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La petite pomme rouge
L'automne arrivait et déjà les pommes rougissaient sur les branches du pommier. "Ce sera bientôt le moment d'être cueillies", se disaient-elles.
Une petite pomme déjà toute rouge s'impatientait et ne cessait de se répéter:
- Je crois que ce sera un beau voyage que je vais faire! J'en ai assez d'être attaché à cette branche. J'ai déjà tout vu et revu le paysage et il ne change presque jamais
Les autres pommes qui l'entouraient, plus grosses, plus sages et plus patientes lui disaient:
- Le moment viendra, cesse donc de t'agiter.
Or un matin, alors que la campagne se réveillait, il y eut de gros nuages dans le ciel. Puis un formidable coup de tonnerre. Et tout juste après un grand éclair. Le vent se mit à souffler, souffler.
Toutes les pommes s'accrochaient fort à la branche en se cachant sous les feuilles pour rester à l'abri de la pluie.
Voyant cela, de l'autre côté du verger, un petit escargot se décida à sortir se promener. La pluie, il adorait ça!!
Et le voilà parti, glissant dans l'herbe encore bien verte et tendre. C'était un vrai bonheur pour lui que tout cette eau.
Arrivé sous le pommier il décide de se reposer un instant.
Mais, au même instant un gros coup de vent souffla dans les branches du pommier et... ce qui devait arriver arriva: la petite pomme impatiente fut décrochée de l'arbre et après avoir heurté quelques branches sur son passage, elle atterrit violemment sur la coquille du pauvre petit escargot!
- Ouille! ouille! fit la pomme
- Aïe! Aïe! fit l'escargot
L'un et l'autre était bien mal en point.
Heureusement l'orage était déjà fini. Heureusement encore les enfants du village voisin arrivèrent avec leur classe pour étudier les champignons du petit bois derrière le verger. L'un d'eux, plus curieux que les autres, ou plus turbulent, s'approcha du pommier et aperçut la pomme et l'escargot.
- M'sieur! M'sieur! demanda-t-il à son instituteur. Regardez ce que j'ai trouvé!!
Puis il ramassa et la pomme et l'escagot et l'apporta dans son panier. C'était, pour lui, encore bien mieux que des champignons.
Voilà comment la pomme devint l'amie de l'escargot, sur une table au fond de la classe, bien à l'abri des intempéries.
Voilà pourquoi la tortue a une carapace
par Valérie
Autrefois, au pays des Anciens, les tortues n'avaient pas de carapace. Elles ne cessaient d'avoir rhumes, bronchites, angines et autres maladies.
Quand le roi du pays des Anciens demanda la cause de ces maladies, elles leur répondirent qu'elles étaient si lentes qu'elles n'avaient jamais le temps de courir sous un rocher quand il pleuvait ou sous un toit lorsqu'il ventait.
Le roi s'écria avec colère : "Que voulez-vous que je fasse moi, vous mettre des turbos à la place de vos pattes peut-être??"
Les tortues, blessées par les mots du roi, se contentèrent de répliquer avec douceur :
- "Nous ... voudrions ... un abri ... qui ne ... vous coûterait ... pas ... une salade".
Et c'est alors que les tortues géniales se fabriquèrent des carapaces, avec un peu d'eau, d'herbe et de terre que leur donna le roi. Cela ne lui coûta rien à lui, si ce n'est la fierté d'avoir pu aider ses sujets.
Maintenant, chaque tortue est munie d'une carapace.
Bien souvent depuis les tortues attendent la pluie avec impatience, juste pour avoir le plaisir de rentrer dans leur abri et petit à petit, pouvoir s'endormir.
Voilà pourquoi la tortue a une carapace ...
Publié par VEROJEU à 22:15:30 dans Comptines pour bambinos | Commentaires (0) | Permaliens
IL PLEUT BERGERE
Il pleut, il pleut bergère
Presse tes blancs moutons
Allons sous ma chaumière
Bergère vite allons
J'entends sous le feuillage
L'eau qui tombe à grand bruit
Voici, venir l'orage,
voici l'éclair qui luit
Entends tu le tonnerre ?
Il roule en approchant
Prends un abri bergère,
à ma droite en marchant
Je vois notre cabane
Et tiens voici venir
Ma mère et ma soeur Anne
qui vont l'étable ouvrir
Bonsoir, bonsoir ma mère
Ma soeur Anne bonsoir
J'amène ma bergère
Près de nous pour ce soir
Va te sécher, ma mie
Auprès de nos tisons
Soeur, fais lui compagnie
Entrez petits moutons
Soignons bien, oh ma mère,
Son tant joli troupeau
Donnez plus de litière
A son petit agneau
C'est fait allons près d'elle
Eh bien donc te voilà
En corset qu'elle est belle
Ma mère voyez la
Soupons, prends cette chaise
Tu seras près de moi
Ce flambeau de mélèze
Brûlera devant toi
Goûte de ce laitage
Mais tu ne manges pas ?
