalement des nouveaux procédés, et une réflexion sur les risques des carburants de substitution. Et ce afin, que le remède ne soit pas pire que le mal.

Publié par lucseznec à 15:28:00 dans lentement mais surement... | Commentaires (1) |

A dans 10 ans | 02 juin 2008

Ca y est mai, c'est fini, quel printemps pourri! On en a bouffé du mai 68. Les pour les contre, les ni l'un ni l'autre. Les pour devenu contre, les pour retés pour, mais heureux de ne pas avoir contribué à la dictature du prolétariat, et d'avoir pu monter leur cabinet d'avocat et fait fortune au passage. Une petite pensée pour les syndicats étudiants, en lutte permanente, cette année comme les autres, à l'instar des motards (toujours)en colère, et dans l'attente du grand soir, comme Gérard attend les 24 heures. La prochaine comémoration aura des allures moins sympas. Les acteurs seront moins nombreux, Cohn-Bendit sera moins vaillant, de Gaulle sera peut être souffrant, qui sait. Le gazole sera à 3 Euros 20.

Publié par lucseznec à 10:37:21 dans lentement mais surement... | Commentaires (0) |

Avantage décroissance | 06 mai 2008

Et si la conscience nous obligeait au choix de la décroissance.

Je me souviens du discours d'un maire d'une commune de proche banlieue parisienne, lequel se félicitait d'avoir, il y a désormais 10 ans, sur le territoire municipal plus de 20 grues dressées vers le ciel. Il avouait même régulièrement monter au sommet du beffroi du Théâtre, pour y vérifier les chiffres, en les espérant bien entendu toujours en hausse.

Une compétition implicite s'était donc instaurée avec les communes limitrophes, mais également au sein de sa propre ville; à l'instar d'un bon élève qui compare ses notes à celles de ses voisins de classes et qui n'envisage pas de voir sa propre moyenne fléchir...

Il y a en chacun de nous cette envie intrinsèque du plus, du mieux et du encore. Mais il y a désormais en nous, en certains d'entre nous tout du moins, cette conscience de l'environnement, cette conscience du besoin de réduire, et ce devoir quasi lutherien de s'autocensurer dans les limites du confort admissible mais également de l'amicalement correct.

Je m'explique: si , et ce quelles qu'en soient les raisons (conscience aigüe de l'environnment et/ou raisons financières), vous décidez de chauffer votre habitation à 17°C au lieu de 20 précédemment, vous faîtes alors le choix au sein du foyer de la p'tite laine pour chacun, cela vous regarde. Certes mais cette décision, ce choix, se fera également de façon comparée, avec ce que vos amis, vos voisins considèrent comme admissible quand ils viennent diner chez vous... Viendra alors l'heure du choix, quand ils pointeront leurs museaux. Augmenter le chauffage pour que tout le monde soit à l'aise en petite tenue (chouette, soirée décolletés) ou justifier après avoir loué de maginifiques cols-roulés en coton bio à vos amis du pourquoi de cet acoutrement...

Bref, faire comme si vous n'aviez pas changé, ou vous transformer en terroristes intellectuels. La bonne conscience, objectif personnel pas forcément avoué, mais recherché dans cette démarche n'empêche pas les excès en la matière, à savoir les désormais célèbres et habituels prosélytismes et négationismes, réflexes systématiques face à une vérité dérangeante.

Dérangeante pour notre confort, cette réalité environnementale l'est aussi pour notre vision de l'avenir avec des photos floues, en négatif, en tout cas différentes des tons auxquels nous étions habitués jusque lors. Certainement, mais puisqu'il faut rester foncièrement optimiste, un peu à la façon d'un analyste financier qui lorsque le cours d'une action flanche abuse de la dialectique positive de "prise de bénéfices", je dirais que la photo en négatif possède une esthétique indéniable et qu'elle peut être l'occasion de découvrir l'autre visage de l'individu.

Celui d'un individu en compétition, peut-être contrenature, pour le TOUJOURS MOINS. Encore un effort, d'un point seulement, et la décroissance sera atteinte. Et si il était là, le véritable enjeu, pas glorieux, réussir à imposer le MOINS quand la pensée dominante admise prône le PLUS pour le PLUS.

Apprendre à gérer la décroissance économique, comme on gère la désindustralisation, en Europe, depuis 40 ans. Arriver à l'admettre serait déjà pas si mal non?

Publié par lucseznec à 17:03:54 dans lentement mais surement... | Commentaires (0) |

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