Accueil | Créer un blog |

Lumière des jours

le blog de Jacques Ancet

Rechercher

Tags

   Aaron Clarke   Alain Freixe   Alejandra Pizarnik   Alidades   Alvarez Ortega   Ancet   Ancet Jacques   Antoine Emaz   Arfuyen   Bernard Mazo   Borges   Borges anthologie Ancet   Castaneda   Cernuda   Cervantès   Corti   Dobzinsky   Dunand   Eliraz   Emaz   Espagnol   Hazan   Hollan Alexandre   Hons   Hubin   Humboldt Wilhelm Von   Jacques Ancet   James Sacré   Jean Pierre Siméon   Jean de la Croix   Juan Gelman   Kiki Dimoula   Lionel Ray   Littérature   Littérature| Poésie   Lukin Liliana   López Melchor   Malherbet   Melin   Meschonnic Henri   Michel Volkovitch   Murat Jean   Noël Bernard   Pasternak   Paulina Vinderman   Picquet   Pizarnik   Poésie espagnole   Quevedo   Ray   Rimbaud   Ritsos   Sacré James   Sarduy   Sánchez Robayna   Thérèse d'Avila   Tiers Livre   Tàpies   Valente   Vargaftig   Ypsilon.éditeur   Yupanqui   argentine   baroque   bible   culture   entretien   essai   français   langue   lecture   livre d'artiste   livres d'artiste   milonga   mur   mystique   mystiques   peinture   poème   poèmes   poèmes épuisés   poésie   poésie d'amour   poésie grecque   prix   prose   publie.net   publie.papier   revue   roman   rythme   récit   siècle d'or espagnol   sonnets   tango   torture   traduction   vente en ligne   économien dette  

Glossaire

Archives

Juin

DiLuMaMeJeVeSa
      1
2345678
9101112131415
16171819202122
23242526272829
30      

<< GENÈSE d'Alvarez Ortega | Comme si de rien | Hommage à Henri Meschonnic >>

Comme si de rien | 10 juin 2012

COMME SI DE RIEN 

L'Amourier, juin 2012

 


Il y a le temps. On ne sait pas. On y est, il vous traverse. On ne sait rien. On se retourne et que voit-on ? Un chemin ? Moins, peut-être, des traces qui se perdent. Moins, encore, ce miroitement évaporé. Comme si rien n’avait jamais été. Comme si de rien. Alors, pour voir, pour savoir quand même, on trouve quelques mots. Journal, dit-on. Oui, si dans « journal », c’est « jour » qu’on veut entendre. Écrire le jour, ses odeurs, ses lueurs, ses rumeurs. Ce qui s’approche, s’éloigne. Comment parler ce pli, cet instant où tout bascule ? Ce fil où l’on attend, en équilibre ? Avec le corps devenu écoute, regard. Chaque poème est comme une fenêtre. Un petit rectangle de mots qui donne sur ce qu’on ne sait pas. Sur la lumière et sur les ombres. Sur les visages et sur les gestes. Sur les paroles, sur les cris. Sur ce tissu du monde où, parfois, quand vient le silence, on entend que quelqu’un respire.





Il ne sait plus faire plus du tout
la montagne monte flotte
le train-train la tache
qui bouge sur l’œil ne cache
ni ne révèle rien il écoute
il regarde il attend il oublie

10 juillet

*

quelque part ce qui se cherche
comme un bourdonnement de mouche
deux genoux un pied l’après-midi
redevient bleue on entend
du silence – et autre chose
une sorte de stupeur sans fin

11 juillet

*

il a posé la tasse écouté
quelque chose qu’il était seul à entendre
sur la vitre le feuillage
semblait s’être arrêté dans sa chute
comment faire disait-il
un feu brûlait dans ses mains ouvertes

12 juillet

*

il a cru pouvoir dire mais non
sur les lèvres le silence
est resté intact et le spectacle
à quelques pas toujours immobile
comme un peu d’air qui n’entre pas il a cru
supprimer la distance mais non

13 juillet


*

le retour n’est jamais le retour
les mouches toujours et les feuillages
un marteau s’obstine il s’est remis
à compter il dit  deux heures
l’instant bascule le vent s’arrête
la montagne ne se ressemble plus

14 juillet

*

et lui se ressemble-t-il
la chaleur le pied le balancier
de l’ombre comme si de rien n’était
l’éblouissement du trottoir vide
qu’il faut traverser pour retrouver
l’image le grain de temps

15 juillet

*

il écoute encore la corneille
s’égosille mais c’est autre chose
sous chaque bruit ça s’obstine
bruissement ou froissement comme d’un fleuve
d’images invisibles qui passe
ou rien ou le sommeil qui revient

16 juillet

*

il ne sait plus non une chaleur
trop bleue un cri et ses yeux
ne voient plus que du feu une poudre
grise un bruit de mobylette
trament le jour qui décline s’en va
personne pour parler ou se taire

17 juillet

...

Publié par Tecna à 16:38:28 dans Dernières parutions | Commentaires (1) |

23-06-2012  21:07  23-06-2012 21:07
un an  De  Laetitia Lisa  Sujet:  un an
Un an pour peindre à l’aide du noir de l’encre, les paysages les rencontres des couleurs, descendre dans la nuit pour y chercher la lueur, écrire le jour, les jours jusqu’alors ensevelis encore ...

Ajouter un commentaire

Nom :
Email :
Url :
Sujet :
Texte :
Code :
si vous n'arrivez pas à voir le code Cliquez ici