Tu te sens de l'orage,
Il a lassé tes pas
Eh bien voilà ta couche,
Dors-y bien jusqu'au jour,
Laisse moi sur ta bouche
Prendre un baiser d'amour
Ne rougis pas bergère,
Ma mère et moi demain,
Nous irons chez ton père
Lui demander ta main
Philippe Fabre d'Eglantine (1750-1794)
LA PLUIE SUR MON COU
La pluie sur mon cou
c'est doux c'est doux
la pluie sur mon front
c'est bon, c'est bon
la pluie sur mes doigts
c'est froid c'est froid
Publié par VEROJEU à 15:08:46 dans Comptines pour bambinos | Commentaires (0) | Permaliens
Une ronde est une chanson plus spécifiquement destinée à accompagner une farandole d'enfants. Rondes et comptines constituent une approche enfantine du langage parlé.
Les enfants tournent en ronde. La ronde change de sens. Les enfants s'acroupissent sur - you -
Dansons la capucine,
Y'a pas de pain chez nous.
Y'en a chez la voisine,
Mais ce n'est pas pour nous.
You !
Dansons la capucine,
Y'a pas de vin chez nous.
Y'en a chez la voisine,
Mais ce n'est pas pour nous.
You !Dansons la capucine,
Y'a du plaisir chez nous.
On pleure chez la voisine
On rit toujours chez nous.
You !
La feuille d'automne
Emportée par le vent,
En ronde monotone
Tombe en tourbillonnant.
Colchiques dans les prés, fleurissent, fleurissent,
Colchiques dans les prés c'est la fin de l'été.
Publié par VEROJEU à 17:43:20 dans Comptines pour bambinos | Commentaires (0) | Permaliens
Il était un petit navire
Il était un petit navire
Qui n'avait ja, ja, jamais navigué
Qui n'avait ja, ja, jamais navigué
Ohé, ohé...
Ohé, ohé Matelot
Matelot navigue sur les flots
Ohé, ohé Matelot
Matelot navigue sur les flots
Il entreprit un long voyage
Il entreprit un long voyage
Sur la mer mé, mé, Méditérannée
Sur la mer mé, mé, Méditérannée
Ohé, ohé...
Ohé, ohé Matelot
Matelot navigue sur les flots
Ohé, ohé Matelot
Matelot navigue sur les flots
Au bout de cinq à six semaines
Au bout de cinq à six semaines
Les vivres vin, vin, vinrent à manquer
Les vivres vin, vin, vinrent à manquer
Ohé, ohé...
On tira z'à la courte paille
On tira z'à la courte paille
Pour savoir qui, qui, qui serait mangé
Pour savoir qui, qui, qui serait mangé
Ohé, ohé...
Le sort tomba sur le plus jeune
Le sort tomba sur le plus jeune
Bien qu'il ne fut, fut, fut pas très épais
Bien qu'il ne fut, fut, fut pas très épais
Ohé, ohé...
On cherche alors à quelle sauce
On cherche alors à quelle sauce
Le pauvre enfant se, se, serait mangé
Le pauvre enfant se, se, serait mangé
Ohé, ohé...
L'un voulait qu'on le mit à frire
L'un voulait qu'on le mit à frire
L'autre voulait le, le fricasser
L'autre voulait le, le fricasser
Ohé, ohé...
Pendant qu'ainsi on délibère
Pendant qu'ainsi on délibère
Il monta sur, sur, sur, le grand hunier
Il monta sur, sur, sur, le grand hunier
Ohé, ohé...
Ohé, ohé Matelot
Matelot navigue sur les flots
Ohé, ohé Matelot
Matelot navigue sur les flots
Il fit au ciel une prière
Il fit au ciel une prière
Interrogeant, geant, geant l'immensité
Interrogeant, geant, geant l'immensité
Ohé, ohé...
Ohé, ohé Matelot
Matelot navigue sur les flots
Ohé, ohé Matelot
Matelot navigue sur les flots
O sainte Vierge, ô ma patronne
O sainte Vierge, ô ma patronne
Empêchez-les, les, les de me manger
Empêchez-les, les, les de me manger
Ohé, ohé...
Au même instant un grand miracle
Au même instant un grand miracle
Pour l'enfant fut, fut, fut réalisé
Pour l'enfant fut, fut, fut réalisé
Ohé, ohé...
Des p'tits poissons dans le navire
Des p'tits poissons dans le navire
Sautèrent bientôt, tôt, tôt par milliers
Sautèrent bientôt, tôt, tôt par milliers
Ohé, ohé...
On les prit on les mit à frire
On les prit on les mit à frire
Et le p'tit mousse, mousse, mousse fut sauvé
Et le p'tit mousse, mousse, mousse fut sauvé
Ohé, ohé...
Publié par VEROJEU à 22:28:10 dans Comptines pour bambinos | Commentaires (0) | Permaliens